* 15 ans : 3 semaines en Corse avec Mon Chéri ... Espoir ! La face voilée : je le sais bien, mais je fais semblant de ne rien voir !
Pour mon plus grand bonheur, Guillaume n°2 n'oublie pas mon anniversaire cette année. J'ai droit à un sms envoyé grâce au portable de sa s½ur (qui a probablement dû y penser pour lui) et me souhaitant un Bon Anniversaire, et qu'il m'appellera le lendemain, parce qu'il a eu une compétition de vélo le jour même. Sincèrement, qui compte le plus ? Le vélo ou moi ?? Et évidemment, c'est moi qui l'appelle le lendemain !
Pépine déménage dans la région d'à côté. Un jour, je reçois une lettre d'elle, et dans ma réponse, je la mets en garde sur JB. Bien sûr, elle lui en parle, et il vient me trouver en cours en me menaçant et en m'interdisant d'écrire à Pépine. Sa colère m'a fichu la trouille et les larmes aux yeux, je n'ai pas l'habitude d'être menacée, ça choque même ma prof de français. Plus jamais je ne me mêle des affaires des autres !
Etant donné qu'on a réemménagé dans la maison, il y a quelques travaux à faire, notamment dans la chambre de Maman. C'est sa déco, évidemment, c'est elle que ça regarde, mais bon, le fait est qu'elle veut mettre une sorte de jonc tissé sur son sol (ce que j'appelle personnellement « dormir sur la paille »), bref, elle porte le gros rouleau avec le type de la livraison, et elle a gagne une magnifique sciatique assortie d'un arrêt maladie de 3 semaines (passées à bronzer sur la chaise longue dans le jardin !) En fille bien élevée et serviable, je lui masse le mollet qui reste contracté en permanence et dans lequel elle ne ressent plus rien, et je vais à la pharmacie lui chercher ses médicaments. On est vendredi 13 juin, je vais donc en profiter pour faire un loto. Pour gagner du temps, j'y vais en vélo. Sauf qu'au retour, je repasse par la gare, et il est 17h, c'est l'heure de pointe, donc pour éviter les voitures je décide de prendre le trottoir. Malheureusement pour moi, je ne le prends pas suffisamment en face, ma roue frotte et je glisse. Je m'étale donc littéralement sur le trottoir, devant la foule. Trois jeunes dans une 206 vert émeraude s'arrêtent pour savoir si je vais bien : ça va très bien, je n'ai absolument pas besoin d'aide, et donc terriblement vexée je renfourche mon vélo, et file droit à la maison. J'ai gagné une magnifique cicatrice sur l'épaule droite, à vie, ce qui explique pourquoi je me souviens si bien de la date. Et en plus, je n'ai rien gagné au loto.
L'année de Seconde se termine péniblement. Le travail reste intense, et pour la première fois, ma moyenne n'atteint même pas 15 (seulement 14,9) et non contente d'être déjà devancée par Dorine, je tombe à la 3e place, ce qui ne conforte évidemment pas mon égo. L'année de Seconde est théoriquement la préférée des lycéens, car elle ne comporte pas d'examens et donne droit à presque 3 mois de vacances. Sauf dans mon lycée ! On ne quitte les cours qu'une semaine avant la fin du mois de juin, et encore, les 2 derniers jours de cours comportent des DST qui comptent pour la moyenne du premier trimestre de 1E, histoire d'être sûr qu'on va travailler jusqu'au bout.
Le dernier jour de l'année, Pépine revient voir son ancien lycée. J'ai su que JB l'avait larguée. Bizarrement, on est donc les deux seuls de la classe à ne pas avoir très envie de la revoir. Mais j'entends Pépine parler de lui, en mal, ça me fait gentiment sourire, mais pour une fois, je reste humble et je me retiens de lui coller dans la figure : je t'avais prévenue, elle doit déjà le savoir !
Et je quitte ainsi les cours, bien heureuse que cette année soit terminée et de quitter cette classe !
Surtout, que ma cousine Catou vient passer quelques jours chez moi. D'ailleurs, pour la loger, Maman m'a acheté un clic-clac pour ma chambre. Ca faisait longtemps que Catou n'était pas venue dans la région. Elle a beau avoir 2 ans de plus que moi, je m'entends bien avec elle, parce que je peux lui parler de Mon Chéri pendant qu'elle me parle du sien. Et, je lui fais même lire le livre que j'ai écrit. Elle me demande ce que lui il en a pensé du livre : que j'ai une sacrée mémoire pour me rappeler de tous ces détails, mais le plus drôle, c'est la réflexion de la s½ur de Guillaume n°2 devant sa famille « on aura bientôt un écrivain dans la famille » en parlant de moi.
En attendant de partir en vacances, je me suis lancée dans la redécoration de ma chambre. A une époque mon père collectionnait les magazines Géo, j'en retire les plus belles pages avec de somptueuses images de paysages que j'accroche sur un mur, pour obtenir un très beau patchwork. Ce travail me prend pas mal de temps, et je finis même par abandonner la rédaction de mon journal intime.
Pour les vacances d'été, on va à la montagne, évidemment, à Valmorel en Savoie. Bizarrement, quand je l'annonce à Guillaume n°2, il me dit « encore à la montagne ? » et beh, cache ta joie ! Ca à l'air de te faire plaisir que je vienne te voir ! Par contre cette fois-ci on laisse le chien chez mes grands-parents. Avant de partir, mon grand-père me recommande de bien veiller sur ma mère et de prendre soin d'elle, oui et ben la dernière fois que j'ai suivis ce conseil, ça m'a coûté une épaule ! Et il m'offre un couteau suisse, très beau et très classe parce qu'il est noir. C'est parce que je vais partir en raid, c'est pour ça qu'il me fait ce cadeau. Ca me touche beaucoup, parce qu'il ne me fait pas souvent de cadeau, estimant comme à son habitude que je suis beaucoup trop gâtée.
Valmorel est une petite station de ski près de la Vallée de la Maurienne. Je ne lui trouve pas autant de charme que le Praz-de-Lys. Et pis, je n'ai pas le loisir de promener mon chien dans les immenses pâturages. Et la Savoie est moins verte que la Haute-Savoie. En dehors de ça, je retourne évidemment à Annecy voir Mon Chéri. Ma mère m'a dit que si je voulais, il pouvait venir « dormir » à Valmorel. Il n'a toujours pas répondu à la proposition. Disons que pour prendre des décisions qui nous concernent c'est toujours un peu long. Mais c'est Mon Chéri, toujours fidèle à lui-même, qui vint me chercher en vélo, qui me balade dans Annecy. Bien sûr, on va chez lui, sa chambres est toujours le même capharnaüm, et le seul endroit, où il y a de la place, c'est sur son lit. En fait, on passe l'après-midi dans les bras l'un de l'autre, sur son lit, comme en Tunisie, mais sans aller plus loin, la porte de sa chambre ne fermant pas à clé et sa s½ur étant dans la maison !
La fois suivante, je lui ai réservé une petite surprise. Je lui annonce simplement qu'on va à la plage (au lac) et que j'ai quelqu'un à lui présenter. Il a l'air surpris, ce qui est normal parce que théoriquement je ne connais personne à part lui à Annecy, n'étant pas de la région. Mais il ne pose pas de question, depuis le temps qu'il me connaît il sait que je suis inépuisable quand il s'agit de monter des plans. La personne que je veux lui présenter c'est Zazou. Il est en vacances à La Clusaz, juste à côté. Il m'a prévenu qu'il allait à la plage aussi aujourd'hui, donc autant en profiter. En fait, c'est toute la petite famille de Zazou qui est là, ce qui inclut donc Richard, et c'est assez étrange d'avoir « un ex » face à son copain. Par contre, grosse maligne que je suis, je n'ai pas pensé que j'aurai dû venir en maillot de bain directement au lieu de devoir me changer sous ma serviette et d'être victime d'un coup de vent, mais passons sur ce détail. Evidemment, le soir, avant de partir, je prends discrètement Zazou à part et je lui demande ce qu'il a pensé de Guillaume n°2. Je sais que je peux compter sur sa sincérité et sa franchise : « Il est plus jeune que toi, non ? » Non, il est même plus vieux. « Et ben, il a l'air trop jeune pour toi », comprenez pas assez mûr. Peut-être, mais je l'aime, alors qu'importe !
Pendant que je suis en vacances, mon grand-père tombe malade. Evidemment, pour savoir ce qu'il a, il faut presque forcer ma grand-mère à l'envoyer voir un médecin, leur médecin de famille étant décédé récemment, ils attendent que le médecin du village rentre de vacances. Finalement, un jour ma grand-mère finit par nous avouer qu'il est « à la grande maison », un bel euphémisme pour dire « à l'hôpital ». Je m'entends encore en rire avec Guillaume n°2 alors qu'on allait faire une balade en forêt un jour de pluie. Le grand-père de Guillaume n°2 avait pas mal de champs qu'il a revendu avec l'expansion de la ville d'Annecy, mais il lui reste encore une partie de la forêt avec une grotte que Guillaume n°2 tient absolument à me montrer mais à laquelle on ne peut pas accéder. Et au milieu d'un chemin, Mon Chéri stop net devant, et me dit de faire demi-tour rapidement. Pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Il y avait une vipère ! Je le prends dans mes bras un peu plus loin, depuis que je le connais, il a beaucoup grandi et il est donc beaucoup plus grand que moi maintenant. Il lui a fallu lâcher son vélo pour me tenir dans ses bras, ce qui semble le déranger, car maintenant des fourmis sont en train de s'attaquer à son vélo ! Ce vélo ... De toute façon avec les coups de soleil que j'ai pris à la plage l'autre jour, il vaut mieux ne pas me toucher. L'eau du lac a beau être gelée, elle n'empêche pas de cuir !
Je suis de retour chez moi pour quelques jours. Mon grand-père refuse qu'on aille le voir à l'hôpital, et ben qu'il continue à faire sa tête de cochon. Tout ce que je sais c'est qu'il a un ½dème à l'abdomen, et qu'on lui a pompé un litre d'eau. Ceci n'a donc pas beaucoup de sens pour moi, et j'ai la tête ailleurs dans la préparation de mon sac de raid.
On est le 5 août, et je pars faire le Raid Corse, pour 3 semaines, avec Mon Chéri, et comme pour la Tunisie, je ne sais pas où je vais le retrouver. Cette année encore, ils ont décidé d'innover pour les colos, et nous voici tous rassemblés à Piscop, dans un de leurs centres de vacances, sur la pelouse, à moitié grillée par la chaleur. J'arrive à trouver sans trop de difficultés mon équipe d'animation. Mon directeur, Julien est un ancien GO du Club Med. Je vais découvrir par la suite que c'est le meilleur directeur de colo que j'ai jamais eu (vous l'avez vu dans « Incroyable Talent » en 2006 sur M6, et dans un pub pour pagesjaunes.fr en 2007) Très simplement, je viens me présenter, et dans le but de mieux me connaître, l'animatrice, Manu, lit ma fiche d'inscription. Elle s'arrête à la rubrique « l'enfant souhaite séjourner avec » et me demande qui est Guillaume. Qu'est-ce que je réponds ? La vérité bien sûr, ça ne sert à rien de lui mentir, ils s'en rendront bien compote tôt ou tard. « C'est mon copain ». Elle me lance surprise « et ça fait longtemps que tu le connais ? » Ben oui, pratiquement un an et demi. Ca la laisse perplexe alors elle cherche la fiche de Guillaume n°2, évidemment, mon nom est également inscrit dessus, ça lui paraît logique, ce qui la frappe par contre, c'est qu'on n'habite pas du tout au même endroit. Ca l'épate. « Ca fait longtemps que vous ne vous êtes pas vu alors ? » Ben, en fait, ça ne fait que 5 jours ! Et me voilà obligée de raconter mon histoire, c'est bon, on nous a grillé. Et quand Julien (le dirlo) revient, elle lui annonce fièrement « et ben, on a déjà un couple dans la colo ». Julien n'en revient pas, dès la 1e matinée, c'est rare ! Puis on part pour l'aéroport d'Orly. Là-bas, je retrouve Marion C., qui était avec moi au Val d'Aran. Elle me demande si je connais déjà des gens dans la colo, oui, Guillaume n°2. « Ah et tu vas ressortir avec ? » non, je sors toujours avec. Après une bonne heure d'avion, nous voici à Bastia, jusqu'ici on avait bénéficié de la climatisation, donc, ça allait, mais à peine sorti, nous voici accablés par la chaleur. On prend un autocar pour rejoindre notre camping à Propriano. Pendant le trajet, j'ai ma mère au téléphone, qui s'étonne que je n'ai toujours pas retrouvé Mon Chéri. En fait, si j'ai bien compris, le groupe est divisé en 3, ceux qui ont pris le 1e avion direct depuis Paris comme moi, ce qui font un Paris-Marseille-Bastia, et ceux qui habitent le Sud de la France et donc qui prennent le bateau à Marseille, comme Guillaume n°2, et qui arrivent le lendemain. Au passage, ma mère me donne des nouvelles de mon grand-père. Ca ne va pas fort, il souffre de la chaleur, et d'après les médecins, il aurait un cancer du pancréas. Bon, d'accord, je ne sais pas vraiment, si c'est grave ou non, et je demande à l'animateur qui est devant moi, Sylvain, si on guéri d'un cancer du pancréas, je lui pose la question sur le ton de la plaisanterie, pour ne pas rendre les choses trop grave. Apparemment, il ne sait pas trop. De toute façon, mon problème pour le moment, c'est de retrouver Guillaume n°2. On passe la soirée à monter les tentes, et à explorer le camping. On a commandé des pizzas pour le diner, sauf qu'elles mettent un temps fou à arriver, et en plus, il nous manque des tentes. Au final, je suis crevée, et je m'endors, toute seule dans ma tente. Le lendemain matin, Guillaume n°2 arrive pendant que je suis partie prendre ma douche, ce qui prend beaucoup de temps. Quand je reviens au camp, ils sont tous assis pour la réunion d'info, c'est un peu moi qu'on attend et pur me faire payer mon attente, Julien me balance un grand seau d'eau froide dans le dos ! Ca rafraichit, c'est bien, mais je m'étais déjà douchée ! Je vais m'asseoir là où il reste de la place, près de Mon Chéri. C'est colo est organisée comme le jeu de Koh-Lantha, sauf que dans le cas présent, il s'agit de Corse-Lantha. Et le hasard a bien fait les choses car Mon Chéri et moi sommes dans la même équipe. Après le réunion, je peux me retrouver avec Mon Chéri, et je lui dis « tu vas peut-être m'embrasser maintenant qu'il n'y a plus personne ? »
La colo se met en place petit à petit. Je galère franchement pour tout ce qui concerne la cuisine, mais le plus drôle, c'est les courses. On a envoyé un gars qui s'appelle Florian, peser les tomates. 60¤ pour 40 tomates ! Il a pesé la cagette en bois avec ! Et en plus, il s'est perdu dans le supermarché. Au final, je suis la seule qui dors dans une tente, les autres préfèrent dormir à la belle étoile, mais bon, si c'est pour se retrouver avec plein de fourmis collées sur la figure le matin et se faire bouffer par les moustiques, c'est pas la peine. Le sable de la plage est brulant, on peu à peine poser les pieds dessus, donc, on file directement dans l'eau, à 25°C, le pied. Pour l'instant, Mon Chéri est très gentil avec moi, on arrive même à trouver un moment pour se balader seuls tous les deux. Et on fait plein d'activités géniales, dont du catamaran, une sortie en zodiac (on s'est tous abordés les uns les autres, et au passage il y en a qui a perdu sa boite de capotes dans un des bateaux), et le mieux du mieux, c'est le baptême de plongée. A vrai dire c'est assez spécial de ne respirer que par la bouche, après elle est toute sèche, mais le spectacle est vraiment magnifique. Le lendemain, je suis réveillée vers 7h, j'attends près de Mon Chéri qu'il se réveille. Et là j'entends mon portable sonner dans ma tente. Mince, ça va réveiller toute la colo. Je fonce donc décrocher, c'est ma mère. Elle a une voix étrange, et c'est bizarre qu'elle m'appelle si tôt. Alors, je fais comme si tout allait bien, je lui annonce que j'ai fait de la plongée. Mais ça ne change pas le ton de sa voix, et là elle m'annonce que mon grand-père est mort, il y a deux jours, à cause de la chaleur, mais qu'elle n'a pas réussi à me joindre avant. Je ressors de ma tente, en larmes, et je me dirige vers Guillaume n°2, que le bruit a réveillé. Je reste dans ses bras, pendant que ma mère m'explique ce qui s'est passé, et puis je m'éloigne parce que je n'arrive pas à mettre les choses au clair dans ma tête. J'ai besoin de parler à quelqu'un qui puisse me comprendre, et bizarrement, Guillaume n°2 ne peut pas m'aider. C'est ma grand-mère qui m'appelle, elle une voix très calme, que je ne lui connais pas, et qui me fait peur. Elle me dit que mon grand-père a été un homme bien, et d'autres choses comme ça. En fait, je ne sais pas trop quoi pensé, je sais seulement que je pleure, parce qu'il vient de mourir, mais au fond de moi, je ne sais pas, je ne l'ai jamais beaucoup aimé, je l'ai toujours craint, trouvé trop sévère, je ne pensais même pas pleurer pour sa mort, je ne m'inquiétais même pas de sa maladie. Les animateurs aussi sont réveillés maintenant, ils essayent de me réconfortés, et ils me parlent de leurs propres histoires, le genre de choses que je ne veux même pas entendre, alors je préfère restée seule. J'appelle ma cousine, parce qu'elle est la plus proche de moi dans ma famille. Elle n'est pas bouleversé, à vrai dire, mon grand-père ne comptait pas plus que ça pour elle, c'était juste Grand-Papa. Elle me remonte un peu le moral. J'essaye d'aller déjeuner, mais en fait, il ne reste plus rien. Il faut que je m'occupe pour éviter de trop y penser, alors je décide d'aller faire ma lessive, avec Guillaume n°2. Malgré moi, je lui parle de mon grand-père, mais ça l'agace, il préfèrerait que je me taise. Au fond, je ne peux pas lui en vouloir, il ne sait pas ce que c'est, donc, il ne sait pas comment réagir. Il préfère éviter le problème. Dans un sens, je lui en veux quand même parce que j'ai besoin d'en parler. C'est ma tante qui m'appelle, pour savoir comment je vais. Ben plutôt bien en fait, et j'arrive pratiquement à la faire rire en lui disant que je suis en train de faire ma lessive dans un camping en Corse. Au fond, je réagis mieux que je ne l'aurais pensé. La journée passe bizarrement, et le soir, on sort en ville. Sur le chemin, je discute avec Saïl (Sylvain, mon mono), de mon grand-père bien sûr, mais aussi, de ceux qui sont partis avant lui, de ma vie, et de Guillaume n°2. Plus je lui parle de Mon Chéri, plus je me rends compte que Saïl a raison, Guillaume n°2 ne correspondra pas à mes attentes, avant plusieurs années, on n'a pas la même maturité, même Saïl me trouve très mûre pour une relation de ce genre, car même lui n'en serait pas capable et pourtant il a 10 ans de plus que moi. J'aime bien Saïl, il est gentil, et compréhensif. Finalement, la soirée en ville, je la passe avec le groupe de Marion C., dans lequel se trouve Brian. De mon point de vue, Brian, c'est le plus beau gars de la colo (ce que je ne devrais évidemment pas penser puisque j'ai déjà Mon Chéri). Tout le monde ou presque dans la colo trouve que Guillaume n°2 et moi formons un drôle de couple assez mal assorti. Et donc, pour essayer de rendre Guillaume n°2 jaloux, Brian me propose de me porter sur son dos. Pourquoi pas, et le regard que Guillaume n°2 me lance en dit long, non ça ne lui plaît pas. Cette colo a quelque chose de formidable, le matin même je perdais mon grand-père, et le soir, je m'amuse avec Brian !