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Autobiographie <=> Vers la stabilité

Autobiographie <=>  Vers la stabilité
On met les choses à plats, les choses rentrent dans l'ordre progressivement, la situation cesse de changer sans arrêt et se stabilise !

16 ans : D'une époque formidable à une époque stable ...

Mon anniversaire. Date i
mportante dans l'année, que les gens que je connais ne devraient pas oublier. Et pourtant !
L
e premier à me souhaiter un bon anniversaire cet année, c'est Guillaume n°2 ! Bien sûr, c'est quand il a le statut d'ex, qu'il se met à être à l'heure pour la St Valentin et mon anniversaire ! En même temps, Clotilde étant née la veille de mon anniversaire, disons, qu'il s'est acquitté de ses devoirs dans la foulée !
Ce qui me déçoit par con
tre, c'est le fait que la seule personne qui ait oublié d'y penser, n'est ni un membre de ma famille, ni un ami, ni un ex, mais mon copain actuel : Alexis, que j'ai au téléphone quelques jours après, et auquel je glisse dans la conversation « ma mère offert un mp3 pour mon anniversaire ». Silence au bout du fil ! « Oh le blaireau ! Je suis un vrai blaireau, Pauline, je suis vraiment désolé, je suis un vrai blaireau ! » Charmante bête à poil, qui va s'excuser et se transformer en animal en me répétant au moins une dizaine de fois qu'il est un blaireau avant de me laisser le pardonner ! Pas de chance avec les mecs pour mon anniv' !
En cours, le boulot
s'intensifie, car non seulement, les épreuves anticipées du bac approchent, mais en plus, dans la même semaine, Céline et moi passons l'oral de notre TPE sur « la France première destination touristique mondiale » (auquel on décroche quand même un 19), mais je passe aussi mon diplôme d'espagnol, le DELE, entourée d'élèves qui ont presque tous dépassé la vingtaine !
Mais l
e travail ne m'a encore jamais empêchée d'être amoureuse, jusqu'ici, et donc Alexis vient me voir chez moi, pour le lundi de Pentecôte. C'est la première fois qu'un de mes copains vient à la maison. Ca n'a pas été un problème pour avoir l'accord de ma mère, qui le trouve génial (il a une voix d'homme très mâle !), mais plutôt du côté de ses parents, qui ont eu dû mal à accepter qu'il vienne. C'est l'une des plus belles journées que j'ai connue jusque là. Un temps magnifique, on se balade en ville, dans ma ville, et ma mère nous laisse même la maison, tranquilles pour tout l'après-midi. C'était sans compter la panne ! Bon, il a 14 ans, ça peut arriver, une bonne demi-heure pour démarrer, ce n'est pas grave, c'est le résultat qui compte ! Au final, je crois qu'à ce moment là, il ne peut pas y avoir plus heureuse que moi sur Terre !
Jui
n, mois du bac. Pour l'avant denier jour de cours, je fais quelque chose de totalement inédit : j'arrive au lycée, pas maquillée, pas coiffée, limite en pyjama ! Un exploit, c'est beau une fois, et ça ne se renouvelle pas !
Evidemment, je passe mes é
preuves du bac à l'écrit en français (15/20), en SVT (13/20), sachant qu'on ne pouvait pas avoir plus de 15, vue que la prof ne nous a pas fait étudier la partie sur laquelle portait la 4e partie. Et puis l'oral de français, dont j'ai révisé vaguement les notes illisibles, prises pendant les cours de français hyper chiant, la veille de mon oral, dans la cours du lycée. Et sur quoi je tombe ? «Candide », de Voltaire, chapitre 1 ! Ce putain de bouquin que j'ai étudié en quatrième, en seconde et en première, sur lequel je suis tombée à l'oral blanc, il m'aura gonflé jusqu'au bout avec sa grosse Cunégonde et son « cultivons notre jardin » ! En fin ça me vaut quand même un 14 /20 !
Pe
u avant d'aller assister aux « Nuits de Feu » de Chantilly (feu d'artifice international), je me dispute avec Julien. Enfin, je ne comprends pas trop pourquoi, il me dit qu'il ne veut plus me voir, parce que ça lui fait trop mal de savoir que je sors avec quelqu'un d'autre puisque lui, il m'aime ! Et qu'est-ce que j'y peux moi ?
A la fin du m
ois, je vais à Paris, chez Alexis. Son anniversaire étant quelques jours après, je lui offre une de ses lampes à bulles colorées, qui montent et qui descendent. Il a l'air plutôt content. Au lieu de rester tranquillement chez lui, il veut me présenter ces amis parisiens. Bon d'accord, pourquoi pas ! A vrai dire, l'ambiance n'est pas exactement celle que j'espère, dans la mesure, où quelques jours plus tôt on a eu une discussion sur l'avenir plus ou moins incertain de notre relation. Et à la fin de la journée, alors qu'on se rend chez une de ses amies, pour aller faire un pique-nique aux buttes Chaumont, il m'annonce dans le métro, que « depuis le début notre amour n'a fait que grandir, grandir, et là, il stagne, et donc je préfère qu'on arrête maintenant, avant que ça redescende et qu'on en garde pas un beau souvenir » ! Très beau schéma graphique, je ne sais pas trop dans quel bouquin de maths de 3e il a trouvé cette formule d'excuse, mais le résultat est que je pleure dans le métro parisien ! Bonjour la honte ! Et bonjour la honte, quand je débarque chez son amie, les larmes aux yeux « Bonjour, où est la salle de bain ? » Allô, Maman, bobo ! Et voilà, je viens de me faire larguée lamentablement, au bout de deux mois ! Evidemment après ça, je n'ai pas trop le moral pour la soirée, et je regrette toujours de ne pas avoir pris le premier train pour rentrer chez moi. Au lieu de demander à Alexis de dormir près de moi, et de pleurer dans ses bras. Un au revoir rapide le lendemain sur le quai de la gare, et me revoilà chez moi, célibataire ! Et pour couronner le tout, je rate l'épreuve du code de la route ! Juillet commence mal !
Enfin, je me réconcilie avec Julien.
J'envoie une lettre, apparemment pas très gentille à Alexis, au vue du fait qu'à la réception il me demande d'effacer ses coordonnées et de ne plus jamais lui adresser la parole. J'envoie une autre lettre à Guillaume n°3, pour lui raconter mon infidélité, ce à quoi il m'enverra un message pour me dire que je suis vraiment une salope !
Bon, voilà, je crois que j'ai fait le
vide, on peut aller de l'avant maintenant ? Pas encore ...
Gu
illaume n°2 ! Je suis restée en bon terme avec lui, et alors que je suis en vacances en Camargue, avec ma mère et ma s½ur, pour visiter la Provence (les arènes de Nîmes, le théâtre d'Orange, le pont du Gard) et pour voir mon cousin à Arles, on s'échange pas mal de messages. Jusqu'au moment où il me dit « que ce n'est pas normal, ça aurait dû être moi sa première fois ! » Oui, c'est vrai, c'est ce que je voulais, c'est aussi ce que je voulais entendre, mais c'est un peu tard maintenant. Mais que Guillaume n°2 le reconnaisse lui-même, c'est comme ci je me trouvais apaisée. Et lorsque je pars en vacances à Chamonix juste après, j'en profite pour aller à Annecy. Au moment du décès de son père, je lui avais promis que j'irai déposer des fleurs sur la tombe de son père (que j'ai cherchée tout un après-midi, arpentant les allées du cimetière en plein soleil). Et je me suis retrouvée devant la tombe, l'air con, avec ma plante, en me demandant ce que je faisais là, et en réalisant que c'était complètement ridicule ! Après ça, je retrouve Guillaume n°2, que je n'ai pas vu depuis un an. Il m'emmène faire un tour sur son scooter. Je suis plus ou moins rassurée lorsque je me demande s'il n'essaye pas de se débarrasser de moi, en voulant me tuer en scooter ! Et à la réflexion, si je dois mourir maintenant, si c'est auprès de lui, ça ne me dérange pas. Et il me rend mes lettres comme je lui ai demandé. Ces lettres dans lesquelles j'ai couché tout mon amour, c'est mots que je ne voudrais pas qu'il reprenne pour une autre ! C'est une sorte de symbolique, comme si je reprenais mon amour.

En août, je pars en raid en I
talie, avec Vinc' (de Châtel, et de mon lycée). J'y retrouve Marion C. (du Val d'Aran et de Corse), ainsi que Thibault, un chti à qui j'avais promis de donner un de mes strings en Corse. On part en car de Paris, jusqu'à Seyssinet (près de Grenoble), puis pour le Lac de Garde. Dans la colo, il y a une chti, Perrine, avec qui je délire pas mal, et on nous surnomme les folles. Dans la colo, il y a un mec de 17 ans, vraiment craquant, grand brun aux yeux marron, avec un sourire extra, qui me plait franchement. Au moment où on lève le camp pour aller à Venise, une des animatrice entre dans le bus en disant « Guillaume tu as oublié ton sac de couchage ». Tiens, il y a un Guillaume dans cette colo ? Et donc, curieuse, je regarde de qui il s'agit : du mec que je trouve mignon ! Bien sûr ! Et la première pensée qui me vient, c'est que personne ne va me croire ! Je ne pas sortir avec un 4e Guillaume quand même ? Et bien si ! Durant le trajet pour Venise, je tente un rapprochement dans le bus. Etant intimidée, je lui parle de tout et de rien, et bizarrement de ma famille (on est d'accord, il y a carrément mieux pour draguer !). Et c'est parce qu'il a remarqué que d'une certaine manière je me confiais à lui, qu'il a compris que je m'intéressais à lui (whouaa, bah, si ça marche comme technique de drague). Et finalement, le soir même, à peine arrivée à Venise, je me retrouve au fond du bus, avec Guillaume n°4, soit disant pour regarder « Sexe Intention », à l'embrasser ! Et là je me suis dit, que j'avais trouvé un homme un vrai. Chouette soirée, je n'ai rien vu du film, on a pété un rideau du bus, mais j'étais très heureuse. Tout ça suivi d'une longue balade dans le camping, puis allongés par terre dans l'herbe, à discuter. Jusqu'à ce que j'apprenne que contrairement à ce que je pensais, il ne l'a jamais fait, (décidemment j'ai vraiment un très mauvaise jugement en ce qui concerne le sexe opposé) et que je me retrouve honteuse de l'avoir déjà fait. S'en est suivi une crise de spasmophilie, au retour dans ma tente, Marion C. obligée d'aller chercher les monos parce que mes membres s'engourdissaient, et voilà comment on fini à 1h du matin à marcher pieds nus dans un camping, pour détendre ses muscles, en écoutant l'animateur te raconter qu'il s'est fait viré d'une colo pour avoir couché avec une fille ! Je ne suis pas stupide, c'est un avertissement !
Bref, après, une courte nuit, j
'ai une vision plutôt trouble le lendemain, et un Guillaume n°4 plutôt inquiet au réveil ! Mais qu'importe, je suis à Venise, on est le 9 août, c'est la Saint-Amour (vous vérifierez dans le calendrier) et je suis amoureuse, que demander de plus ? Je l'ai fait exprès ? Non, mais parfois, le destin apprécie certains coups de pouce !
En tout cas
, il se passe quelque chose de magique à Venise, dans la ville même. C'est vraiment, comme sur les cartes postales de la ville des amoureux, les odeurs, les japonais et les pigeons en plus ! On évite la balade en gondole à 80¤ par personne, mais rien n'empêche la balade en amoureux, les longs baisers, et cette impression de flotter, comme dans un rêve ! Une sensation de bien-être, de béatitude, de perfection totale, comme si je planais dans le bonheur ! Si ça ce n'est pas une révélation, ni de l'amour ! Jusqu'au rafraîchissement, pris à la terrasse d'un café, musique à l'italienne, vue sur le Palais des doges ! Qui a coûté 20¤ à mon pauvre Guillaume n°4, le restant de son argent de poche pour la fin du séjour !
Sinon le séjour pend une drôl
e de tournure. Notre directrice déjà visiblement inculte, est aussi incompétente, en nous laissant 4¤ chacun pour dîner ! Sans parler des moustiques qui me bouffent une soixantaine de fois en deux jours, me couvrant de boutons violets, voir bleus (et non Guillaume n°4 ne m'a pas fait de suçons). Peu à peu je m'éloigne du groupe formé par Marion C., Perrine, Thibault et d'autres, pour me rapprocher de Guillaume n°4. Les autres râlent un peu de nous voir nous embrasser sens arrêt, Perrine est triste que je ne fasse plus la folle avec elle. Mais ce que j'essaye surtout, c'est d'empêcher Guillaume n°4 d'arrêter de fumer, il est d'accord pour faire ça, par amour pour moi, mais ce n'est pas facile. On arrive à Ancône, près de la Mer Adriatique. L'eau est délicieuse, transparente, un vrai bonheur, à partager en amoureux. Ou encore sous la pluie en maillot de mains, pendant un orage, heureux comme des poissons dans l'eau. A Naples, la directrice est de plus en plus nulle, 1h pour visiter Pompéi ! Je pique un scandale, on rallonge la visite et on voit le lupanare, le bordel de Pompéi avec ses peintures érotiques ! Ca valait le coup d'½il, non ? J'aime bien jouer les guides ! Puis ascension du Vésuve (épuisant), et en haut, sur un poteau j'inscris « Guillaume + Pauline ». Comme dans chaque raid, il fait faire la cuisine, et à Naples, c'est mon tout, avec Vincent. Ce que j'apprécie chez lui, c'est qu'il reste toujours égal à lui-même. Le jeu consiste pour le moment à le traquer pour avoir une photo compromettante de lui à afficher dans sa classe ! Et donc, pour se venger d'avoir été pris sur le coup en train de redresser des sardines, je me vois contrainte de manger un plat entier de concombre ! Merci Vinc' ! A Rome, les choses se détériorent avec Guillaume n°4. A propos de Guillaume n°2. Il ne comprend pas pourquoi je garde contact avec lui, je lui dis qu'il ne peut pas comprendre, et Guillaume n°4 comprend que ça veut dire que je suis toujours amoureuse de Guillaume n°2. Excédée que le même problème revienne sans arrêt, je l'envoie balader ! Mal en point, je finis par appeler Julien, qui est en vacances en Normandie, je ne lui parle pas de Guillaume n°4, mais d'entendre une voix amie ça me réconforte. Et ma colère passe sur la dirlo, contre laquelle Vinc' et moi râle lorsqu'elle refuse qu'on aille au Vatican ! Et qu'on oblige presque à nous emmener au Colisée (le truc rond ? grrr). Arrivée à Florence, je ne suis plus avec Guillaume n°4. Ambiance tendue, un des colons fini à l'hôpital puis est rapatrié pour ... une angine ! Visite de ma ville, puis soirée dansante, au cours de laquelle je suis profondément jalouse de voir Guillaume n°4 danser avec une autre. Alors, je me lance dans des excuses pour le récupérer, il accepte malgré le mal que je lui ai fait, tout en me disant que je suis une fille très superficielle et donc qu'il va falloir que je change. J'accepte de changer et d'évoluer.
Et à Pise,
nous voilà réconcilier et à nouveau amoureux, au pied de la tour penchée. Réflexion de la directrice « au nom les amoureux se sont remis ensemble », c'est vrai qu'on agace tout le monde à s'embrasser sans arrêt ! Le séjour en Italie se termine en Ligurie (la Côte d'Azur italienne). On passe une journée dans un parc aquatique. J'ai attrapé une angine, j'ai tellement mal à la gorge que je ne peux plus parler. Et un soir, au camping, on part s'isoler dans les douches. Je me souviens que le sol était froid, donc on a fait ça rapidement. Ni vu ni connu !
A Seys
sinet le groupe se sépare. Guillaume n°4 habite à Montpellier, soit à plus de 900 kms de chez moi (oui je sais, je n'aurais pas pu trouver plus loin ?), donc il ne remonte pas sur Paris avec moi. On passe notre dernière nuit ensemble. Je me souviens, de la vue sur Grenoble à travers la fenêtre d'une chambre vide. La ville illuminée, avec l'ombre des montagnes en arrière-plan, et la Lune qui brille parmi quelques étoiles, dans un ciel parfaitement clair ! Certains moments sont magiques !
L
e départ est rapide pour éviter trop de larmes. Et retour chez moi. Expliquer à ma mère, à Céline et à Julien que je sors encore avec un nouveau Guillaume, et qu'il s'agit encore d'une histoire à longue distance ! Non ma mère ne m'emmènera pas à Montpellier, mais elle veut bien qu'il vienne passer une semaine à la maison aux prochaines vacances.
Peu
de temps avant la rentrée, la famille de Guillaume n°4 s'agrandie. En fait, plus ça va, plus j'ai des copains avec une grande famille. Chez Guillaume n°2 ils étaient 2, Guillaume n°3 ils étaient 3, comme chez Alexis, et chez Guillaume n°4, ils sont 4, et là, vient de naître sa 2e petite s½ur, Clémence, comme la mienne !
Et Guillaume n°4 a
enfin arrêté de fumer ! En contrepartie, il me demande d'abandonner le blog dont je m'occupe depuis 2 mois, qui fait trop superficielle, et de rompre le contact avec Guillaume n°2, ce que je fais, en pensant, que c'est pour mon bien, et mieux comme ça !

# Posté le samedi 26 mars 2005 12:29

Modifié le lundi 30 juillet 2007 11:35

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