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L'Aventurière

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Ce blog m'est consacré, à moi, ma vie, ce que j'aime et ce qui me déplait. C'est un site assez personnel, un peu comme un livre ouvert sur ce que je suis.

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Autobiographie <=> La fin de mon enfance : Adieu Papa

Autobiographie <=> La fin de mon enfance : Adieu Papa
L'année de mes 9 ans a été marquée par le décès de mon père, qui mit fin à mon enfance.

* 9 ans : le décès de mon père ...

Je ne me ra
ppelle pas beaucoup des évènements qui ont suivi le décès de Papi, ils ne m'ont pas marqué tant que ça. Je n'ai pas assisté à son enterrement, parce qu'on a estimé que j'étais trop petite, et il s'est fait selon la tradition musulmane. Le corps de Papi a ensuite été renvoyé en Algérie, afin qu'il soit enterré avec les autres membres de sa famille. La disparition de Papi n'a pas laissé un trop grand vide dans ma vie, car je ne l'ai pas beaucoup connu, ce que je pourrais regretter aujourd'hui quand on m'en parle.
La seule ch
ose que je retiendrai du décès de Papi, c'est le fait que mon père s'en voulait de ne pas réussir à pleurer.

J
e n'ai aucun souvenir de l'anniversaire de mes 9 ans, ni de photos. Je suppose donc que tout le monde a essayé d'avoir l'air heureux, alors que c'était seulement peu de temps après le décès de Papi.

Afin de
se changer un peu les idées, Papa et Maman décident de passer le week-end de l'Ascension dans les châteaux de la Loire, comme il y a 2 ans. De toute évidence, je suis ravie de retourner voir ces vieilles pierres. C'est de ce week-end que datent les dernières photos de mon Papa.

P
eu de temps après notre retour, je décide de me faire couper les cheveux, très courts, comme un garçon, à la Fantomette, ou bien comme "Claude" dans le "Club des cinq", dont je lis également les aventures. Le but n'est pas de ressembler à un garçon, mais seulement d'être tranquille, de ne plus avoir ses longs cheveux frisés qui me font si mal quand on les démêle et que les garçons n'aiment pas. C'est un choc pour Papa lorsqu'il me voit avec les cheveux courts. A l'école aussi ils sont surpris, mais ça ne change pas grand chose au fait que Richard n'est toujours pas amoureux de moi.

F
in mai, Papa tombe malade, un sorte de grippe intestinale d'après ce que je me souviens avoir dit à ma prof de harpe. Début juin a lieu la kermesse de l'école. Mais Papa ne peut pas venir nous voir, il reste à la maison, alors que la maîtresse, qui va bientôt se marier, nous a organisé une chorégraphie sur "Freed from Desire" de Gala, ce qui était assez innovant comme style musical pour l'école.

A la m
i juin, un vendredi matin, je suis surprise d'être réveillée par Grand-Maman au lieu de ma mère. Étonnée, je trouve Maman, assise dans le canapé du salon, montrant des difficultés à respirer. Je ne saisis pas très bien tout ce qui se passe, tout ce que je sais à ce moment-là, c'est que Papa doit aller passer des examens à l'hôpital aujourd'hui, et que Clémence et moi dormons le soir même chez mes grand-parents. Avant de partir à l'école, je monte dans la chambre de mes parents, pour dire au revoir à mon père. En entrant dans la chambre, il me dispute en me disant que c'est dangereux parce qu'il est peut-être contagieux. Je lui fais un bisou, et je pars à l'école. C'est la dernière fois que je l'ai vu !

Ce soir-là,
je me retrouve chez mes grand-parents maternels avec ma soeur, pour dormir, comme c'était prévu. Ce qui n'était pas prévu par contre, c'est que ma mère aussi est là, pour dormir chez mes grand-parents, et je trouve ça bizarre, parce que Maman ne vient jamais dormir ici. A un moment, le téléphone sonne. C'est Mamie qui veut parler à Maman. A la fin du coup de téléphone, Grand-Maman va chercher ma mère qui pleure toute seule dans l'escalier. On vient de transférer mon père à l'hôpital Necker à Paris, pour une leucémie, un cancer du sang d'après ce qu'on essaye de m'expliquer. Le lendemain, Maman va à Paris pour voir Papa, avec Grand-Papa, et elle le fait ainsi tous les jours. Pendant ce temps, on vit toujours chez mes grand-parents, et je continue d'aller à l'école. Moi je suis triste parce que je n'aime pas tellement vivre chez mes grand-parents, je préfèrerais qu'on retourne à la maison, chez moi, et en plus, on annule nos vacances à Seix, alors que j'ai très envie d'y retourner.

Les vacances arrivent, et on vit toujours chez mes grand-parents. Maman part à Paris avec Grand-Papa tous les après midi, et elle rentre tard le soir. Je sais que Papa est malade et qu'il est à l'hôpital, mais pour moi, l'hôpital, c'est un endroit où on guérit, je le sais parce que j'en suis moi même sortie, donc pour moi Papa va guérir. Des fois Maman m'emmène à Paris avec elle, la route est encore plus longue et ennuyeuse que lorsqu'on allait voir Papi à Senlis. La seule différence avec Papi, c'est qu'à l'hôpital, je ne peux pas voir Papa. Il est dans un service spécial, où il faut avoir 15 ans pour pouvoir y entrer, et moi je suis trop jeune. Et Papa ne peut pas sortir de sa chambre stérile, il est trop faible. D'après Maman, il a perdu tous ses cheveux, et a beaucoup maigrit.

Chez me
s grand-parents, je passe une bonne partie de ma journée à prier. Dès le matin au réveil, jusqu'à ce que je me couche. J'ai mis la main sur le missel de mon arrière-grand-mère et je lis inlassablement toutes les prières que j'y trouve, avec une croyance, et une foi dont je n'avais encore jamais fait preuve. J'en viens presque à supplier ma grand-mère de m'emmener voir le curé du village. J'ai à ce moment-là une très grande foi en Dieu, parce que c'est sur lui que je compte pour guérir mon père.

Ve
rs la mi-juillet, Maman nous dit que Papa va peut-être bientôt pouvoir sortir de l'hôpital pour un mois, avant d'y retourner pour 6 mois. Pour moi, c'est un espoir immense. Mais quelques jours plus tard, on se retrouve à pleurer toutes les trois, ma mère, ma soeur et moi. Je ne comprends pas bien ce qui se passe. Maman pleure en nous disant qu'il va falloir que l'on soit très fortes toutes les trois, ou quelque chose comme ça. Et puis le lendemain, elle me dit qu'ils ont arrêté certains médicaments, et que l'état de Papa se stabilise. Pour moi ça veut dire qu'il va guérir.

Et finale
ment, le 19 juillet au soir, Maman ne rentre pas. Je vais me coucher avec pour seule explication de Grand-Maman qu'il y a des problèmes avec mon Papa.
Le lendem
ain matin, Maman vient me chercher dans ma chambre, et me dit quelque chose qui ressemble au discours qu'elle m'a tenu quelques jours auparavant, en me disant qu'il va falloir que l'on soit très fortes. C'est là que je comprends que je n'ai plus de Papa ...
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# Posté le mercredi 09 mars 2005 12:26

Modifié le vendredi 26 mai 2006 06:14

Autobiographie <=> Mon Papa (enterrement)

Autobiographie <=> Mon Papa (enterrement)
Décès de Jamel, d'une leucémie, à l'âge de 36 ans, mari et père de 2 filles de 5 et 9 ans

* 19 juillet 1997 :

Comment est-ce
qu'on réagit lorsqu'on apprend la mort de son père ?
N
ormalement, on pleure, même si mon père n'arrivait pas à pleurer pour la mort du sien. Il est donc logique, qu'à l'époque, moi, petite fille de 9 ans, je me mette à pleurer en apprenant que je ne verrai plus jamais mon père. Je pense que ça peut se comprendre ?
Apparemmen
t, non ! Ma grand-mère, chez qui j'habite à ce moment-là, a eu la réaction la plus absurde qu'il soit, elle m'a dit que je ne devais pas pleurer pour ne pas faire de la peine à ma Maman ! Autrement dit, elle m'interdit de pleurer, pour ne pas rendre ma mère plus triste que ce qu'elle n'est déjà.
Je crois que
c'est à ce moment précis que mon enfance se termine : je dois me montrer forte et adulte pour aider ma mère ! Je n'ai pas le choix, c'est ce qu'on attend de moi !
Ne pas pleurer, êt
re forte, solide, gagner en maturité, devenir une adulte et rapidement, pour ne pas surcharger ma mère, qui n'a rien demandé.
J
e ne parlerai pas de ma mère dans le décès de mon père, je pense que ça la concerne à son niveau et personnellement.
Je me souvi
ens d'avoir faire un rêve au sujet de mon père, 2 jours après son décès. Il s'agit d'un repas organisé dans la cour chez mes grands-parents. Et à un moment, on me dit que le décès de mon père n'est pas vrai, et d'un coup il sort de la maison et apparaît dans la cour devant moi. Je pense que nos rêves doivent en quelque sorte exprime nos désirs les plus profonds ...

Bien sûr, il
y a l'enterrement à organiser. Tâche difficile qui revient à ma mère. Les lettres à envoyer à ses amis, et croyez-moi, mon père connaissait beaucoup de monde, il était très apprécié. L'annonce aussi à passer dans le journal ...
Maman m
e demande si je veux aller voir le corps de Papa qui repose au funérarium. Avant que je puisse réponde, elle me le déconseille, en me disant que je pourrai être choquée, parce qu'il était très amaigri, et avait perdu tous ses cheveux, et donc, il est peut-être préférable que je garde une meilleure image de mon père. Une image de lui heureux, souriant, en bonne santé ...
Je ne va
is donc pas au funérarium, et je garde ainsi l'image d'un père éternel dans ma mémoire ...

Je me souviens qu
e l'enterrement a lieu dans l'église où ma soeur et moi avons été baptisées et où mes parents se sont mariés. Il y a énormément de monde, je n'ai jamais rencontré la plupart des gens qui sont présents.
Je ne sais plus q
uel jour de la semaine ça a lieu, mais je sais qu'il fait froid et qu'il pleuviote, un temps d'enterrement, même en plein mois de juillet. Il a même fallu m'acheter une tenue sombre, parce que je n'ai rien de présentable pour assister à un enterrement ...
Je suis assise au
1er rang, je ne sais plus qui est à ma gauche, probablement Maman. A ma droite, il y a Mamie, je m'en rappelle très bien, parce qu'elle me sert la main très fort, presqu'à m'en faire mal, et elle rejette presque tout ce que le prêtre dit. Je crois que c'est aussi à ce moment-là que j'ai perdu la foi. Probablement à cause de cette éternelle question : mais pourquoi ? Pourquoi ça m'arrive à moi ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?
Ma mère en p
arlera toujours comme d'une injustice, et je crois qu'elle s'en voudra toujours de ne pas avoir pu nous offrir une vie comme les autres, avec un vrai Papa ...

Je n
e pleure que 3 fois pendant l'enterrement, les 2 premières fois, c'est en regardant le cercueil devant moi, et en réalisant que mon père est dedans, et que je ne le reverrai plus jamais. La 3e fois, c'est en sortant de l'église, quand je commence à voir qui sont les personnes présentes. Je suis touchée par la présence de Tata Claudette, la nourrice que j'ai eue quand j'étais petite, et que je n'avais pas revue depuis. Et puis il y a aussi, la directrice de mon école primaire, et les maîtresses que j'ai eues en maternelle ! Mais je crois que ce qui me marque le plus, c'est homme, très grand, qui s'accroupi à côté de moi pour me regarder d'en dessous, qui me prend par la main, et qui me dit « je t'aime tu sais, je t'aime très fort ». Je fais « oui » de la tête entre 2 sanglots alors que je ne sais même pas qui il est. En fait, c'est Kamel, le meilleur ami de mon Papa ...

Après l'
enterrement, Maman doit aller au crématorium avec le corps, parce que Papa a demandé à être incinéré. Moi je rentre chez mes grands-parents avec d'autres personnes de la famille. Mamie est en larmes, elle ne va pas bien du tout, physiquement et mentalement, elle a perdu son fils, et comme elle me le dira plus tard : « Quand un enfant perd son père il est orphelin, quand une femme perd son mari, elle est veuve, mais quand une mère perd son fils, il n'existe pas de mot, ce n'est pas naturel, ce n'est pas dans l'ordre des choses ! »
Certaines
personnes ont, je trouve un comportement étrange pour un enterrement. Un exemple, dont je n'ai pas été témoin, mais qui m'a été raconté : une des tantes de ma mère lui a demandé si elle avait une photo de mon père parce qu'elle ne l'avait pas reconnu au funérarium ! A un moment, je cherche à m'isoler, parce que je veux bien être forte devant tout le monde, mais j'ai aussi besoin de pleurer. Mais les amies de Mamie ne me laissent pas seules, alors que je désire simplement qu'on me foute la paix. Je ne comprends pas qu'on s'inquiète seulement pour moi.

Je
parle rarement de l'enterrement de mon père, disons que je n'ai pas essayé de conserver ce souvenir, j'ai seulement été marquée. Et je pense que même si j'en parle pour essayer d'oublier, il ne s'effacera jamais de ma mémoire ...

Je te
rminerai juste en disant que j'aimais mon Papa, et personne ne peut le remplacer dans mon Coeur, car le 1er homme dans la vie d'une fille c'est d'abord son Père ...
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# Posté le mercredi 09 mars 2005 12:52

Modifié le jeudi 24 mai 2007 03:54

Autobiographie <=> Bouleversements et changement de vie

Autobiographie <=> Bouleversements et changement de vie
Il va de soi qu'après le décès de mon père, ma vie n'a plus du tout été la même. C'est une page qui se tourne ...

* 9 ans (suite) : Une autre vie à construire ou à poursuivre ?

Avec
un décès, le plus dur pour ceux qui restent c'est de survive, car la vie ne s'arrête pas pour autant, la Terre ne s'est pas arrêtée de tourner, il faut poursuivre sa propre vie, sans celui qui est parti, apprendre à la construire différemment ...

Quelque
s jours après l'enterrement, moi, ma mère, ma soeur, et mes grands-parents, nous partons à 5 dans la Clio de ma mère (et connaissant le tour de taille de mon grand-père c'est un exploit quand j'y repense) faire une sorte de tour de France. En fait, nous allons dans les Alpes pour y répandre les cendres de mon père. Son souhait était qu'on les jette du haut du téléphérique, au sommet de la station de Flaine. Malheureusement, le jour où nous y allons, le téléphérique ne fonctionne pas. Alors, avec Maman, Grand-Maman, et ma soeur, nous décidons de les déverser dans la forêt où nous allions faire de la luge. Je dois porter l'urne avec ma mère, parce que même réduit en cendres un homme de 80kg ça fait son poids. Donc au bord d'un chemin grimpant, après s'être perdues dans la forêt, Maman a ouvert l'urne, et a répandu ses cendres autour d'un arbre sur lequel elle a gravé quelque chose, mais je ne me souviens plus quoi exactement. Et j'ai dit au revoir à mon père pour la dernière fois, depuis ses cendres ont peut-être fait le tour du monde ...

Ensuite
, nous allons à Lourdes ! J'ai déjà eu l'occasion d'y passer avec Mamie, pour visiter, mais cette fois-ci, on y va pour prier ! On assiste à une messe dans la basilique, à part beaucoup m'y ennuyer, je me souviens surtout d'être impressionnée par le plafond !
Puis on remonte dans
le nord, en passant par Bordeaux chez mon oncle. C'est la 1e fois que je viens chez lui, et à vrai dire, je trouve sa maison géniale, moderne, équipée, fascinante. On termine par mon autre oncle à Angoulême et on rentre en Picardie.

Nous somme
s à la fin du mois de juillet 1997, je vis toujours chez mes grands-parents maternels, avec ma mère et ma soeur. Je n'aime toujours pas l'idée de vivre chez eux, mais Maman n'a pas la force de retourner vivre à la maison, seule, là où elle a tant de souvenirs avec mon père. Mais pour moi, il est difficile de comprendre qu'elle ait besoin de ses parents pour la soutenir.

A vrai dire, la
vie avec mes grands-parents ne me plait pas beaucoup, surtout Grand-Papa et sa musique classique ... A vrai dire pour Grand-Maman non plus ce n'est pas facile, de 2 personnes à s'occuper, elle doit assumer les tâches ménagères pour 5 !

Peu à
peu, on amène les affaires de ma maison chez mes grands-parents, je sens qu'on est parti pour rester là un bon moment, à vrai dire, on s'installe même carrément ici ! Grand-Papa aménage une chambre que ma soeur et moi allons devoir partager ! L'idée ne m'enchante pas évidemment, mais je ne dis rien, j'accepte parce que je sens que je n'ai pas trop mon mot à dire dans l'histoire, pour ne pas rendre les choses plus difficile que ce qu'elles ne sont déjà !

Ce q
ue j'attends avec impatience, c'est l'arrivée ma cousine Catou. Du plus loin que je m'en souvienne, elle est toujours venue passer ses étés chez mes grands-parents, et j'adore pouvoir jouer avec elle dans le jardin, à construire des cabanes dans le cerisier, etc. J'ai toujours admiré ma cousine, je crois que je l'ai toujours enviée, à vouloir lui ressembler. Elle est grande, mince, elle est jolie, et puis elle a les cheveux raides, bref tout pour que je sois jalouse. Et je l'adore, au point d'avoir ramassé une raclée monumentale un soir d'été par Grand-Papa parce que je ne voulais pas partir à cause de ma cousine. Il m'avait dit que je m'en souviendrai toute ma vie, et que je suis obligée de lui donner raison pour une fois.

A la
fin du mois d'août, on part avec ma mère, ma soeur et ma cousine, rejoindre sa famille en vacances dans le Cantal. C'est la 1e fois que je vais dans le Massif Central. On fait du camping près de Salers, enfin, eux font du camping, parce que moi je dors dans la voiture, traumatisée par une araignée dans la tente. J'aime beaucoup ces mini vacances, je passe au beau milieu d'un pré rempli de vaches, je pose la main sur la câble électrique qui entoure le pré, et la chienne de mon oncle accouche de 4 petits chiots (en fait il y en a eu un 5e, mais il est mort, et ce qui me choque c'est qu'on l'a jeté à la poubelle !) Bref, des vacances très nature, et très folkloriques ...

1997 n'e
st vraiment pas une bonne année, car à la fin du mois d'août survint un autre terrible évènement : le décès de la Princesse Lady Diana, née en 1961 et morte en 1997, comme mon père, et laissant 2 enfants orphelins ...

Arr
ive la rentrée, en CM2 pour moi, en CP pour ma soeur. Nouveau bouleversement : ma classe de CM1 que j'aimais tant est littéralement explosée dans 3 classes différentes, et le pire dans cette histoire c'est que Richard, qui n'est toujours pas amoureux de moi, n'est même pas dans ma classe ! Heureusement, il y a quand même son frère Xavier et ma meilleure amie Camille. Cette année scolaire est difficile, la maîtresse est sévère, elle se mêle un peu trop de ma vie de famille. Il y a beaucoup de devoir pour nous préparer à l'entrée en 6e, et je les termine parfois à minuit. Donc, on me gronde parce que je suis trop lente, et pourtant j'ai d'excellents résultats, je suis 3e de ma classe ! En plus, le mercredi j'ai 5 activités extrascolaires : gymnastique, solfège, chorale, harpe et judo (que je pratique avec Kamel, le meilleur ami de mon père, et son fils Antoine).

Je ne sais
pas toujours si je dois dire que je n'ai plus de Papa ou non. Ma prof de harpe savait qu'il était malade avant les vacances, et donc, à la rentrée, elle me demande comment il va. En baissant les yeux vers le sol, je réponds : il est mort. C'est la 1e fois que j'ai à le dire, mais sûrement pas la dernière. Un soir en étude, je ne sais plus trop comment, j'en viens à devoir dire à Camille que mon père est mort pendant les vacances : sur le coup elle ne me croit pas, donc je lui dis d'aller demander à ma soeur qui lui répondu la phrase toute faite que Maman nous a appris : « oui, c'est vrai, mais ce n'est pas drôle ». Une partie de ma classe a fini par le savoir. Quelques temps avant Noël, en faisant les courses en ville, je croise une fille de ma classe, en revenant le lendemain à l'école, je ne la vois pas. La maîtresse m'appelle et m'emmène à part, pour me dire que le père de cette fille s'est suicidé la veille ! A ce moment-là, je me dis qu'il y a finalement plus à plaindre que moi, et j'autorise la maîtresse au moment où elle annonce la nouvelle à la classe à préciser que moi aussi j'ai perdu mon père, comme ça maintenant tout le monde le sait, et je préfère ça.

En février, on
part en vacances au Praz-de-Lys (Haute-Savoie) avec Maman et Clémence. Grand-Maman nous accompagne aussi. Ce n'est pas les meilleures vacances au ski que j'ai passées, mais j'ai quand même ma 2e étoile. En arrivant, je casse la bouteille d'huile dans l'escalier et donc on pouvait suivre la trace d'huile jusqu'à notre appartement ! Donc je me fais souvent gronder par Maman et Grand-Maman, qui sont sévères et exigeantes avec moi, parce que je suis grande maintenant, alors que Clémence est surprotégé, mais je ne suis pas jalouse, vous comprendrez pourquoi par la suite.

En avril,
je retourne en colo en Autriche, avec Clémentine, et Amandine (que je connais depuis toute petite). Je suis dans le meilleur groupe de ski de ma tranche d'âge, et je suis la seule fille. Avec moi, il y a un garçon qui s'appelle Alexandre C. très sympa. C'est une bonne colo, en dehors du fait que je doive apprendre à gérer le fait de dire que je n'ai plus de père !
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# Posté le samedi 12 mars 2005 09:21

Modifié le mardi 19 septembre 2006 09:16

Autobiographie <=> Entrée au collège, dur d'être un caniche !

Autobiographie <=> Entrée au collège, dur d'être un caniche !
Malgré les difficultés survenues au cours de l'année de mes 9 ans, je me suis adaptée, et je continue de construire ma vie pas à pas. Je quitte le primaire pour le collège avec tous les changements que ça entraîne, et j'entre dans la décennie de mon adolescence. Je commence à avoir une vie intéressante et palpitante ... avec ses hauts et ses bas !

* 10 ans : La fin du Petit St-Es, colo d'été et entrée au collège

Pour l'anniversaire de mes
10 ans, Maman me demande ce que j'aimerais avoir. En tant que préado qui doit sortir donc de l'enfance, je demande des cadeaux de grande et plus des jouets : un baladeur CD et mon tout 1er CD, celui d'Aqua (I'm a Barbie girl).

Je termine
mon CM2 2e de ma classe avec 17,61 de moyenne générale, les 2 premières ex aequo ayant 17,62 de moyenne. La maîtresse déconseille à Maman de me mettre en 6e européenne (classe ayant 2 heures de langues supplémentaires et rassemblant les intellos) parce que pour elle je suis trop lente et donc j'aurai du mal à suivre.
Pour la
kermesse, on met au point une chorégraphie sur « I will survive » de Jessi, l'hymne officielle de l'équipe de France pour la Coupe du monde 1998.

J
e fais également ma 1e communion, suivant la volonté de Grand-Maman. J'ai passé la moitié des dimanches de cette année à me lever pour aller assister à la messe dans des églises gelées et à écouter un charabia que je comprends mais auquel je ne crois pas. Je suis la seule des petits-enfants de mes grands-parents à faire de la musique et à faire ma 1e communion. Pour être honnête, ce jour-là, il n'y a que Maman, Clémence, Grand-Maman, et Mamie avec ses copines. Avant la cérémonie, je dois me confesser (la seule fois de ma vie), il faut donc que je trouve un pêcher à avouer. Je choisi donc celui qu'on me reproche le plus souvent : j'ai fait de la peine à ma Maman en l'obligeant à se mettre en colère après moi ! Je ne crois pas qu'il y ait un seul enfant qui ne puisse pas avouer se pêcher. Pendant la cérémonie, une des filles qui fait sa communion avec moi manque de s'étouffer en avalant l'hostie : depuis je ne l'ai plus jamais repris ! A l'époque la plupart de mes copines qui font leur communion sont contentes parce qu'elles savent qu'elles vont avoir des cadeaux. Moi j'y gagne 2 CD des 2be3 !! Dégoûtée ...

Le bâtiment du Petit Saint-Esprit, qui accueillait mon école maternelle et mon école primaire va fermer définitivement ses portes. En effet, les locaux datent d'avant la Seconde Guerre mondiale et ne sont donc plus aux normes de sécurité pour accueillir des enfants. Un nouveau Petit St-Es a été construit à côté du Grand St-Es où je vais aller au collège. Dans un sens, ça sera plus pratique pour Maman de nous conduire à l'école au même endroit. Ca fait bizarre quand même de quitter l'école qu'on a connue pendant 8 ans !

Cet
été Mamie a décidé de nous emmener, moi et ma soeur, en vacances à Erquy, en Bretagne. On est dans un bungalow, le même que la première fois où nous y sommes allées. Cette année, il y a un phoque qui traine dans la baie, et les touristes viennent lui donner du pain. Mamie m'a trouvé une « amie », elle a 14 ans, elle entre en 5e et elle est trisomique ! Merci Mamie, mais à l'avenir je trouverai mes amies moi-même. Et c'est d'ailleurs ce que je fais, je me trouve une amie qui s'appelle Marie, et elle, elle est dans une caravane.

Le 12 j
uillet, pour la 1e fois de ma vie, je m'intéresse à un évènement d'actualité : la France gagne la Coupe du Monde en battant le Brésil 3 à O !!! Il s'en suit une incroyable effervescence nationale, un moment magique dans notre Histoire, mais pas unique j'espère ...

Après je pars en vacances av
ec Maman, et on va aux Orres, comme il y a deux ans. On fait beaucoup de balades, à pied et en voiture, et on va au lac de Serponçon. Honnêtement, je n'ai pas beaucoup de souvenirs de ces vacances.

Et enfin, au m
ois d'août, je pars en colonie de vacances, pour 3 semaines, à Saint Jean de Mont, en Vendée. C'est l'une de mes meilleures colonies de vacances d'été en centre. On est à 50m de la plage, bon, on n'est que 7 filles pour 35 garçons, mais il y a une bonne ambiance, je m'y plais beaucoup. On fait des cerfs volants, on fait du camping, du dériver, de la planche à voile, de l'escalade, du bodyboard. On monte même un spectacle avec des sketchs, on parodie nos animateurs, et on fait une chorégraphie sur « Stop » des Spice Girls. Et surtout, il y a Yann, garçon de 11 ans, blond, aux yeux bleus, originaire du Val d'Oise. Finalement, je ne suis plus amoureuse de Richard, mais de Yann. Sauf que Yann, lui, n'est pas amoureux de moi, sûrement à cause de mes cheveux, mais il est gentil et il ne se moque pas de moi. Au retour dans le TGV, il m'autorise à m'asseoir à côté de lui et même à poser ma tête sur son épaule. Arrivée à la gare Montparnasse, on a voulu se faire la bise, mais nos casquettes se sont heurtées, avortant ainsi l'action (stupide casquette !)
Lorsque
le bus dans lequel je monte quitte la gare en le laissant sur le quai, je ne peux retenir mes larmes, et mes lèvres dessinent un « jet t'aime » muet !
Le problème,
c'est que je ne lui ai pas demandé son adresse, et donc, je n'ai plus jamais eu de ses nouvelles ...
Mai
s j'ai essayé de trouver son adresse sur le minitel, sans succès, un amour de vacances qui me fait verser de nombreuses larmes ...

Juste avant la rentrée, je me fais recouper les cheveux, et je les fais raidir aussi, avec un produit spécial. Au final, c'est une catastrophe, parce que, non seulement, mes cheveux redeviennent frisés au premier shampoing, mais en plus le produit tue mes cheveux, j'en perds plein à chaque coup de brosse, et donc de nouveaux repoussent, j'ai des cheveux longs et d'autres cours, c'est l'anarchie sur ma tête !

Vient donc ma rentr
ée au collège. Nouveaux locaux, beaucoup plus vastes que ceux du Petit St-Es, qui comprennent le collège, le lycée général, le lycée technologique, un self, un CDI, un internat, une chapelle, un terrain de foot (taille réelle), un gymnase, un manoir, et maintenant le nouveau Petit St-Es.
Je me
retrouve en 6eG (il y a 7 classes de sixième). Ma prof principale est assez stricte mais elle est gentille et je l'aime bien. Par contre la responsable de la division des sixième est non seulement stricte, mais en plus elle ne m'aime pas, à vrai dire, c'est réciproque. Vu qu'elle est toute petite, elle risque à tout moment de prendre nos cartables dans la figure, donc on doit les porter à la main, pour monter les escaliers, en sachant qu'on est au 3e étage, et qu'en moyenne un sac à dos de collégien pèse 10 kg !
Il y a pas mal d
e nouveaux dans ma classe, la plupart vient de l'école Sainte Bernadette, mais heureusement, j'ai ma meilleure amie Camille, et aussi Xavier dans ma classe. Je ne suis plus amoureuse de Richard, ça m'arrive encore de penser à Yann. Il y a bien Yoann qui m'intéresse, mais finalement, c'est Camille qui va sortir avec lui. Maintenant, je suis amoureuse d'Alexandre. Il est dans ma classe, il est châtain clair, plus grand que moi, et en fait on est souvent en compétition pour savoir lequel de nous deux sera le meilleur. Sans trop savoir comment, je suis surprise de découvrir que je suis la première de la classe, ce qui agace Alexandre, et ça l'énerve encore plus parce que j'ai toujours de meilleures notes que lui.
Je fais le concours kan
gourou des mathématiques, et j'arrive 2e de la division des sixièmes, j'y gagne un T-shirt et un CD-Rom.

A vrai dire,
le collège c'est plutôt la jungle. D'abord il y a les cinquièmes qui n'arrêtent pas de se moquer de nous, ensuite d'une manière générale tout le monde se moque de moi à cause de mes cheveux frisés et tout le monde me traite de caniche. Ce surnom va longtemps me coller à la peau, et évidemment, Alexandre ne veut pas sortir avec un caniche. Je n'aimais déjà pas beaucoup mes cheveux avant, mais maintenant, c'est sûr, je les déteste, et j'en ai plus qu'assez que tout le monde m'appelle « caniche » ! Et pour finir, les garçons commencent à découvrir leur sexualité, et donc à s'intéresser à la notre par la même occasion. Et donc, ils s'amusent à tirer sur nos soutifs, à nous mettre la main aux fesses, à vouloir toucher nos petits seins. Une fois, je me retrouve même aplatie sous Xavier B. (rien à voir avec Zazou, le Xavier qui est mon ami depuis le CM1). Et ce Xavier pèse quand même le double de mon poids ! Bref, si c'est ça devenir ado, c'est pas drôle.

Sinon, Maman reco
mmence à travailler le mercredi, et moi je vais en cours le mercredi matin, donc, je n'ai plus le temps de faire des activités extrascolaires, donc terminé la gym, la harpe, la chorale, le solfège et le judo. Je fais juste un peu de gym avec l'AS (Association Sportive du collège) le mercredi après-midi avec Camille.

En févri
er, je pars en vacances avec juste Maman et Clémence, on retourne au Praz-de-Lys. Maman m'inscrit aux cours de l'ESF pour passer ma 3e étoile, mais il y a un forte tempête de neige et donc, je ne peux pas aller skier, du coup, je ne passerai pas ma 3e étoile.

En avr
il, je retourne en colo en Autriche pour la 3e fois, et Clémence vient avec moi. Je retrouve encore Amandine avec sa petite soeur Elise, et il y a aussi Alexandre, celui qui était dans mon groupe de ski l'an dernier. Je me retrouve dans la même chambre que ma soeur, et à vrai dire c'est l'enfer, je passe une semaine à faire sa maman, elle pleure tout le temps, ou alors elle est de mauvaise humeur. Bref, c'est la première et la dernière fois que je pars en colo avec elle !
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# Posté le samedi 12 mars 2005 10:14

Modifié le lundi 18 septembre 2006 10:59

Autobiographie <=> La puberté c'est marrant !

Autobiographie <=> La puberté c'est marrant !
L'année de mes 11 ans est marquée par 2 évènements majeurs : je ne suis plus une petite fille, et le plus beau voyage offert par ma Maman !

* 11 ans : la puberté et la Guadeloupe

J
e termine mon année de sixième première de ma classe et avec les félicitations.
Une
fois les cours terminées, ma meilleure amie Camille me propose de participer aux Fêtes Jeanne Hachette, défilé en costumes d'époque médiévale qui a lieu tous les ans fin juin. J'assiste à cette fête depuis que je suis toute petite depuis l'appartement de ma Mamie en centre-ville, donc, je n'ai aucune raison de refuser cette occasion. Je me retrouve déguiser en jardinière avec un râteau en bois et une robe jaune qui gratte ! Et manque de chance, il faut qu'il pleuve ce jour-là : me voilà trempée jusqu'aux os, c'est dit, je l'ai fait une fois, mais pas deux.
Au début des vacances, Zazou organise une boom chez lui. Je suis super contente d'y aller, en plus, il a aussi invité Alexandre, c'est super. A la fin de la boom, nos mamans viennent nous chercher, et au moment de me présenter à sa mère Alexandre dit « voilà, ça c'est Pauline, dont j'tai parlé, tu sais la ... » et sa mère qui dit « ah oui, je vois ! ». Je n'apprécie pas vraiment ces sous-entendus ! Et Zazou pour rattraper le truc qui dit à ma mère « Mais enfin Madame, comment vous faites pour qu'elle soit si intelligente ? » et ma mère qui lui dit « Je suis désolée Xavier, mais je ne connais pas la recette ! »

P
endant les vacances d'été, je repars en colo à Saint Jean de Mont avec le fol espoir de revoir Yann. Mais à mon plus grand désespoir, Yann n'est pas revenu, et en fait, il n'y a personne de l'année dernière, peut-être parce que je suis partie en juillet aussi et pas en août. Par contre, je retrouve Alexandre, celui qui était déjà 2 fois avec moi en Autriche. La colo est moins bien que l'année précédente. Pas la même ambiance, une animatrice du nom de Maryse que je ne peux pas voir en peinture. On part faire du camping, et ... il pleut ! Avec une amie, on va dans la tente des garçons, or l'une des règles principales en colo c'est : pas de mixité dans les lieux de sommeil, y compris les tentes ! Bref, je m'attends à un super sermon lorsque le mono nous découvre, mais finalement, non, il n'a rien dit. Le lendemain, c'est un des garçons de la tente qui vient me réveiller, il s'appelle Paul. Et après réflexion, et ben, il est pas mal du tout Paul, et pis, Paul et Pauline ça va bien ensemble. Sauf que Paul et Pauline n'ont jamais été ensemble. Paul est très sympa, très beau, très gentil, très marrant, mais je ne l'intéresse pas, tanpis !
En rentrant j'ai la chance d'assister à une éclipse totale, nous sommes le 11 août 1999, et la Station Mir ne s'est pas écrasée sur Paris, contrairement aux prévisions de Paco Rabane.
Ensuite je pars à Pralognan-la-Vanoise dans les Alpes avec ma Maman, en pension complète dans un petit hôtel, avec une piscine, et des fois j'ai la piscine rien que pour moi toute seule. On fait également de grandes randonnées dans la montagne, et j'adore ça, avec des supers pique-niques dans les alpages avec du saucisson et du bon fromage de montagne acheté au Grenier Savoyard aux Carroz d'Arraches, une adresse que je recommande à tout le monde.

En
septembre, je rentre en 5eF, et Camille n'est plus dans ma classe, mais heureusement, il y a toujours Alexandre. Je retrouve une fille de ma classe de sixième, Malory, qui fait du latin avec moi. Au cours de l'année, elle va devenir ma meilleure amie. Zazou est toujours dans ma classe, et je retrouve la même prof de maths que l'an dernier. J'adore cette prof, surtout que j'adore aussi les maths.

Je
ne fais plus de gym à l'AS du collège mais je retourne en faire dans le même club que lorsque j'étais petite. A vrai dire, en un an j'ai quand même pas mal perdu en souplesse, mon corps a grandi et s'est transformé, et il faut faire avec une poitrine en plus, bref, je ne suis plus la gymnaste que j'ai été.

Vers
la mi-novembre, en rentrant un soir chez moi, une surprise m'attend au fond de ma culotte : mes règles ! Elles sont arrivées comme ça, sans que je m'en aperçoive, ni que je m'y attende. Ni surprise, ni heureuse, ni ravie, juste « bah voilà, je ne suis plus une petite fille maintenant », suivi de « j'ai de la chance que ça soit arrivé sans problèmes, sans pantalon blanc, sans douleurs tranquillement ». Et à vrai dire, je n'ai pas eu de problèmes avec par la suite, pas de grosses fuites terribles, de douleurs insupportables. La seule petite anecdote que je peux raconter à ce sujet arrive un mois après. Attendant donc les règles du mois suivant, j'ai dans la poche de mon blouson un protège-slip « au cas où », un après-midi, en cours de caté (oui parce qu'étant à l'Institution du Saint-Esprit, dans un collège privé catholique, j'ai des cours de catéchisme), Maxime fait tranquillement les poches de mon blouson sans que je m'en aperçoive, et là il tombe sur ce qu'il ne fallait pas, et il le déballe comme ça sur sa table devant tout le monde. Et là, je vois la prof de caté prendre un air complètement ahurie et lui dire : « Mais enfin Maxime, qu'est-ce que c'est que ça ? » et lui de répondre « Je sais pas, c'est à Pauline » ! Donc je me retourne et là, je vois mon protège slip ouvert sur la table de Maxime, pété de rire ! A ma place, toute personne normale aurait été rouge de honte, et ben, non, pas moi, je suis également morte de rire ! Il faut savoir rire de soi-même.

Mon
année de cinquième est réellement excellente, je dirais même la meilleure de mes années de collèges. Une ambiance de délire, des amies, des copines, des rires, des tas de trucs marrants. Bref, c'est le top, je suis heureuse d'aller en cours, parce que je sais que chaque jour sera absolument formidable et que je vais m'éclater.
Avec
Malory, on a nos petits délires. C'est l'époque où la sexualité est sujet de toutes les plaisanteries bidon, de bons trips, ...

Fina
lement, je renonce à Alexandre, qui, décidément, ne s'intéresse vraiment pas du tout à moi. En fait, quelque temps avant Noël, mon amie Camille sort avec un garçon de ma classe, et un jour à midi, ils « s'emballent » devant moi. Je sais pas trop ce qui se passe à ce moment, mais mon coeur a chaviré et je tombe amoureuse de ce garçon qui s'appelle Florian. Ca reste mon secret tant que Camille sort avec lui, mais comme les histoires d'amour de Camille changent souvent, ils ne restent pas longtemps ensemble. Pour lui dévoiler mon amour je lui achète une petite carte, qui, quand elle s'ouvre se transforme en une petite boite carrée, et dessus j'y ai simplement écrit « veux-tu sortir avec moi ? » Bien sûr, tout le monde ou presque est déjà au courant que je suis amoureuse de lui, et tout le monde ou presque m'a déjà dit qu'il ne sortirait pas avec un « caniche » vu que c'est toujours le surnom qui m'est attribué ! Et effectivement, Florian ne veut pas sortir avec un caniche, et il préfère les autres jolies filles de la classe, qui ont toutes des cheveux raides ! Et, puis, être la première de la classe, passer pour l'intello de service, ce n'est pas facile non plus, ça donne pas aux garçons l'envie de sortir avec moi ! Mais je m'accroche et je ne perds pas espoir ...
A vra
i dire, je suis accro, au point de demander à Maman de me laisser descendre seule la rejoindre à son travail, juste pour le plaisir de descendre la rue du collège en suivant Florian !

Pour son anniversaire, pendant les vacances de Noël, Zazou refait une fête chez lui, avec ses copains, et ceux de la classe de son frère Richard. Je suis la seule fille à être invitée avec Justine, une autre fille de ma classe. Alors je participe à des jeux de garçons, et j'arrive même à battre les copains de Richard au babyfoot !

P
our les vacances de février, Maman nous réserve une surprise. On va partir en vacances, mais on ne sait pas où. Et finalement la veille du départ, Maman nous annonce que le lendemain on s'envole pour ... La Guadeloupe !!! Les plus belles vacances que ma Maman m'ait offertes. 8 heures d'avion à bord de la compagnie Corsaire, 5 heures de décalage horaire, une île paradisiaque. Les palmiers, les cocotiers, l'arbre du voyageur, les mini-bananes, la mer bleue turquoise transparente à 30°C, les saveurs, les odeurs, les couleurs, le soleil, les alizées, la flore tropicale, l'excursion au volcan de la Soufrière, les gens, la culture créole, ces paysages de rêves ...
E
t puis pouvoir épater tout le monde avec mes cartes postales et mon bronzage corporel en plein hiver ! Un souvenir unique, un bonheur, la quiétude, la tranquillité, savoir apprécier et savourer ce petit coin de Paradis sur Terre : Merci Maman !

E
t pour finir, à Pâques, je passe une semaine de vacances à Belle Dune, près de la Baie de Somme dans une résidence Pierre et Vacances avec Maman et Clémence. Une semaine au frais, au bord d'une mer pâle, mais avec un super centre aquatique qui possède une piscine à vagues.
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# Posté le samedi 12 mars 2005 10:19

Modifié le jeudi 24 mai 2007 03:55

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