Autobiographie <=> Espoir (1e partie)

Autobiographie <=> Espoir (1e partie)
Un nombre incroyable de chose s'est produit quand j'ai eu 15 ans, des très très mauvaises, et d'autres vraiment très très bien aussi. Comme s'il avait fallu que je descende très bas pour mieux rebondir et aller encore plus haut qu'avant !

* 15 ans : 3 semaines en Corse avec Mon Chéri ... Espoir ! La face voilée : je le sais bien, mais je fais semblant de ne rien voir !

Pour mon plus gra
nd bonheur, Guillaume n°2 n'oublie pas mon anniversaire cette année. J'ai droit à un sms envoyé grâce au portable de sa s½ur (qui a probablement dû y penser pour lui) et me souhaitant un Bon Anniversaire, et qu'il m'appellera le lendemain, parce qu'il a eu une compétition de vélo le jour même. Sincèrement, qui compte le plus ? Le vélo ou moi ?? Et évidemment, c'est moi qui l'appelle le lendemain !

Pépine dé
ménage dans la région d'à côté. Un jour, je reçois une lettre d'elle, et dans ma réponse, je la mets en garde sur JB. Bien sûr, elle lui en parle, et il vient me trouver en cours en me menaçant et en m'interdisant d'écrire à Pépine. Sa colère m'a fichu la trouille et les larmes aux yeux, je n'ai pas l'habitude d'être menacée, ça choque même ma prof de français. Plus jamais je ne me mêle des affaires des autres !

Etant donné
qu'on a réemménagé dans la maison, il y a quelques travaux à faire, notamment dans la chambre de Maman. C'est sa déco, évidemment, c'est elle que ça regarde, mais bon, le fait est qu'elle veut mettre une sorte de jonc tissé sur son sol (ce que j'appelle personnellement « dormir sur la paille »), bref, elle porte le gros rouleau avec le type de la livraison, et elle a gagne une magnifique sciatique assortie d'un arrêt maladie de 3 semaines (passées à bronzer sur la chaise longue dans le jardin !) En fille bien élevée et serviable, je lui masse le mollet qui reste contracté en permanence et dans lequel elle ne ressent plus rien, et je vais à la pharmacie lui chercher ses médicaments. On est vendredi 13 juin, je vais donc en profiter pour faire un loto. Pour gagner du temps, j'y vais en vélo. Sauf qu'au retour, je repasse par la gare, et il est 17h, c'est l'heure de pointe, donc pour éviter les voitures je décide de prendre le trottoir. Malheureusement pour moi, je ne le prends pas suffisamment en face, ma roue frotte et je glisse. Je m'étale donc littéralement sur le trottoir, devant la foule. Trois jeunes dans une 206 vert émeraude s'arrêtent pour savoir si je vais bien : ça va très bien, je n'ai absolument pas besoin d'aide, et donc terriblement vexée je renfourche mon vélo, et file droit à la maison. J'ai gagné une magnifique cicatrice sur l'épaule droite, à vie, ce qui explique pourquoi je me souviens si bien de la date. Et en plus, je n'ai rien gagné au loto.

L'
année de Seconde se termine péniblement. Le travail reste intense, et pour la première fois, ma moyenne n'atteint même pas 15 (seulement 14,9) et non contente d'être déjà devancée par Dorine, je tombe à la 3e place, ce qui ne conforte évidemment pas mon égo. L'année de Seconde est théoriquement la préférée des lycéens, car elle ne comporte pas d'examens et donne droit à presque 3 mois de vacances. Sauf dans mon lycée ! On ne quitte les cours qu'une semaine avant la fin du mois de juin, et encore, les 2 derniers jours de cours comportent des DST qui comptent pour la moyenne du premier trimestre de 1E, histoire d'être sûr qu'on va travailler jusqu'au bout.
Le dern
ier jour de l'année, Pépine revient voir son ancien lycée. J'ai su que JB l'avait larguée. Bizarrement, on est donc les deux seuls de la classe à ne pas avoir très envie de la revoir. Mais j'entends Pépine parler de lui, en mal, ça me fait gentiment sourire, mais pour une fois, je reste humble et je me retiens de lui coller dans la figure : je t'avais prévenue, elle doit déjà le savoir !
Et je quitte ainsi les cours, bien heureuse que cette année soit terminée et de quitter cette classe !

Surtout,
que ma cousine Catou vient passer quelques jours chez moi. D'ailleurs, pour la loger, Maman m'a acheté un clic-clac pour ma chambre. Ca faisait longtemps que Catou n'était pas venue dans la région. Elle a beau avoir 2 ans de plus que moi, je m'entends bien avec elle, parce que je peux lui parler de Mon Chéri pendant qu'elle me parle du sien. Et, je lui fais même lire le livre que j'ai écrit. Elle me demande ce que lui il en a pensé du livre : que j'ai une sacrée mémoire pour me rappeler de tous ces détails, mais le plus drôle, c'est la réflexion de la s½ur de Guillaume n°2 devant sa famille « on aura bientôt un écrivain dans la famille » en parlant de moi.

En at
tendant de partir en vacances, je me suis lancée dans la redécoration de ma chambre. A une époque mon père collectionnait les magazines Géo, j'en retire les plus belles pages avec de somptueuses images de paysages que j'accroche sur un mur, pour obtenir un très beau patchwork. Ce travail me prend pas mal de temps, et je finis même par abandonner la rédaction de mon journal intime.
Pour les
vacances d'été, on va à la montagne, évidemment, à Valmorel en Savoie. Bizarrement, quand je l'annonce à Guillaume n°2, il me dit « encore à la montagne ? » et beh, cache ta joie ! Ca à l'air de te faire plaisir que je vienne te voir ! Par contre cette fois-ci on laisse le chien chez mes grands-parents. Avant de partir, mon grand-père me recommande de bien veiller sur ma mère et de prendre soin d'elle, oui et ben la dernière fois que j'ai suivis ce conseil, ça m'a coûté une épaule ! Et il m'offre un couteau suisse, très beau et très classe parce qu'il est noir. C'est parce que je vais partir en raid, c'est pour ça qu'il me fait ce cadeau. Ca me touche beaucoup, parce qu'il ne me fait pas souvent de cadeau, estimant comme à son habitude que je suis beaucoup trop gâtée.

V
almorel est une petite station de ski près de la Vallée de la Maurienne. Je ne lui trouve pas autant de charme que le Praz-de-Lys. Et pis, je n'ai pas le loisir de promener mon chien dans les immenses pâturages. Et la Savoie est moins verte que la Haute-Savoie. En dehors de ça, je retourne évidemment à Annecy voir Mon Chéri. Ma mère m'a dit que si je voulais, il pouvait venir « dormir » à Valmorel. Il n'a toujours pas répondu à la proposition. Disons que pour prendre des décisions qui nous concernent c'est toujours un peu long. Mais c'est Mon Chéri, toujours fidèle à lui-même, qui vint me chercher en vélo, qui me balade dans Annecy. Bien sûr, on va chez lui, sa chambres est toujours le même capharnaüm, et le seul endroit, où il y a de la place, c'est sur son lit. En fait, on passe l'après-midi dans les bras l'un de l'autre, sur son lit, comme en Tunisie, mais sans aller plus loin, la porte de sa chambre ne fermant pas à clé et sa s½ur étant dans la maison !
La fois suivante,
je lui ai réservé une petite surprise. Je lui annonce simplement qu'on va à la plage (au lac) et que j'ai quelqu'un à lui présenter. Il a l'air surpris, ce qui est normal parce que théoriquement je ne connais personne à part lui à Annecy, n'étant pas de la région. Mais il ne pose pas de question, depuis le temps qu'il me connaît il sait que je suis inépuisable quand il s'agit de monter des plans. La personne que je veux lui présenter c'est Zazou. Il est en vacances à La Clusaz, juste à côté. Il m'a prévenu qu'il allait à la plage aussi aujourd'hui, donc autant en profiter. En fait, c'est toute la petite famille de Zazou qui est là, ce qui inclut donc Richard, et c'est assez étrange d'avoir « un ex » face à son copain. Par contre, grosse maligne que je suis, je n'ai pas pensé que j'aurai dû venir en maillot de bain directement au lieu de devoir me changer sous ma serviette et d'être victime d'un coup de vent, mais passons sur ce détail. Evidemment, le soir, avant de partir, je prends discrètement Zazou à part et je lui demande ce qu'il a pensé de Guillaume n°2. Je sais que je peux compter sur sa sincérité et sa franchise : « Il est plus jeune que toi, non ? » Non, il est même plus vieux. « Et ben, il a l'air trop jeune pour toi », comprenez pas assez mûr. Peut-être, mais je l'aime, alors qu'importe !
Pe
ndant que je suis en vacances, mon grand-père tombe malade. Evidemment, pour savoir ce qu'il a, il faut presque forcer ma grand-mère à l'envoyer voir un médecin, leur médecin de famille étant décédé récemment, ils attendent que le médecin du village rentre de vacances. Finalement, un jour ma grand-mère finit par nous avouer qu'il est « à la grande maison », un bel euphémisme pour dire « à l'hôpital ». Je m'entends encore en rire avec Guillaume n°2 alors qu'on allait faire une balade en forêt un jour de pluie. Le grand-père de Guillaume n°2 avait pas mal de champs qu'il a revendu avec l'expansion de la ville d'Annecy, mais il lui reste encore une partie de la forêt avec une grotte que Guillaume n°2 tient absolument à me montrer mais à laquelle on ne peut pas accéder. Et au milieu d'un chemin, Mon Chéri stop net devant, et me dit de faire demi-tour rapidement. Pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Il y avait une vipère ! Je le prends dans mes bras un peu plus loin, depuis que je le connais, il a beaucoup grandi et il est donc beaucoup plus grand que moi maintenant. Il lui a fallu lâcher son vélo pour me tenir dans ses bras, ce qui semble le déranger, car maintenant des fourmis sont en train de s'attaquer à son vélo ! Ce vélo ... De toute façon avec les coups de soleil que j'ai pris à la plage l'autre jour, il vaut mieux ne pas me toucher. L'eau du lac a beau être gelée, elle n'empêche pas de cuir !

Je suis de
retour chez moi pour quelques jours. Mon grand-père refuse qu'on aille le voir à l'hôpital, et ben qu'il continue à faire sa tête de cochon. Tout ce que je sais c'est qu'il a un ½dème à l'abdomen, et qu'on lui a pompé un litre d'eau. Ceci n'a donc pas beaucoup de sens pour moi, et j'ai la tête ailleurs dans la préparation de mon sac de raid.

On est le
5 août, et je pars faire le Raid Corse, pour 3 semaines, avec Mon Chéri, et comme pour la Tunisie, je ne sais pas où je vais le retrouver. Cette année encore, ils ont décidé d'innover pour les colos, et nous voici tous rassemblés à Piscop, dans un de leurs centres de vacances, sur la pelouse, à moitié grillée par la chaleur. J'arrive à trouver sans trop de difficultés mon équipe d'animation. Mon directeur, Julien est un ancien GO du Club Med. Je vais découvrir par la suite que c'est le meilleur directeur de colo que j'ai jamais eu (vous l'avez vu dans « Incroyable Talent » en 2006 sur M6, et dans un pub pour pagesjaunes.fr en 2007) Très simplement, je viens me présenter, et dans le but de mieux me connaître, l'animatrice, Manu, lit ma fiche d'inscription. Elle s'arrête à la rubrique « l'enfant souhaite séjourner avec » et me demande qui est Guillaume. Qu'est-ce que je réponds ? La vérité bien sûr, ça ne sert à rien de lui mentir, ils s'en rendront bien compote tôt ou tard. « C'est mon copain ». Elle me lance surprise « et ça fait longtemps que tu le connais ? » Ben oui, pratiquement un an et demi. Ca la laisse perplexe alors elle cherche la fiche de Guillaume n°2, évidemment, mon nom est également inscrit dessus, ça lui paraît logique, ce qui la frappe par contre, c'est qu'on n'habite pas du tout au même endroit. Ca l'épate. « Ca fait longtemps que vous ne vous êtes pas vu alors ? » Ben, en fait, ça ne fait que 5 jours ! Et me voilà obligée de raconter mon histoire, c'est bon, on nous a grillé. Et quand Julien (le dirlo) revient, elle lui annonce fièrement « et ben, on a déjà un couple dans la colo ». Julien n'en revient pas, dès la 1e matinée, c'est rare ! Puis on part pour l'aéroport d'Orly. Là-bas, je retrouve Marion C., qui était avec moi au Val d'Aran. Elle me demande si je connais déjà des gens dans la colo, oui, Guillaume n°2. « Ah et tu vas ressortir avec ? » non, je sors toujours avec. Après une bonne heure d'avion, nous voici à Bastia, jusqu'ici on avait bénéficié de la climatisation, donc, ça allait, mais à peine sorti, nous voici accablés par la chaleur. On prend un autocar pour rejoindre notre camping à Propriano. Pendant le trajet, j'ai ma mère au téléphone, qui s'étonne que je n'ai toujours pas retrouvé Mon Chéri. En fait, si j'ai bien compris, le groupe est divisé en 3, ceux qui ont pris le 1e avion direct depuis Paris comme moi, ce qui font un Paris-Marseille-Bastia, et ceux qui habitent le Sud de la France et donc qui prennent le bateau à Marseille, comme Guillaume n°2, et qui arrivent le lendemain. Au passage, ma mère me donne des nouvelles de mon grand-père. Ca ne va pas fort, il souffre de la chaleur, et d'après les médecins, il aurait un cancer du pancréas. Bon, d'accord, je ne sais pas vraiment, si c'est grave ou non, et je demande à l'animateur qui est devant moi, Sylvain, si on guéri d'un cancer du pancréas, je lui pose la question sur le ton de la plaisanterie, pour ne pas rendre les choses trop grave. Apparemment, il ne sait pas trop. De toute façon, mon problème pour le moment, c'est de retrouver Guillaume n°2. On passe la soirée à monter les tentes, et à explorer le camping. On a commandé des pizzas pour le diner, sauf qu'elles mettent un temps fou à arriver, et en plus, il nous manque des tentes. Au final, je suis crevée, et je m'endors, toute seule dans ma tente. Le lendemain matin, Guillaume n°2 arrive pendant que je suis partie prendre ma douche, ce qui prend beaucoup de temps. Quand je reviens au camp, ils sont tous assis pour la réunion d'info, c'est un peu moi qu'on attend et pur me faire payer mon attente, Julien me balance un grand seau d'eau froide dans le dos ! Ca rafraichit, c'est bien, mais je m'étais déjà douchée ! Je vais m'asseoir là où il reste de la place, près de Mon Chéri. C'est colo est organisée comme le jeu de Koh-Lantha, sauf que dans le cas présent, il s'agit de Corse-Lantha. Et le hasard a bien fait les choses car Mon Chéri et moi sommes dans la même équipe. Après le réunion, je peux me retrouver avec Mon Chéri, et je lui dis « tu vas peut-être m'embrasser maintenant qu'il n'y a plus personne ? »
La colo se met
en place petit à petit. Je galère franchement pour tout ce qui concerne la cuisine, mais le plus drôle, c'est les courses. On a envoyé un gars qui s'appelle Florian, peser les tomates. 60¤ pour 40 tomates ! Il a pesé la cagette en bois avec ! Et en plus, il s'est perdu dans le supermarché. Au final, je suis la seule qui dors dans une tente, les autres préfèrent dormir à la belle étoile, mais bon, si c'est pour se retrouver avec plein de fourmis collées sur la figure le matin et se faire bouffer par les moustiques, c'est pas la peine. Le sable de la plage est brulant, on peu à peine poser les pieds dessus, donc, on file directement dans l'eau, à 25°C, le pied. Pour l'instant, Mon Chéri est très gentil avec moi, on arrive même à trouver un moment pour se balader seuls tous les deux. Et on fait plein d'activités géniales, dont du catamaran, une sortie en zodiac (on s'est tous abordés les uns les autres, et au passage il y en a qui a perdu sa boite de capotes dans un des bateaux), et le mieux du mieux, c'est le baptême de plongée. A vrai dire c'est assez spécial de ne respirer que par la bouche, après elle est toute sèche, mais le spectacle est vraiment magnifique. Le lendemain, je suis réveillée vers 7h, j'attends près de Mon Chéri qu'il se réveille. Et là j'entends mon portable sonner dans ma tente. Mince, ça va réveiller toute la colo. Je fonce donc décrocher, c'est ma mère. Elle a une voix étrange, et c'est bizarre qu'elle m'appelle si tôt. Alors, je fais comme si tout allait bien, je lui annonce que j'ai fait de la plongée. Mais ça ne change pas le ton de sa voix, et là elle m'annonce que mon grand-père est mort, il y a deux jours, à cause de la chaleur, mais qu'elle n'a pas réussi à me joindre avant. Je ressors de ma tente, en larmes, et je me dirige vers Guillaume n°2, que le bruit a réveillé. Je reste dans ses bras, pendant que ma mère m'explique ce qui s'est passé, et puis je m'éloigne parce que je n'arrive pas à mettre les choses au clair dans ma tête. J'ai besoin de parler à quelqu'un qui puisse me comprendre, et bizarrement, Guillaume n°2 ne peut pas m'aider. C'est ma grand-mère qui m'appelle, elle une voix très calme, que je ne lui connais pas, et qui me fait peur. Elle me dit que mon grand-père a été un homme bien, et d'autres choses comme ça. En fait, je ne sais pas trop quoi pensé, je sais seulement que je pleure, parce qu'il vient de mourir, mais au fond de moi, je ne sais pas, je ne l'ai jamais beaucoup aimé, je l'ai toujours craint, trouvé trop sévère, je ne pensais même pas pleurer pour sa mort, je ne m'inquiétais même pas de sa maladie. Les animateurs aussi sont réveillés maintenant, ils essayent de me réconfortés, et ils me parlent de leurs propres histoires, le genre de choses que je ne veux même pas entendre, alors je préfère restée seule. J'appelle ma cousine, parce qu'elle est la plus proche de moi dans ma famille. Elle n'est pas bouleversé, à vrai dire, mon grand-père ne comptait pas plus que ça pour elle, c'était juste Grand-Papa. Elle me remonte un peu le moral. J'essaye d'aller déjeuner, mais en fait, il ne reste plus rien. Il faut que je m'occupe pour éviter de trop y penser, alors je décide d'aller faire ma lessive, avec Guillaume n°2. Malgré moi, je lui parle de mon grand-père, mais ça l'agace, il préfèrerait que je me taise. Au fond, je ne peux pas lui en vouloir, il ne sait pas ce que c'est, donc, il ne sait pas comment réagir. Il préfère éviter le problème. Dans un sens, je lui en veux quand même parce que j'ai besoin d'en parler. C'est ma tante qui m'appelle, pour savoir comment je vais. Ben plutôt bien en fait, et j'arrive pratiquement à la faire rire en lui disant que je suis en train de faire ma lessive dans un camping en Corse. Au fond, je réagis mieux que je ne l'aurais pensé. La journée passe bizarrement, et le soir, on sort en ville. Sur le chemin, je discute avec Saïl (Sylvain, mon mono), de mon grand-père bien sûr, mais aussi, de ceux qui sont partis avant lui, de ma vie, et de Guillaume n°2. Plus je lui parle de Mon Chéri, plus je me rends compte que Saïl a raison, Guillaume n°2 ne correspondra pas à mes attentes, avant plusieurs années, on n'a pas la même maturité, même Saïl me trouve très mûre pour une relation de ce genre, car même lui n'en serait pas capable et pourtant il a 10 ans de plus que moi. J'aime bien Saïl, il est gentil, et compréhensif. Finalement, la soirée en ville, je la passe avec le groupe de Marion C., dans lequel se trouve Brian. De mon point de vue, Brian, c'est le plus beau gars de la colo (ce que je ne devrais évidemment pas penser puisque j'ai déjà Mon Chéri). Tout le monde ou presque dans la colo trouve que Guillaume n°2 et moi formons un drôle de couple assez mal assorti. Et donc, pour essayer de rendre Guillaume n°2 jaloux, Brian me propose de me porter sur son dos. Pourquoi pas, et le regard que Guillaume n°2 me lance en dit long, non ça ne lui plaît pas. Cette colo a quelque chose de formidable, le matin même je perdais mon grand-père, et le soir, je m'amuse avec Brian !

# Posté le jeudi 17 mars 2005 13:25

Modifié le lundi 30 juillet 2007 05:03

Autobiographie <=> Désespoir (2e partie)

Autobiographie <=> Désespoir (2e partie)
A partir du Raid Corse, ma relation avec Guillaume n°2 va lentement dépérir, inévitablement, jusqu'à l'anéantissement total ...

* 15 ans (suite) : Désespoir ... Rupture ! Quand tout s'effondre et meurt : les profondeurs abyssales !

P
lus le séjour passe plus les relations deviennent compliquées avec Guillaume n°2. A l'inverse je trouve l'ambiance de la colo absolument formidable, c'est comme si je les connaissais tous depuis des années. En plus, il fait un temps magnifique, enfin, plutôt une chaleur écrasante, mais comme on passe notre temps dans l'eau, ce n'est pas grave. J'ai rapidement un super bronzage. Les animateurs sont extra, on ne s'ennuie pas et on rigole sans arrêt, entre les matchs d'impro, les spectacles organisés, etc. On fait même une sortie en boîte. C'est sympa, sauf que je suis réellement très crevée, et donc je m'endors sur un fauteuil. Quand je me réveille un peu plus tard, je suis surprise de voir Guillaume n°2 bougé sur « Push me » de Benny Bennassi. Visiblement, je le connais très mal. Et je commence à le supporter de moins en moins. Il passe son temps à jouer aux cartes, ce qui me gonfle royalement, il tourne carrément la tête quand je viens l'embrasser, et ceci devant tout le monde, merci pour le vent. Dans la colo, il y a ceux qui trouvent qu'il est vraiment odieux avec moi, et ceux qui trouvent que je le colle de trop. Il finit même par me sortir, qu'il est là d'abord pour être en colo, pas d'abord pour être avec moi ! Sympa. Et quand à ma première fois avec lui, je peux toujours courir. Il est très doué quand il s'agit de prendre des risques pour sauter une barre rocheuse de 15 m, mais pour venir dans ma tente où je dors seule, en plein nuit, là, il n'y a plus personne. Et ça en fait rire plus d'un. Un soir, alors que je passe dans la cuisine, Saïl et Julien me demande si Guillaume n°2 est plutôt ... et ils me miment la scène, et moi, avec probablement une expression désespérée, je leur réponds « ah non pas du tout même » ! Et ils éclatent de rire. La colo continue, Akim un de nos s'est cassé la cheville en faisant de la gym, on enchaîne pas mal d'aller-retour à l'hôpital, entre déshydratation et crise de panique.
On
part pour Porto Vecchio. Là-bas, on fait du ski nautique, c'est génial, excepté qu'avec la vitesse, l'eau de mer me décape les fesses. On fait aussi de la bouée tractée, et là, il y a plutôt intérêt à bien s'accrocher et à ne pas avoir le dos trop sensible parce que ça secoue vraiment dans tous les sens. On fait même du bivouac sur une plage, en se faisant engueuler par un autochtone parce qu'il ne faut pas faire de feu, la région étant déjà assez cuite comme ça.
C
'est l'un des rares moments d'intimité avec Mon Chéri, qui n'hésite pas à me retirer le haut de mon maillot de bain. En même temps, il m'a carrément laissé nue dans l'eau le maton même et c'est deux corses qui m'ont ramené mon maillot, un morceau chacun ! Le lendemain matin, tôt, j'entends des bruits de sabots, pensant que c'est un cheval, j'ouvre les yeux, et je vois passer le cul d'une vache. Bon, ce n'est qu'une vache, c'est pas grave. 2 secondes après, Kate, mon animatrice se jette sur moi, et me dit de sortir immédiatement de mon sac de couchage et de réveiller les autres parce qu'un taureau est en train de passer entre nous. Je me tourne donc vers Guillaume n°2, lui explique la situation, et il m'envoie littéralement promener en me disant que j'ai rêvé !
O
n va passer une journée à Bonifacio, sur la falaise, sortie en bateau pour aller voir une grotte, dont le trou au plafond à la forme de la Corse ! Franchement, ils voient la Corse partout eux ! Et le soir, dîné au resto. A vrai dire, au cours de cette colo, on a explosé le budget, tellement bien, que Julien doit redemander le même budget pour réussir à finir la colo.
Puis on part pour Corte, dans la
montagne, fini la mer, et bonjour les températures fraîches de la nuit. Au moins, Guillaume n°2 va cesser de passer son temps à chercher des oursins au fond de l'eau, des fois, c'est vraiment un gamin ! On fait de la Via Ferrata, ça m'enchante, de toute façon j'adore l'escalade, mais là, on est vraiment très haut, c'est splendide. Au cours de la balade, on aperçoit un rapace, comme un aigle, une espèce très rare, et protégée, il n'y a que 5 couples en Corse. Notre guide n'en revient pas, ça fait 2 ans qu'il est là, c'est la 1e fois qu'il en voit, et nous, on est là depuis ... 5 minutes !
On part ég
alement dans la montagne, faire une excursion. Ca grimpe grave, sur les cailloux, et les autres ont un rythme plus rapide que le mien. En plus, je suis fatiguée. Tellement, que l'autre jour, je me suis endormie à table (et sur un trottoir aussi), et Julien n'a rien trouvé de mieux pour me réveiller que de m'arroser avec la lance à incendie des pompiers ! J'ai pris une pression de 5 bars dans la bouche, ça m'a éclaté la lèvre ! Bref, je suis crevée, et donc je grimpe péniblement, surtout avec la chaleur. On arrive près d'un lac d'origine glaciaire, à 4°C, et bien croyez le ou non, Guillaume n°2 est capable d'y rester pendant 45 minutes ! Ce gars est fou ! Il ne fait rien de logique, et il me casse les pieds à me dire qu'il n'y a que le lait de brebis qui soit bon pour lui, ce qui l'empêche de manger ses céréales avec du lait ! Il m'agace sans cesse ! Il prend presqu'un malin plaisir à m'énerver. Le dernier jour, on part faire du canyoning, voilà un très bon moyen de foutre en l'air une paire de chaussure ! Enfin, je n'ai jamais été capable de sauter du haut du rocher de 8 mètres, il y a des choses qui ne valent pas la peine qu'on prenne des risques ! Après ça, petit excursion à cheval, et franchement, Guillaume n°2 sur un cheval, c'est hilarant. Saïl lui dit « donne des coups de talons », et Guillaume n°2 donne des coups de genoux ! Et oui, un cheval ne se manie pas comme un vélo !
Le der
nier soir, on va manger au resto. J'en ai assez marre de Guillaume n°2 en fait, rien en s'est passé comme prévu, il n'est plus le Guillaume n°2 que j'avais connu, tout est devenu trop compliqué. Brian me propose de venir manger avec son groupe, pourquoi pas. Sauf, qu'au moment de m'asseoir, j'aperçois le regard de Guillaume n°2, qui me cherche, ce regard que j'aime tant. Nana je ne peux pas, il faut que j'aille avec lui, c'est tout, c'est comme ça, c'est le dernier soir, et je l'aime. Le lendemain, il part sans presque m'embrasser. Je ne pleure plus. Il m'a écrit un joli petit mot sur une carte, et je lui en ai écrit un sur un T-shirt. Voilà il est parti, prendre le bateau. Bizarrement, la vie au camp est plus tranquille sans lui, moins compliquée, je n'ai pas besoin de me préoccuper de lui.
Je
rentre en avion à paris le lendemain, et me revoici à Piscop, à attendre avec Saïl. Guillaume n°2 m'appelle pour me dire qu'il est bien rentré. Et moi, je discute avec Thomas et un gars qui s'appelle Vincent, et dont j'ai découvert qu'il était dans le même lycée que moi.
Il va se passer u
ne semaine avant que je rappelle Guillaume n°2. Comme si j'avais eu besoin de souffler un peu, et de prendre des vacances. Et puis, la rentrée approche, et il a aussi fallu annoncer le décès de mon grand-père à ma s½ur. Au passage, je change de couleur de cheveux, et me voici rousse pour mon entrée en 1e ES.
Dans
ma classe, je retrouve une fille de seconde, Gaëlle, que je ne pouvais pas supporter, mais heureusement, je retrouve aussi Céline, qui était avec moi en 3e. Au cours de l'année, elle va devenir ma meilleure amie. C'est bien parce que je peux lui parler de Mon Chéri. Elle trouve vraiment qu'il est odieux avec moi. Je sais comment il est, mais je l'aime, c'est là tout le problème. En fait, pour les vacances de la Toussaint, je lui ai proposé de venir passer une semaine chez moi. Mais, soit je n'ai pas de réponse, soit, il a une compétition de vélo. Bref, quand arrive la fin octobre, je lui en veux tellement, que je cesse de lui écrire. Ou plutôt, si je continue à lui écrire les lettres, mais je ne les envoie pas. Je garde ainsi le silence pendant tout un mois, sans l'appeler. Et ça n'a pas l'air de le déranger plus que ça.
Pen
dant ce temps, j'abandonne ma couleur rouge, qui finit par tirer sur le orange, pour une teinture noire, je veux redevenir une vraie brune, et pour la première fois depuis 3 ans, je vais au lycée, les cheveux détachés (bon, si j'ai quand même une pince dans les cheveux), ça choque un peu, mais au final, les gens s'y habituent. Et Internet arrive chez moi (et oui, enfin). Le bonheur de découvrir que l'on peu se connecter au monde entier, que l'on peut parler à un tas de monde sur msn, et chater sur caramail ! Je finis quand même au bout d'un mois par envoyer un mail à Guillaume n°2. Il est content d'avoir de mes nouvelles et me dit « qu'il faudrait qu'on parle quand même ». Je l'appelle, tout se passe bien, sans problème. Et je ne raccroche pas en larmes, comme en octobre. Et puis, un soir, on est le vendredi 12 décembre, je discute avec lui sur caramail, en attendant Céline, qui doit dormir chez moi. Et je ne sais plus trop comment, dans la discussion, je comprends qu'il n'a plus envie d'être avec moi. En fait, je ne sais même plus ce qu'il me dit, mais je comprends qu'il y a quelqu'un d'autre. Je commence à me sentir mal, comme si du poison coulait dans mon c½ur. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Je dois arrêter la discussion parce que Céline vient d'arriver. Elle me trouve un air bizarre, ça se voit sur ma tête que ça ne va pas, mais je ne dis rien. Le lendemain, on va à la journée d'orientation du lycée, je n'ai pas la tête à ça. Ca ne va pas avec Mon Chéri, je redoute le pire. Du coup, en rentrant le soir, j'appelle Guillaume n°2, pour qu'on s'explique. Je ne me souviens pas des mots qu'il prononce, je devine seulement ce qu'il essaye de me dire, que c'est fini, que ça s'arrête là. Je m'entends encore lui dire, le visage couvert de larmes « mais non, moi je ne veux pas te quitter, je t'aime Guillaume ». Mais mes mots, mes larmes, mes plaintes, rien ne le fait changé d'avis. Alors, je lui demande le nom de celle qui a pis ma place, pour avoir un nom à haïr. Elle s'appelle Clothilde (quand j'étais petite, j'ai connu une chèvre qui s'appelait comme ça), et elle habite à seulement 90kms de chez lui ! La distance faisait notre force, elle a finit par nous achever !
Vous venez
de découvrir comment se termine une histoire d'amour. Cette histoire, c'était mon conte de fée, j'étais la princesse et lui le prince charmant. Tout était toujours beau, j'avais toujours tout fait pour que tout soit beau, parfait, comme un modèle, pour dire, regardez, si c'est possible. Et d'un seul coup, l'univers que je m'étais construit s'effondre, il n'y a plus rien, tout ce en quoi je croyais vient de voler en éclat. Mon Amour me quitte, il me brise le c½ur, je n'ai plus rien, plus d'amour à donner, plus d'amour à recevoir, plus personne à aimer, j'étais prête à tout, c'est à lui que je voulais m'offrir. Il était ce à quoi je tenais le plus au monde, mon rêve vient de disparaître. C'est comme si on m'arrachait une partie de moi-même. Non pas ça, il est à moi, c'est Mon Guillaume, Mon Amour, ce que j'ai de plus précieux au monde ! Je voudrais le détester, mais je l'aime trop pour ça !

Plus rien ne vi
t en moi, qu'est-ce que je fais maintenant ? On n'efface pas 22 mois de sa vie comme ça ! Il est partout, dans ma tête, dans mon c½ur, en photo, son nom est gravé partout, je lui ai écrit 90 lettres, il ne m'en écrit que 4, et tout ce qui me le rappelle j'en fais quoi ?
Pour le moment, je s
uis assise par terre dans ma chambre à côté du téléphone, et je pleure. Ma mère a entendu malgré elle, et me demande ce qui se passe. Et l »s mots sortent de ma bouche, presque comme irréel et prononcer par quelqu'un d'autre. Les prononcer, c'est les accepter « c'est fini avec Guillaume ». Elle s'y attendait presque. Pour les autres c'est comme un soulagement, mais chez moi, c'est une plaie ouverte. J'ai besoin de réconfort. J'appelle Céline, qui me dit qu'elle s'en doutait « c'est pour ça que tu étais bizarre hier soir ». J'aimerais aussi appeler Marion A, elle connaît l'histoire depuis le début, mais je n'ai pas son numéro. Alors, j'appelle Catou, ma cousine. Elle me dit que c'est mieux comme ça, parce que ces derniers temps, ça n'allait plus. Et pour me remonter le moral, elle me propose de venir passer le nouvel an, chez elle, ben oui tient, ça me changera les idées.
Le r
etour au lycée est une épreuve. Je ne veux pas que ça se sache, j'étais tellement fière de mon histoire. Mais ça se lit presque sur ma tête. Dans ma classe, il y a un couple, Baptiste et Sharleen. En sport, baptiste me demande comment ça va avec Mon Chéri, je ne vais pas lui mentir, alors je lui avoue la vérité. Il me dit qu'il comprend. C'est la réaction de Sharleen que je ne comprends pas, pourquoi elle me dit d'arrêter de draguer son copain ? J'ai d'autres soucis en tête ! La réflexion la plus con me vient de Gaëlle, qui me dit que ça ne l'étonne pas ! Sur le coup, j'ai dû me retenir pour ne pas la frapper ! Qu'est-ce qu'elle y connaît elle ?

Arr
ive Noël, triste à mes yeux. La s½ur de Guillaume n°2 m'envoie un e-mail pour me dire de ne pas m'en faire pour son idiot de frère. En fait, je préfère oublier que son idiot de frère a jamais fait parti de ma vie, mais bien sûr, ça n'est pas possible.

Mon cousin Nico
arrive chez ma grand-mère quelque jour avant la fin de l'année, avec sa copine. Ils me redescendent en Charente, pour le réveillon. Ma cousine est bien décidée à me changer les idées, donc interdiction de parler de Guillaume n°2. J'aime bien discuter avec ma tante et mon oncle, je peux leur parler de ma famille, de mes problèmes, de ma mère, de ma s½ur, ils sont sympa. Et puis, ils ont connu mon père et l'estimait beaucoup. Le soir du 31 me voilà donc partie avec Catou chez des amis à elle, que je ne connais donc pas. Ils sont tous beaucoup plus vieux que moi, mais j'ai la chance de faire un peu plus âgée. En fait, c'est la première fois, que je fais autre chose pour le réveillon que de rester chez moi en famille. On rigole pas mal, avec des jeux stupides, et à minuit, on tente comme on peut de faire décoller des feux d'artifices qui se résument surtout à de gros pétards. Vers le petit matin, on part chez l'ex de Catou, Flo. En fait, on est les deux seules filles. Ces gars là m'impressionnent un peu, mais comme ils ont tous bu, ils sont plutôt drôles. Et je déconne plutôt bien avec eux, sauf que moi, je suis sobre. Et il y en a un qui me plaît beaucoup. Il s'appelle Manu. Ca flirt un peu. Je suppose que c'est ça ce qu'on appelle se changer les idées. Mais ma cousine ne voit pas ça d'un très bon ½il du tout. Et donc, le lendemain, quand je reprends le TGV pour rentrer chez moi, elle fait limite la gueule. Ca lui passera, j'étais dans mon droit (sauf que le gars en question a une copine, mais apparemment, ça n'est plus une limite vu ce qu'on m'a fait). C'est la première fois que je prends le TGV seule, mais ma mère s'est que je suis du genre intrépide !
La nouvelle année semb
le démarrer sous de meilleurs hospices. J'arrive même à téléphoner à Guillaume n°2 et à lui parler normalement. Apparemment, je crois m'être remise de mon malheur un peu trop vite, car cette semaine, va en fait être la pire de l'année. Sharleen a visiblement une dent contre moi. J'ignore complètement ce que je lui ai fait, mais elle semble convaincue que je vais lui piquer son mec. Ce qui n'est pas du tout mon intention, parce que de tous les mecs de la classe, ce n'est pas Baptiste que je choisirais en premier, même pour une question de survie de l'espèce humaine. Et je ne cherche pas du tout à le draguer. Mais qu'importe, elle est convaincue de ce qu'elle imagine, à un tel point, que le mardi, elle vient me trouver dans les vestiaires de la salle de sport, m'attrape la tête entre ses mains et me décroche une claque ! Ca me fait un choc. D'abord parce que je n'ai absolument pas mérité cette claque, et ensuite, parce que c'est la première fois qu'on lève la main sur moi (en dehors des raclées que j'ai pris étant petite). On ne m'avait jamais frappé, alors je ne sais pas comment réagir. Et je ne suis pas du genre à riposter, mais plutôt à éviter le conflit. Donc je ne dis rien, et je l'évite au maximum, elle et son mec. Le lendemain elle continue à raconter ses conneries à tout le monde, en partant du prétexte que mon string dépasse de mon pantalon (ce que je ne fais pas exprès) et donc, que je drague ouvertement son copain ! L'après-midi chez moi, je raconte mes problèmes par e-mail à Guillaume n°2. Le lendemain, Sharleen vient encore me trouver à la pause, j'en ai assez, je perds mon sang-froid et j'essaye de lui faire comprendre qu'elle se trompe, mais on entend beaucoup trop la peur dans ma voix.
A midi, je rentre
manger chez moi, j'explique à ma mère ce qu'il se passe, tout en regardant mes messages sur mon portable, et heureusement que je ne les ai pas regardé en cours. Il y a un message de Stéphanie, la s½ur de Guillaume n°2. Je trouve ça bizarre qu'elle m'envoie un message. En voici le contenu : « Pauline, c'est atroce, notre père vient de se suicider, Guillaume ne va pas bien du tout, il a besoin d'aide »

# Posté le jeudi 17 mars 2005 13:34

Modifié le lundi 30 juillet 2007 05:04

Autobiographie <=> Victoire I (3e partie)

Autobiographie <=> Victoire I (3e partie)
Une fois qu'on a touché le fond, on ne peut que se relever, difficilement, mais sûrement. Dans la vie, tout doit s'équilibrer. Pour avoir connu des moments atroces, la vie va soudain devenir magnifique. On entre dans une époque formidable de ma vie, comme l'apogée de mon adolescence. Les meilleurs moments arrivent maintenant ...

* 15 ans (suite) : Jalousie, Amitiés, Retrouver l'Amour

Etant donné les
larmes qui coulent presqu'instantanément de mes yeux, l'information n'a pas mis longtemps à être assimilée. Presqu'automatiquement, une expression horrifiée a dû s'afficher sur mon visage, en même temps que je relie à voix haute le message, à ma mère.
Je ne compr
ends pas. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi ? Pourquoi a-t-il fait ça ?
Je
suis toujours en train d'essayer de comprendre la raison de cet acte, alors qu'on arrive chez moi. Je suis toujours en train de pleurer, et curieusement, je me demande pourquoi je pleure ? Ce n'est pas de mon père qu'il s'agit, c'est le père de Guillaume n°2, et je ne l'ai peut-être rencontré que 3 ou 4 fois dans ma vie, alors pourquoi ça me fait autant de peine ? Aussitôt rentrée, j'attrape le téléphone, et compose par instinct ce numéro que je connais par c½ur. Je ne sais plus qui me répond, je demande juste à parler à Guillaume n°2. Il a l'air d'aller plutôt bien, étrangement calme. On lui a donné des médicaments pour le tranquilliser. C'est arrivé la veille, dans l'après-midi, son père est descendu à la cave, il n'y avait que Guillaume n°2 et sa s½ur, dans la maison, donc, c'était forcément l'un d'eux qui allait le découvrir. Guillaume n°2 est descendu à la cave, et il l'a trouvé pendu. Dans ma tête je visualise la scène, je revois son garage, le visage de son père. Je pleure toujours. Il m'explique l'arrivée des pompiers, le médecin qu'on a appelé dans la nuit à cause des cauchemars de Guillaume n°2. Je lui dis de prévenir sa copine, qu'elle est là aussi pour l'aider.
Puis
je retourne en cours l'après-midi, dans état pitoyable. Lorsque je retrouve Céline ma meilleure amie, je lui explique ce qui vient de se passer, et aussitôt les larmes reviennent, Charlène passe devant moi, visiblement heureuse de croire qu'elle est responsable de mon chagrin. Non, je ne suis pas en état de suivre un cours, je passe donc l'après-midi à l'infirmerie, l'infirmière m'écoute parler, plus pour moi, que pour elle, pour essayer de comprendre ce qui a pu provoquer ce suicide ! Qu'est-ce qui a bien pu se passer, pour pousser son père à se suicider chez eux ? Cette famille, j'en avais une image parfaite, de bonheur, de réussite, tout allait bien pour eux, ils n'avaient pas d'ennuis à ma connaissance. C'est comme si au fond de moi, l'image du dernier bonheur parfait venait de se briser en morceau. Je pense à Guillaume n°2, sans père, comme moi. Pourquoi le sort s'acharne ainsi ?
Fin
alement, je ne l'apprendrai que des années plus tard, ce genre de suicide est une maladie psychologique, comme une sorte de dépression, sans raison particulière, et généralement héréditaire ...
Le jour
de l'enterrement, je suis en Angleterre, à Canterbury, avec ma mère, et ma s½ur. Il s'agit d'une sortie organisée par le boulot de ma mère. Je me vois encore assise dans une boutique de fringues pour ma s½ur, les pensées bien loin de là. Dans ma tête, je vois l'église d'Annecy-le-Vieux, une foule devant, et puis un cercueil en sortir, avec Guillaume n°2 à côté, habillé tout en noir. Je ne l'ai jamais vu habillé de couleur sombre, sobre, je l'ai presque toujours vu heureux, c'est comme un choc, qu'est-ce que je fais là ? De l'autre côté de la Manche ?
Enc
ore aujourd'hui, j'ai dû mal à comprendre le chagrin que j'ai ressenti. D'après ma mère, il s'agirait d'un mélange entre le chagrin pour le décès de mon père, et le chagrin de ma rupture avec Guillaume n°2.
Les jours p
assent, je reste en contact avec Guillaume n°2. Il a finalement mis Clotilde, sa copine, au courant. Et puis un soir, je ne sais plus trop comment, sur Internet, je suis tombée sur elle, on a parlé, de Guillaume n°2, bien sûr, du fait, que j'ai été prévenue avant elle, de comment ils se sont rencontrés, etc. Et la peine s'est effacée, pour laisser place à la jalousie.
Je
ressentais de la compassion pour Guillaume n°2, en raison de cet amour, j'avais toujours pour lui, et cet amour, qui fait que je ressens de plus en plus de jalousie vis-à-vis de cette Clotilde.
Dans un
sens, psychologie ment, je gère plutôt les évènements survenu en moins d'un mois, une rupture, une baffe, un suicide, mais tout ce qu'on refoule mentalement, physiquement, le corps fini toujours par le laisser paraître. Je perds pas mal de poids en très peu de temps (ce qui personnellement, ne me dérangeait pas, mais en inquiétait d'autre), j'ai souvent des douleurs au c½ur. Je vais passer une échographie à Paris, il ne s'agit que d'un simple souffle au c½ur, les douleurs sont peut-être juste un effet lié à la spasmophilie. Je n'y prête pas plus d'attention.
Au lycée,
Charlène finit par me laissée tranquille. Les choses rentrent peu à peu dans l'ordre. Et je commence même à bien sympathiser avec Antoine, le « dealer » de la classe, un grand (1m86) blond aux yeux bleus de 17 ans. En fait, je sympathise même beaucoup, et il y a comme une sorte de rapprochement.
En même temps,
je suis contactée sur Internet, par un gars, Julien, presque 15 ans, qui habite à côté de lycée, et qui veut me rencontrer. On discute pas mal sur msn (nouveau moyen de communication que je viens de découvrir et qui est une véritable révolution dans ma petite vie). J'accepte de le rencontrer un samedi, après un DST. Il m'attend devant le lycée. Grand (1m85), les yeux bleus (et daltonien), cheveux châtains clairs, et avec un physique d'athlète, normal pour ce tennisman. Il m'invite à déjeuner. C'est la première fois qu'un gars m'invite au restaurant, c'est plutôt flatteur. Je précise quand même une anecdote marrante au passage, en descendant en ville, il a marché dans une merde de chien fraîche. Ce n'est pas un bon point quand on veut draguer, mais ça me fait rire, et ça détend l'atmosphère parce que quand je suis intimidée par quelqu'un, j'ai le réflexe de parler, beaucoup, beaucoup, je lui raconte donc ma vie, mes colos, mes amis, les cours. Et il m'écoute sans broncher ! Sympathique, et drôle !
Le mardi suiva
nt, je me retrouve dans une situation qui m'aurait parue improbable un mois avant ! Dans la même journée, je me vois contrainte de dire à Antoine, puis à Julien, que je ne veux sortir avec personne pour le moment, parce que j'aime toujours Guillaume n°2 !
Sauf, qu
e le jeudi, je réussis à me faire avoir par Antoine, qui je ne sais pas trop comment, réussis à m'embrasser à la fin des cours (sincèrement, j'ai été prise par surprise !) Je ne donc pas à l'aise juste après quand je me retrouve chez Julien, en essayant de dissimuler la gourmette qu'Antoine m'a attaché au poignet !
Au fond de
moi, je sais très bien, que je ne suis pas amoureuse d'Antoine, surtout qu'on forme un couple assez atypique : moi déléguée, 2e de ma classe, et lui, dealer, fouteur de bordel en cours ! Mais quelque part, ça fait longtemps que je n'ai pas sentie la présence d'un gars à mes côtés, et finalement, j'adore ça ! D'où les échanges de bisous, en cours de maths, dans le dos du prof, les pelles roulées à la récré, qui font que les autres désertent la classe, et Charlène, qui soudain apaisée, m'adresse à nouveau parole !
Et de l'au
tre côté, je continue à voir Julien, qui s'avère être un ami formidable, avec qui je me marre très souvent, « est-ce que je suis maladroit ou bien je n'ai pas de chance ? » me demande-t-il après avoir ouvert le service à couvert, tout neuf de sa mère, à l'envers, faisant tomber tout son contenu par terre ! Et puis, on peut se faire des sorties au ciné, pour aller voir les « 11 commandements », avec Michaël Youn.
Je m
e rends bien compte que Antoine et moi, ça ne marchera jamais, et surtout, je ne supporte plus de porter sa gourmette, comme si je lui appartenais. Donc on se sépare, d'un commun accord, au bout d'une semaine et demi. Je me retrouve donc seule à la St Valentin, et étrangement, c'est la personne la moins improbable qui le soit qui me la souhaite : Guillaume n°2 !).
Cet hi
ver je pars en colo à Châtel (Haute-Savoie), et j'attends ça depuis longtemps. Et pour plusieurs raisons : je n'ai pas fait de ski depuis 2 ans, j'ai vraiment besoin de me changer les idées, et surtout, je sais d'instinct, que je vais y retrouver l'amour ! Donc, c'est avec impatience et enthousiasme, que je retrouve Vincent, avec qui j'avais longuement discuté l'été dernier, et qui est dans le même lycée que moi. Il fait la même colo que moi. Je déchante un peu, à mon arrivée à la gare de Lyon, pour prendre le TGV, en découvrant, la tête des autres ! Colo 14-15 ans, je dois être la plus vieille, la seule à être en première ! En cherchant les toilettes, je fais la connaissance d'Erwan (oui, il a des manières assez originales de faire des rencontres). Sympathique gars, en première S, à qui j'essaye d'expliquer pendant 10 bonnes minutes ma vie sentimentales, et qui a la fin de mon discours me dit : « oui, mais ma question c'était juste si tu es célibataire ou non ? » Heu, oui ! Tout ça sur le chemin qui nous a mené dans un café en face de la gare, et où je manque de renverser un serveur avec une bouteille de champagne dans les mains.
On
monte dans le TGV pour aller à Evian, après avoir tiré à grande peine ma valise de 22kg le long du quai. Je suis assise en face d'Erwan, pendant 4h, qui se révèle être un sacré phénomène d'humour. A côté de nous sont assises Anaïs, et Camille, mes futurs coloc' de chambre. Camille est de Dunkerque, une ch'timi, et Anaïs est fan de Robbie Williams.
Une foi
s arrivée à Châtel, je m'installe tranquillement dans ma chambre, et à peine ai-je ouvert mon sac qu'une dizaine de mecs débarquent et s'installent sur mon lit, tombant immanquablement sur ma crème anticellulite (on a tous nos problèmes). Après avoir lutté pour nous débarrasser des mecs, arrive Erwan, en serviette (il va vite en besogne lui quand même) : « on n'a pas de douche dans notre chambre, est-ce que je peux prendre la votre ? » C'est une blague ? Après vérification, non, bon, vas-y !
Deux jours après, je me retrouve dans une ambiance de malade ! Premier info : les rapports sexuels sont autorisés (et dire que j'ai fait tant de colos avec Guillaume n°2 et c'était interdit), on dispose même de capotes dans les WC. Deuxième info : je me suis fait voler mes capotes à l'orange ! Et puis, il y a les fameuses gamelles au ski. Erwan qui se casse la figure, et au lieu de s'arrêter et de se relever, continue à descendre la piste à plat ventre, renversant 2 autres personnes qui tenaient de le rattraper, au passage ! Et moi, pétée de rire du haut de la piste : mais pose tes skis pour t'arrêter au lieu de garder les jambes en l'air. Suivie de la plus belle gamelle que j'ai jamais vue de ma vie, Anaïs et le tire-fesse ! Celle-ci est mémorable, digne de Vidéo-gag. On a pris un tire-fesse un peu raide à la fin, où il faut se dépêcher de lâcher la perche, sinon, on reste accrocher. L'ayant déjà pris je savais à quoi m'en tenir, mais pas Anaïs, qui une fois arrivée en haut, n'a pas réussi à retirer la perche, et qui a pu la lâcher, qu'après avoir commencé à gravir la pente, sensée nous arrêter. Evidement, une fois la perche lâchée, plus rien ne la retenant, elle glisse en ailleurs, et rentre dans le type qui arrive juste après elle ! Celui-ci tombe sous Anaïs, perd son ski, qui dévale, la pente. On aurait pu s'arrêter là, si les skieurs suivant n'avaient pas tenté de rattraper le ski, et ne s'étaient pas casser à la figure du tire-fesse à leur tour ! Et moi ? Pétée de rire en haut de la piste !
Mai
s Erwan et Anaïs ne s'arrête pas là, ils sont également excellent au dîner : Anaïs nous lit son horoscope : « scorpion, mangez de la verdure », arrive la salade, et Erwan, silencieux jusqu'alors, qui lance : « ben faut brouter maintenant ». Ou encore, Erwan se proposant de servir la soupe à Anaïs, qui retire son assiette des mains d'Erwan, envoyant valser la soupe sur la pauvre Camille assise à côté !
Et encore s'il n'
y avait qu'eux deux pour faire des gaffes ! Bon gré, mal gré, je me retrouve assez souvent dans la chambre des gars, qui comprend entre autre, Christophe (dit Totof), qui s'est cassé le poignet (pratique pour le surf), Jean-Charles (dit JC) genre punk aux tendances sexuelles étranges, et un mec plutôt mignon, qui s'appelle ... Guillaume (auquel j'attribue le numéro 3 pour éviter les confusions). Les discussions sont essentiellement basées sur le sexe (comme des ados), et Totof me demande d'établir un classement des mecs de la colo : n°1 Guillaume 3, n°2 Totof, et n°3 JC. Evidemment ça crée des rivalités, mais c'est drôle. J'en parle beaucoup avec Anaïs et Camille, et je leur parle aussi de Guillaume n°2, notamment de son père. Camille me dit que c'est beau la relation qu'il y avait entre nous comme des « âme s½urs ».
Je me souviens
m'être retrouvée un soir dans ma chambre, avec Totof, pour lui prêter une robe pour se déguiser pour un jour lors d'une veillée, l'avoir regardé et m'être dit que si je voulais faire quelque chose, c'était maintenant ! Mais non, je ne fais rien, parce que c'est de Guillaume n°3 que je rêve. Il est plutôt pas mal, brun, les yeux marron, un peu plus grand que moi. Bon, c'est vrai qu'il n'a que 14 ans, mais il me plaît vraiment. Il est du genre timide (comme un Guillaume quoi), donc c'est à moi de faire le premier pas. Je passe presque toutes mes soirées dans la chambre des mecs, et je ne trouve pas le moyen de passer à l'action. Et donc un soir, ras-le-bol, je claque la porte et retourne dans ma chambre. On m'envoie Guillaume n°3 quelques instants plus tard. Il est là devant moi. Je ne sais pas quoi lui dire en fait, donc ne trouvant pas mes mots, je passe aux actes, et je vais directement l'embrasser. Et deux secondes après, j'entends Erwan, qui dit : « bon, euh, je sors tout de suite, ne vous dérangez pas pour moi » ! En serviette, et tout mouillé, il sort de la douche ! Guillaume n°3, abasourdie, ne comprend pas top ce qui se passe ! Je réprime une envie terrible d'éclater de rire !
Bien entendu,
la nouvelle se répand comme une trainée de poudre ! Et je suis toute contente d'envoyer un message à Céline, Julien, ma mère et Guillaume n°2 pour les prévenir que j'ai retrouvé l'amour. Céline qui est au BAFA approuve, ma mère aussi, Julien est vexé pensant qu'il pourrait sortir avec moi après ma colo (vu que l'excuse, après « j'aime toujours Guillaume n°2 », c'était « je pars en colo, ne nous engageons pas avant »), et Guillaume n°2 qui ne trouve rien d'autre à me dire que « et ben dis dons, dans ta vie on dirait que tu n'aimes que les Guillaume ! ». Evidemment, je reste tout le temps avec Guillaume n°3, jusqu'à nous faire engueuler par l'équipe d'animation, pour être arrivés en retard au dîner, parce qu'on était resté dans ma chambre à se bécoter ! En dehors de ça, la colo continue, Totof vexé sort avec une autre fille, JC ne comprend pas ce que je fais avec Guillaume n°3 (ça ne s'explique pas), et Vincent recherche une moufle parce qu'il s'est cassé un doigt et ne peut plus mettre de gant. A ce propos, lorsque sa mère a raconté à ma mère (sa collègue), que Vinc' s'était cassé le doigt ma mère, lui a demandé « mais où il a mis ses doigts ? », ce à quoi la mère de Vinc' a répondu « ben je sais pas, demande à ta fille ! » Charmant ! En fait, j'aime beaucoup faire du ski avec Vinc', surtout entre deux verres de vin chaud (c'est délicieux), pour le voir finir coincé sur un rocher, obligé de s'assoir pour réussir à faire demi-tour ! Arrive le dernier. C'est un peu la panique, parce que je dois terminer d'écrire mes cartes postales, faire ma valise, me faire belle pour la « soirée ». Bref, avec toute cette galère, et entre deux bisous, je me retrouve avec un mal de crâne d'enfer. Et au milieu de la soirée, je n'en peux plu, je vais rechercher un peu de calme. Oh là là, ça ne va plus tout, je suis avec Guillaume n°3, et soudain, il faut que je m'asseye, je sens des fourmis dans mes joues, et j'ai les yeux qui pleurent. Un peu paniqué Guillaume n°3 va me chercher de l'aide. Je me souviens qu'on m'aide à monter l'escalier jusqu'à l'infirmerie, j'arrive à peine à marcher. On m'allonge, j'ai des spasmes, je tremble de partout et je délire. Je sais ce que j'ai, une crise de spasmophilie comme ma mère, mais je ne sais pas du tout comment la gérer, j'ai peur, je dis que je ne veux pas mourir. Vers le milieu de la nuit, ayant enfin réussi à me calmer, je remonte dans ma chambre. Le lendemain matin, je découvre que j'ai bien foutu la trouille à tout le monde, en particulier à Guillaume n°3. On reprend le TGV, ensemble, à s'embrasser, pendant 4h, puis finalement 5h, le train ayant heurté un chevreuil, on a une heure de retard. Bizarrement lorsqu'on se quitte sur le quai de la gare, je ne pleure pas, alors que je n'ai même pas une photo de lui (mon appareil photo ayant pris l'eau, et la neige). En rentrant, Vinc' me demande si je vais revoir Guillaume n°3. Bien sur, il habite à Angoulême, d'accord, c'est à 600 kms de chez moi, mais ma cousine habite là-bas, et je vais la voir dans un mois pour fêter ses 18 ans !
De retour au lycée, évidemm
ent, je raconte toute ma colo à Céline, qui ne dit rien au fait que j'ai encore trouvé un Guillaume, ni au fait qu'il s'agisse encore d'une histoire à distance. Je revois Julien aussi, mon ami. Il est vexé, souffre, mais ne le montre pas, il m'écoute raconter ma vie, me dit que les histoires de distances c'est jamais trop ça, mais bon, étant restée avec quelqu'un pendant presque deux ans à distance, ses arguments n'ont pas trop d'effets. Evidemment, je me suis relancée dans la rédaction de lettres hebdomadaires, à l'attention de Guillaume n°3, qui, lui au moins, me répond !
A la mi
-mars, Guillaume n°3 part à Ségovie (Espagne) en voyage scolaire, une semaine après les attentats de Madrid. Et je descends à Angoulême pour l'anniversaire de Catou. Je dois revoir Guillaume n°3 à la fin du week-end. Ma cousine ne sait pas que je suis descendue pour son anniversaire, c'est une surprise. Pour fêter ça, on va dans un bas, avec elle, ses potes, et je retrouve Manu, qui a l'air plutôt content de me revoir. Personnellement, je ne sais pas trop quelle attitude adopter, donc je ne dis rien. Et je suis étonnée, lorsque le soir, arrivée, chez l'ex de Catou, elle me dit que je n'aurais qu'à dormir avec Manu ! Ah bon ! N'étant personnellement plus célibataire, la donne à changer, mais apparemment, pour Manu, casé également, être deux à fauter, c'est plus acceptable. Donc, cherchant un me réchauffer parce que je suis aussi glacée qu'un cadavre, je me rapproche de lui. Il y a certains gestes, mais il ne se passe rien concrètement. Et c'est mieux pour ma conscience. Le dimanche, je retrouve Guillaume n°3, à qui je ne dis rien. On va chez lui, sa famille dort encore. Retrouvailles sympathiques mais pas à la hauteur de ce que j'attendais physiquement. Et pour couronner le tout, je me fais avoir par le changement d'heure, et revient avec une heure de retard au rendez-vous fixé par ma mère pour rentrer.
Evidemmen
t, je n'échappe pas une belle dispute : « je ne t'emmènerai plus jamais voir un de tes copains à l'autre bout de la France », donc maintenant je dois me débrouiller toute seule, parce qu'elle sait tenir ses promesses.
Mais cette dispute ne m'empêch
e pas d'aller à la fête du lycée, le Père Cent, c'est-à-dire, les 100 jours avant le bac. Thème de la soirée « Jet Set ». Mamie a réussi à me dégotter une tenue classe, et pour la première fois depuis des années, je suis en jupe, et certains ne m'ont même pas reconnue ! On s'amuse bien, avec Céline on se dit qu'on aurait dû amener Julien !

# Posté le samedi 26 mars 2005 12:15

Modifié le lundi 30 juillet 2007 05:14

Autobiographie <=> Victoire II (4e partie)

Autobiographie <=> Victoire II (4e partie)
Le Bonheur, finalement, on peut l'atteindre, après de nombreuses épreuves bien sûr. C'est une question de Karma, beaucoup de mauvaises énergies dans un seul sens, donc, il en faut dans l'autre sens pour équilibrer le tout. Et étrangement, la consécration, on l'obtient parfois, disons, en dehors des sentiers battus !

15 ans (fin) : Il y a une première fois à tout ...

Avril arr
ive avec son lot de devoir. Allez savoir pourquoi les profs ont décidé que le moment est idéal pour nous demander de produire une tonne de dossier : les élections régionales en Science Politique, la Picardie en Géographie, et la contraception en SVT. Ce dernier dossier est plutôt sympa, c'est la première fois que je scanne une de mes anciennes plaquettes de pilule ou encore des préservatifs.
Je trava
ille avec Céline sur ces dossiers, et donc je passe du temps chez elle, avant les vacances. La mère de son meilleur ami vient de décéder, et donc, je suis aussi là pour la soutenir. Un après-midi, en sortant son chien, on passe devant le cimetière. Elle se demande où va être enterrée la mère de son ami, et ne pouvant entrer avec son chien, je vais chercher la tombe à sa place. Je parcours les allées. A un moment, alors que je venais de regarder les tombes à ma droite, je me tourne vers la gauche, et je manque de peu de mettre le pied dans un trou béant ! Evidemment, je pousse un cri d'horreur ! Céline qui a entendu me demande ce qu'il se passe. Et réalisant l'absurdité de la situation, j'éclate de rire ! Ma foi, les morts ont dû apprécier le changement, en dehors des larmes, ils doivent entendre rarement éclater de rire !
Un soir
en discutant sur Internet avec Guillaume n°2, il m'avoue qu'il ne va pas tarder à quitter Clotilde, ce qui évidemment m'enchante, la vengeance est un plat qui se mange froid. Comme je discute en même temps avec Guillaume n°3 (l'avantage d'Internet : parler à plusieurs personnes en même temps), je lui annonce ce que je prends pour une bonne nouvelle. Quelques minutes plus tard, il m'envoie un message pour me dire : « tu l'aimes encore n'est-ce pas ? » Merde. Sincèrement là j'ai un problème. Bien sûr, au fond de moi, je sais que j'aime encore le Guillaume n°2. Et d'une certaine manière, je l'aime à travers Guillaume n°3 (oui je sais c'est compliqué), qui m'apporte certaines choses, que je ne trouvais pas chez Guillaume n°2, comme l'attention, le dialogue, les lettres, etc.
Pour toute réponse, j'assure à Guillaume n°3 que je n'aime que lui.
2 j
ours avant mon départ en séjour linguistique à Malte, soit deux jours avant son anniversaire, Guillaume n°2 m'envoie un message, pour me parler d'un stage qu'il a fait dans les Ardennes. Il y a quelque chose d'étrange dans son message, qui sous-entend qu'il en a plus à me dire, et à force de chercher, il fini par m'avouer qu'il l'a fait, avec une quasi parfaite inconnue, mais que c'était « trop puissant » ! Je n'en demande pas tant au destin quand je parlais de vengeance, parce que pour le coup, il l'a franchement trompée sa Clotilde, vu qu'il ne l'a pas encore quittée. Et d'un côté, ça m'ennuie profondément. J'ai tellement voulu le faire avec lui, et pour me venger je voulais le faire avant lui ! Donc, là tout est fichu, et ce n'est pas bon pour mon moral. Mais à tout problème, il existe une solution, et elle s'appelle Malte.
Je s
uis partie seule, sans connaître personne à l'avance. J'attends déjà depuis un moment à Barbès (au centre de stockage des jeunes colons), lorsque débarque Florian. « Salut Moignon » ! Et oui, le gaffeur du Raid Corse. Ca me fait plaisir de savoir qu'on retrouve quand même des p'tits rigolos en séjour linguistique. Jusqu'à l'aéroport tout se passe bien, je discute avec d'autres filles, leur parle de Guillaume n°3. Au passage des détecteurs de métaux, un des gars de notre colo à un problème avec ses ... chaussures ! Ils veulent les lui faire passer en soute, et qu'il monte dans l'avion avec des chaussons en plastiques d'hôpitaux ! Ca me fait bien rire, et à dire vrai, ce gars n'est pas trop mal, grand brun aux yeux bleus, un côté très beau gosse. Dans l'avion, grâce à Florian, je sympathise avec le beau gosse, qui s'appelle Alexis, et un autre type, du nom de Pierre, fin blagueur.
Puis je d
écouvre ma famille d'accueil, un jeune couple, qui a un bébé de quelques de mois, et un minuscule toutou qui aboie sans arrêt. L'appartement est sympa, tout neuf, ça sent le PVC dans ma chambre, où j'ai un placard, et 2 lits. Dans une autre chambre, il y a une allemande et son frère, qui termine leur séjour. La fille a pris de sacré coup de soleil. Bon, je devrais être bien ici. Ma mère ne tarde pas à m'appelée, tellement heureuse de pouvoir parler anglais.
L
e lendemain après-midi, petite reconnaissance de la ville avec notre animatrice (la cinquantaine, une choucroute grise incroyable sur la tête). Avec Florian, Pierre, Alexis, et une fille du nom de Sophie, on forme une sorte de petite bande qui délire pas mal, et le soir, on sort en ville, à Party ville, où on trouve pas mal de boîte de nuit. Sur le chemin du retour, Pierre et Alexis me demandent si je suis célibataire. Le fait que je mette un certain à répondre ne leur échappe pas. « Oui, je sors avec un mec de 14 ans, depuis presque 2 mois, et qui habite à 600 kms de chez moi ». Ils se regardent, puis sourient. « Tu en as mis du temps à répondre, pourquoi ? » Parce que ça serait trop long d'expliquer que j'aime encore Guillaume n°2, et qu'Alexis me plaît vraiment. Donc je reste vague !
Le lend
emain, on va à la plage. Alors pour être honnête, il n'y a pas de plages de sable à malte, seulement, des surfaces rocheuses, plus ou moins plates. On est le 19 avril, la Méditerranée est à 12°C, mais ça ne m'empêche pas de me baigner avec les garçons. Une sorte de complicité et de lien se créer avec Alexis. Et c'est lui qui me raccompagne chez moi le soir, alors que j'ai pris un sacré coup de soleil. Et devant mon immeuble, il me dit : « je ne vais pas t'embrasser, parce que je ne te connais pas encore très bien, je vais juste te donner un petit bisous », et il pose délicatement ses lèvres sur les miennes. Il a un goût délicieux.
Je suis sûre u
ne autre planète ! Et dans la merde ! Je viens, pour la première fois de ma vie, de franchir ma limite de l'infidélité ! Bon, en même temps, Guillaume n°3 n'en saura rien, et quel mal y a-t-il à prendre un peu de bon temps ? Et bizarrement, le lendemain, lorsque j'ai ma mère au téléphone, et que je lui parle d'Alexis, elle me dit : « et bien allez, sors avec Alexis ». On dit qu'il faut toujours écouter ses parents !
Donc,
oubliant un peu ma conscience, je me mets à sortir avec Alexis, et pour être franche, c'est assez torride. Baisers incessant, au nez et à la vue de tout le monde, même dans les églises pendant les visites. C'est rare, mais là, l'avis des autres me passe très loin au-dessus de la tête. Dans un sens, les choses ne pourraient pas être mieux. C'est le meilleur séjour linguistique qui puisse être ! Pendant les cours le matin, je suis morte de rire la moitié du temps, à cause de Florian, qui est dans une autre salle, et qui appelle sans arrêt Pierre sur son portable et dont la sonnerie est « Week-end » de Lorie, ce qui agace profondément la prof ! Florian a le don de nous faire rire, mais ce n'est pas sa faute. Un soir, alors qu'on sort encore à Party ville, les gars « s'amuse » à éclater tous les rétros de voiture dans une rue (jeunes et cons, je sais). Florian veut essayer aussi, et en fait, il se trouve qu'il a vraiment la poisse, dans la mesure, où la voiture qu'il touche est la seule équipée d'une alarme. Evidemment, on est obligé de s'enfuir en courant, mon souffle s'emballe un peu, donc, j'ai peur de refaire une crise de spasmophilie. Alexis, très attentionné me ramène encore chez moi. Les jours qui suivent sont idylliques. Je me souviens d'être allongée sur une aire de jeux pour enfant, avec juste le ciel bleu, le Soleil qui me chauffe la peau, et « L'Aventurier » d'Indochine, le live, dans les oreilles. J'aime Guillaume n°2, Guillaume n°3 m'aime, et je sors avec Alexis qui m'apporte physiquement plus de présence qu'aucun de mes copains jusqu'à présent. C'est un peu compliqué, mais d'avoir deux copains en même temps, c'est un peu comme si j'avais tout gagné.
Le dernier
soir, il y a une sorte de soirée d'organisée, avec un autre groupe, des bulgares. A dire vraie, la musique, l'ambiance, et donc la soirée en elle-même, c'est un peu pourrie. Je m'isole dans les rochers avec Alexis, dans un coin tranquillement, loin des regards des autres. Je n'ai jamais été aussi intime avec un mec. En rentrant en bus, blottie contre lui, je lui dis « ça serait bien si tu pouvais dormir avec moi cette nuit, juste dormir ». L'idée fait son petit bout de chemin, et au lieu de se limiter à me raccompagner devant la porte de chez moi, j'invite Alexis à entrer dans l'appartement. Toute ma famille d'accueil dort, il ne faut pas réveiller ni le chien, ni le bébé. Lentement et en prenant d'infinies précautions, on arrive à entrer dans ma chambre. On se couche l'un contre l'autre, dans mon petit lit. Après quelques minutes, Alexis me dit : « tu crois qu'on pourrait quand même essayer ? ». D'accord. L'occasion est trop belle pour être manquée. Alors un peu maladroitement, on s'y met. On dira ce qu'on voudra mais il faut toujours avoir des préservatifs avec soi. Pas évident pour deux débutants, obligée de lui dire à un moment « non, mais tu sais que tu n'es pas dedans, là ? », et on part tous les deux dans un fou rire terrible ! Franchement, vous en connaissez beaucoup des ados qui sont morts de rire leur première fois ! Bon, restons concentrés, on y arrive quand même, effectivement, ça fait un peu ma, comme une brûlure, et automatiquement, mon cerveau qui cogite toujours en tout sens pense « pourvu qu'il n'y ait pas de tâche de sang sur les draps ». Bon, d'accord, ça fait franchement mal, on peut arrêter là ? Il accepte, un peu à contre c½ur. Heureusement, pas de sang, pas de tâche. Bon ben, voilà, c'est fait ! A ce moment là, je n'ai qu'une seule envie, qu'il parte, j'ai besoin de rester seule. Etant donné que je fais semblant de dormir, il fini par s'en aller, aussi silencieusement que possible, et sans mon aide. Pourvue que la famille ne se rende compte de rien. Et effectivement, le lendemain matin, elle ne m'en parle pas, elle me dit au revoir, rien de plus. Soit ils sont franchement naïf, soit on est des pros ! Quand même, ma première fois, dans une famille d'accueil, à malte, ça au moins, ça peut rester dans les annales !
Je retrouv
e Alexis à l'aéroport. On ne dit rien à personne, mais j'ai l'impression que ça se lit sur mon visage. Comme souvent, en colo, on regarde la carte d'identité des autres, j'ai un choc en voyant celle d'Alexis, surtout pour la date de naissance : juillet 1989. Je fais un rapide calcul dans ma tête. « Tu as 14 ans ? » Durant toute la semaine, et notamment les 5 jours où on est sorti ensemble, j'étais persuadée qu'il avait 16 ans, jamais j'aurais pensé qu'il était plus jeune que moi ! « Mais tu es un mineur de moins de 15 ans ! » Merde ! Bon, en même temps ce qui est fait, est fait !
Ca ne
nous empêche pas d'en parler longuement dans l'avion. En y repensant, je plains le pauvre type assis à côté de nous, et qui a dû subir la conversation de deux ados parlant avec grand enthousiasme de leur première fois ! Je parle également de Guillaume n°2 à Alexis, et lui, ça ne le dérange pas, et du fait que l'ayant fait 2 semaines avant mes 16 ans, d'une certaine façon, je l'ai fait avant Guillaume n°2. Et il me dit : « en fait je t'ai rendu un putain de service ! » Oui, on peut voir les choses comme ça.
On se sépa
re à l'aéroport à Paris. On est d'accord sur le fait que chacun va reprendre sa petite vie normale, ce qui veut dire que je continue à faire comme si de rien avec Guillaume n°3.
Tout de suite après, j'appelle ma mère. « Maman, tu sais quoi ? Je l'ai fait !!» Toute contente que je suis de pouvoir en parler à quelqu'un. Oui, ça peut paraître étrange de raconter ça à sa mère, mais on est proche, et elle est plus que compréhensive avec moi. Evidemment j'en parle aussi à Julien, pour la simple et bonne raison qu'il l'a fait à 13 ans, et a une vie sexuelle plus que bien remplie pour un mec de 15 ans, et donc, ça me paraît naturel de pouvoir en parler avec lui. Mais bizarrement, il ne m'approuve pas « c'est dégueulasse pour Guillaume n°3 » ! Voilà que je me prends des leçons de morale maintenant !
De re
tour chez moi, il y a comme une sorte de vide, laissé par Alexis. Je lui écris pour lui en faire part, avant de partir pour Bordeaux, chez mon oncle, car mon cousin vient d'avoir son premier fils. Donc, j'emmène ma grand-mère voir son premier arrière-petit-fils, en avion, c'est son baptême de l'air, à 75 ans ! Et en même temps, Guillaume n°3 va venir me voir.
Pass
ée la découverte du nouveau né (effectivement, c'est mignon un bébé), je retrouve donc Guillaume n°3. Il est content de me voir, moi je ne sais pas trop, essayons seulement de ne rien laisser transparaître. On va au ciné, on s'enfile deux séances de suite « Starsky & Hutch », suivie de « Taking Life » avec Angélina Jolie. Bizarrement, ses baisers n'ont plus le même goût, comme s'ils étaient fades, peut-être parce que je me suis trop habituée à ceux d'Alexis. Quand il repart, je sais exactement où j'en suis. Je n'ai plus rien à faire avec lui, et c'est d'Alexis dont je suis amoureuse.
Qu
elques jours après, j'envoie un mail à Guillaume n°3, pour lui dire que je me suis rendue compte que je ne suis plus amoureuse de lui, qu'on ne pourra pas se revoir, et donc qu'il vaut mieux qu'on arrête. Finalement, ce n'est pas si difficile que ça de quitter un mec, parce qu'il le prend plutôt bien, et il est d'accord avec moi ! Evidemment, je ne lui parle pas d'Alexis. Ey d'une certaine façon, j'ai réemployé les propos de Guillaume n°2, pour quitter Guillaume n°3. Voilà, c'est fini, ça aura duré 2 mois). Et Alexis ayant bien reçu ma lettre, et m'ayant dit que justement, c'est un peu ce qu'il espérait, et donc, comme on s'est avoué nos sentiments, on sort officiellement ensemble. Donc tout va bien.
L
e truc c'est d'expliquer ça à Céline, parce que, quand je suis partie en vacances, 15 jours plus tôt, je sortais avec Guillaume n°3, elle n'avait jamais entendu parler d'Alexis, et j'étais toujours vierge. Donc, il faut savoir faire passer les choses en douceurs, pour ne pas subir un éventuel reproche moralisateur. « Tu comprends, je ne ressens plus rien pour Guillaume n°3, donc je l'ai quitté » premier nouvelle, elle comprend. « Et puis tu sais, j'ai rencontré quelqu'un à Malte, Alexis, il a 14 ans, et il habite à Villejuif, à 200 kms d'ici » deuxième nouvelle, au moins il ne s'appelle pas encore Guillaume, ça change, et il habite plus près. « Ah oui, et il y a encore quelque chose que tu dois savoir, ben, c'est que je l'ai fait avec Alexis », troisième nouvelle, elle me reproche simplement de ne pas l'avoir crue digne de confiance pour lui dire plus tôt ! Au final, la nouvelle passe bien non ?
Enfi
n ce qui compte pour moi, c'est que ça y est, je l'ai fait !

# Posté le samedi 26 mars 2005 12:23

Modifié le lundi 30 juillet 2007 05:20

Autobiographie <=> Vers la stabilité

Autobiographie <=>  Vers la stabilité
On met les choses à plats, les choses rentrent dans l'ordre progressivement, la situation cesse de changer sans arrêt et se stabilise !

16 ans : D'une époque formidable à une époque stable ...

Mon anniversaire. Date i
mportante dans l'année, que les gens que je connais ne devraient pas oublier. Et pourtant !
L
e premier à me souhaiter un bon anniversaire cet année, c'est Guillaume n°2 ! Bien sûr, c'est quand il a le statut d'ex, qu'il se met à être à l'heure pour la St Valentin et mon anniversaire ! En même temps, Clotilde étant née la veille de mon anniversaire, disons, qu'il s'est acquitté de ses devoirs dans la foulée !
Ce qui me déçoit par con
tre, c'est le fait que la seule personne qui ait oublié d'y penser, n'est ni un membre de ma famille, ni un ami, ni un ex, mais mon copain actuel : Alexis, que j'ai au téléphone quelques jours après, et auquel je glisse dans la conversation « ma mère offert un mp3 pour mon anniversaire ». Silence au bout du fil ! « Oh le blaireau ! Je suis un vrai blaireau, Pauline, je suis vraiment désolé, je suis un vrai blaireau ! » Charmante bête à poil, qui va s'excuser et se transformer en animal en me répétant au moins une dizaine de fois qu'il est un blaireau avant de me laisser le pardonner ! Pas de chance avec les mecs pour mon anniv' !
En cours, le boulot
s'intensifie, car non seulement, les épreuves anticipées du bac approchent, mais en plus, dans la même semaine, Céline et moi passons l'oral de notre TPE sur « la France première destination touristique mondiale » (auquel on décroche quand même un 19), mais je passe aussi mon diplôme d'espagnol, le DELE, entourée d'élèves qui ont presque tous dépassé la vingtaine !
Mais l
e travail ne m'a encore jamais empêchée d'être amoureuse, jusqu'ici, et donc Alexis vient me voir chez moi, pour le lundi de Pentecôte. C'est la première fois qu'un de mes copains vient à la maison. Ca n'a pas été un problème pour avoir l'accord de ma mère, qui le trouve génial (il a une voix d'homme très mâle !), mais plutôt du côté de ses parents, qui ont eu dû mal à accepter qu'il vienne. C'est l'une des plus belles journées que j'ai connue jusque là. Un temps magnifique, on se balade en ville, dans ma ville, et ma mère nous laisse même la maison, tranquilles pour tout l'après-midi. C'était sans compter la panne ! Bon, il a 14 ans, ça peut arriver, une bonne demi-heure pour démarrer, ce n'est pas grave, c'est le résultat qui compte ! Au final, je crois qu'à ce moment là, il ne peut pas y avoir plus heureuse que moi sur Terre !
Jui
n, mois du bac. Pour l'avant denier jour de cours, je fais quelque chose de totalement inédit : j'arrive au lycée, pas maquillée, pas coiffée, limite en pyjama ! Un exploit, c'est beau une fois, et ça ne se renouvelle pas !
Evidemment, je passe mes é
preuves du bac à l'écrit en français (15/20), en SVT (13/20), sachant qu'on ne pouvait pas avoir plus de 15, vue que la prof ne nous a pas fait étudier la partie sur laquelle portait la 4e partie. Et puis l'oral de français, dont j'ai révisé vaguement les notes illisibles, prises pendant les cours de français hyper chiant, la veille de mon oral, dans la cours du lycée. Et sur quoi je tombe ? «Candide », de Voltaire, chapitre 1 ! Ce putain de bouquin que j'ai étudié en quatrième, en seconde et en première, sur lequel je suis tombée à l'oral blanc, il m'aura gonflé jusqu'au bout avec sa grosse Cunégonde et son « cultivons notre jardin » ! En fin ça me vaut quand même un 14 /20 !
Pe
u avant d'aller assister aux « Nuits de Feu » de Chantilly (feu d'artifice international), je me dispute avec Julien. Enfin, je ne comprends pas trop pourquoi, il me dit qu'il ne veut plus me voir, parce que ça lui fait trop mal de savoir que je sors avec quelqu'un d'autre puisque lui, il m'aime ! Et qu'est-ce que j'y peux moi ?
A la fin du m
ois, je vais à Paris, chez Alexis. Son anniversaire étant quelques jours après, je lui offre une de ses lampes à bulles colorées, qui montent et qui descendent. Il a l'air plutôt content. Au lieu de rester tranquillement chez lui, il veut me présenter ces amis parisiens. Bon d'accord, pourquoi pas ! A vrai dire, l'ambiance n'est pas exactement celle que j'espère, dans la mesure, où quelques jours plus tôt on a eu une discussion sur l'avenir plus ou moins incertain de notre relation. Et à la fin de la journée, alors qu'on se rend chez une de ses amies, pour aller faire un pique-nique aux buttes Chaumont, il m'annonce dans le métro, que « depuis le début notre amour n'a fait que grandir, grandir, et là, il stagne, et donc je préfère qu'on arrête maintenant, avant que ça redescende et qu'on en garde pas un beau souvenir » ! Très beau schéma graphique, je ne sais pas trop dans quel bouquin de maths de 3e il a trouvé cette formule d'excuse, mais le résultat est que je pleure dans le métro parisien ! Bonjour la honte ! Et bonjour la honte, quand je débarque chez son amie, les larmes aux yeux « Bonjour, où est la salle de bain ? » Allô, Maman, bobo ! Et voilà, je viens de me faire larguée lamentablement, au bout de deux mois ! Evidemment après ça, je n'ai pas trop le moral pour la soirée, et je regrette toujours de ne pas avoir pris le premier train pour rentrer chez moi. Au lieu de demander à Alexis de dormir près de moi, et de pleurer dans ses bras. Un au revoir rapide le lendemain sur le quai de la gare, et me revoilà chez moi, célibataire ! Et pour couronner le tout, je rate l'épreuve du code de la route ! Juillet commence mal !
Enfin, je me réconcilie avec Julien.
J'envoie une lettre, apparemment pas très gentille à Alexis, au vue du fait qu'à la réception il me demande d'effacer ses coordonnées et de ne plus jamais lui adresser la parole. J'envoie une autre lettre à Guillaume n°3, pour lui raconter mon infidélité, ce à quoi il m'enverra un message pour me dire que je suis vraiment une salope !
Bon, voilà, je crois que j'ai fait le
vide, on peut aller de l'avant maintenant ? Pas encore ...
Gu
illaume n°2 ! Je suis restée en bon terme avec lui, et alors que je suis en vacances en Camargue, avec ma mère et ma s½ur, pour visiter la Provence (les arènes de Nîmes, le théâtre d'Orange, le pont du Gard) et pour voir mon cousin à Arles, on s'échange pas mal de messages. Jusqu'au moment où il me dit « que ce n'est pas normal, ça aurait dû être moi sa première fois ! » Oui, c'est vrai, c'est ce que je voulais, c'est aussi ce que je voulais entendre, mais c'est un peu tard maintenant. Mais que Guillaume n°2 le reconnaisse lui-même, c'est comme ci je me trouvais apaisée. Et lorsque je pars en vacances à Chamonix juste après, j'en profite pour aller à Annecy. Au moment du décès de son père, je lui avais promis que j'irai déposer des fleurs sur la tombe de son père (que j'ai cherchée tout un après-midi, arpentant les allées du cimetière en plein soleil). Et je me suis retrouvée devant la tombe, l'air con, avec ma plante, en me demandant ce que je faisais là, et en réalisant que c'était complètement ridicule ! Après ça, je retrouve Guillaume n°2, que je n'ai pas vu depuis un an. Il m'emmène faire un tour sur son scooter. Je suis plus ou moins rassurée lorsque je me demande s'il n'essaye pas de se débarrasser de moi, en voulant me tuer en scooter ! Et à la réflexion, si je dois mourir maintenant, si c'est auprès de lui, ça ne me dérange pas. Et il me rend mes lettres comme je lui ai demandé. Ces lettres dans lesquelles j'ai couché tout mon amour, c'est mots que je ne voudrais pas qu'il reprenne pour une autre ! C'est une sorte de symbolique, comme si je reprenais mon amour.

En août, je pars en raid en I
talie, avec Vinc' (de Châtel, et de mon lycée). J'y retrouve Marion C. (du Val d'Aran et de Corse), ainsi que Thibault, un chti à qui j'avais promis de donner un de mes strings en Corse. On part en car de Paris, jusqu'à Seyssinet (près de Grenoble), puis pour le Lac de Garde. Dans la colo, il y a une chti, Perrine, avec qui je délire pas mal, et on nous surnomme les folles. Dans la colo, il y a un mec de 17 ans, vraiment craquant, grand brun aux yeux marron, avec un sourire extra, qui me plait franchement. Au moment où on lève le camp pour aller à Venise, une des animatrice entre dans le bus en disant « Guillaume tu as oublié ton sac de couchage ». Tiens, il y a un Guillaume dans cette colo ? Et donc, curieuse, je regarde de qui il s'agit : du mec que je trouve mignon ! Bien sûr ! Et la première pensée qui me vient, c'est que personne ne va me croire ! Je ne pas sortir avec un 4e Guillaume quand même ? Et bien si ! Durant le trajet pour Venise, je tente un rapprochement dans le bus. Etant intimidée, je lui parle de tout et de rien, et bizarrement de ma famille (on est d'accord, il y a carrément mieux pour draguer !). Et c'est parce qu'il a remarqué que d'une certaine manière je me confiais à lui, qu'il a compris que je m'intéressais à lui (whouaa, bah, si ça marche comme technique de drague). Et finalement, le soir même, à peine arrivée à Venise, je me retrouve au fond du bus, avec Guillaume n°4, soit disant pour regarder « Sexe Intention », à l'embrasser ! Et là je me suis dit, que j'avais trouvé un homme un vrai. Chouette soirée, je n'ai rien vu du film, on a pété un rideau du bus, mais j'étais très heureuse. Tout ça suivi d'une longue balade dans le camping, puis allongés par terre dans l'herbe, à discuter. Jusqu'à ce que j'apprenne que contrairement à ce que je pensais, il ne l'a jamais fait, (décidemment j'ai vraiment un très mauvaise jugement en ce qui concerne le sexe opposé) et que je me retrouve honteuse de l'avoir déjà fait. S'en est suivi une crise de spasmophilie, au retour dans ma tente, Marion C. obligée d'aller chercher les monos parce que mes membres s'engourdissaient, et voilà comment on fini à 1h du matin à marcher pieds nus dans un camping, pour détendre ses muscles, en écoutant l'animateur te raconter qu'il s'est fait viré d'une colo pour avoir couché avec une fille ! Je ne suis pas stupide, c'est un avertissement !
Bref, après, une courte nuit, j
'ai une vision plutôt trouble le lendemain, et un Guillaume n°4 plutôt inquiet au réveil ! Mais qu'importe, je suis à Venise, on est le 9 août, c'est la Saint-Amour (vous vérifierez dans le calendrier) et je suis amoureuse, que demander de plus ? Je l'ai fait exprès ? Non, mais parfois, le destin apprécie certains coups de pouce !
En tout cas
, il se passe quelque chose de magique à Venise, dans la ville même. C'est vraiment, comme sur les cartes postales de la ville des amoureux, les odeurs, les japonais et les pigeons en plus ! On évite la balade en gondole à 80¤ par personne, mais rien n'empêche la balade en amoureux, les longs baisers, et cette impression de flotter, comme dans un rêve ! Une sensation de bien-être, de béatitude, de perfection totale, comme si je planais dans le bonheur ! Si ça ce n'est pas une révélation, ni de l'amour ! Jusqu'au rafraîchissement, pris à la terrasse d'un café, musique à l'italienne, vue sur le Palais des doges ! Qui a coûté 20¤ à mon pauvre Guillaume n°4, le restant de son argent de poche pour la fin du séjour !
Sinon le séjour pend une drôl
e de tournure. Notre directrice déjà visiblement inculte, est aussi incompétente, en nous laissant 4¤ chacun pour dîner ! Sans parler des moustiques qui me bouffent une soixantaine de fois en deux jours, me couvrant de boutons violets, voir bleus (et non Guillaume n°4 ne m'a pas fait de suçons). Peu à peu je m'éloigne du groupe formé par Marion C., Perrine, Thibault et d'autres, pour me rapprocher de Guillaume n°4. Les autres râlent un peu de nous voir nous embrasser sens arrêt, Perrine est triste que je ne fasse plus la folle avec elle. Mais ce que j'essaye surtout, c'est d'empêcher Guillaume n°4 d'arrêter de fumer, il est d'accord pour faire ça, par amour pour moi, mais ce n'est pas facile. On arrive à Ancône, près de la Mer Adriatique. L'eau est délicieuse, transparente, un vrai bonheur, à partager en amoureux. Ou encore sous la pluie en maillot de mains, pendant un orage, heureux comme des poissons dans l'eau. A Naples, la directrice est de plus en plus nulle, 1h pour visiter Pompéi ! Je pique un scandale, on rallonge la visite et on voit le lupanare, le bordel de Pompéi avec ses peintures érotiques ! Ca valait le coup d'½il, non ? J'aime bien jouer les guides ! Puis ascension du Vésuve (épuisant), et en haut, sur un poteau j'inscris « Guillaume + Pauline ». Comme dans chaque raid, il fait faire la cuisine, et à Naples, c'est mon tout, avec Vincent. Ce que j'apprécie chez lui, c'est qu'il reste toujours égal à lui-même. Le jeu consiste pour le moment à le traquer pour avoir une photo compromettante de lui à afficher dans sa classe ! Et donc, pour se venger d'avoir été pris sur le coup en train de redresser des sardines, je me vois contrainte de manger un plat entier de concombre ! Merci Vinc' ! A Rome, les choses se détériorent avec Guillaume n°4. A propos de Guillaume n°2. Il ne comprend pas pourquoi je garde contact avec lui, je lui dis qu'il ne peut pas comprendre, et Guillaume n°4 comprend que ça veut dire que je suis toujours amoureuse de Guillaume n°2. Excédée que le même problème revienne sans arrêt, je l'envoie balader ! Mal en point, je finis par appeler Julien, qui est en vacances en Normandie, je ne lui parle pas de Guillaume n°4, mais d'entendre une voix amie ça me réconforte. Et ma colère passe sur la dirlo, contre laquelle Vinc' et moi râle lorsqu'elle refuse qu'on aille au Vatican ! Et qu'on oblige presque à nous emmener au Colisée (le truc rond ? grrr). Arrivée à Florence, je ne suis plus avec Guillaume n°4. Ambiance tendue, un des colons fini à l'hôpital puis est rapatrié pour ... une angine ! Visite de ma ville, puis soirée dansante, au cours de laquelle je suis profondément jalouse de voir Guillaume n°4 danser avec une autre. Alors, je me lance dans des excuses pour le récupérer, il accepte malgré le mal que je lui ai fait, tout en me disant que je suis une fille très superficielle et donc qu'il va falloir que je change. J'accepte de changer et d'évoluer.
Et à Pise,
nous voilà réconcilier et à nouveau amoureux, au pied de la tour penchée. Réflexion de la directrice « au nom les amoureux se sont remis ensemble », c'est vrai qu'on agace tout le monde à s'embrasser sans arrêt ! Le séjour en Italie se termine en Ligurie (la Côte d'Azur italienne). On passe une journée dans un parc aquatique. J'ai attrapé une angine, j'ai tellement mal à la gorge que je ne peux plus parler. Et un soir, au camping, on part s'isoler dans les douches. Je me souviens que le sol était froid, donc on a fait ça rapidement. Ni vu ni connu !
A Seys
sinet le groupe se sépare. Guillaume n°4 habite à Montpellier, soit à plus de 900 kms de chez moi (oui je sais, je n'aurais pas pu trouver plus loin ?), donc il ne remonte pas sur Paris avec moi. On passe notre dernière nuit ensemble. Je me souviens, de la vue sur Grenoble à travers la fenêtre d'une chambre vide. La ville illuminée, avec l'ombre des montagnes en arrière-plan, et la Lune qui brille parmi quelques étoiles, dans un ciel parfaitement clair ! Certains moments sont magiques !
L
e départ est rapide pour éviter trop de larmes. Et retour chez moi. Expliquer à ma mère, à Céline et à Julien que je sors encore avec un nouveau Guillaume, et qu'il s'agit encore d'une histoire à longue distance ! Non ma mère ne m'emmènera pas à Montpellier, mais elle veut bien qu'il vienne passer une semaine à la maison aux prochaines vacances.
Peu
de temps avant la rentrée, la famille de Guillaume n°4 s'agrandie. En fait, plus ça va, plus j'ai des copains avec une grande famille. Chez Guillaume n°2 ils étaient 2, Guillaume n°3 ils étaient 3, comme chez Alexis, et chez Guillaume n°4, ils sont 4, et là, vient de naître sa 2e petite s½ur, Clémence, comme la mienne !
Et Guillaume n°4 a
enfin arrêté de fumer ! En contrepartie, il me demande d'abandonner le blog dont je m'occupe depuis 2 mois, qui fait trop superficielle, et de rompre le contact avec Guillaume n°2, ce que je fais, en pensant, que c'est pour mon bien, et mieux comme ça !

# Posté le samedi 26 mars 2005 12:29

Modifié le lundi 30 juillet 2007 11:35