Autobiographie <=> Vers la maturité

Autobiographie <=> Vers la maturité
Après plusieurs mois assez agités, entre nouvelles relations, et différentes ruptures, ma vie tend enfin à se stabiliser un peu, et à inscrire certaines relations dans la durée ...

16 ans (suite) : Les temps heureux et simples ... Quand tout va bien ...ou presque !

J'entre dans la d
ernière année de ma scolarité. Ma dernière rentrée, ma dernière classe, la Terminale ES2. Et première nouvelle : Céline n'est pas dans ma classe. Je vois encore ma réaction lorsque je l'apprends : « Oh non on n'est pas dans la même classe » en me tournant vers elle ! Ma meilleure amie ! Je me sens un peu perdue dans la classe sans elle. Enfin, dans la vie, il faut savoir avancer seule.
Evidemment, la Terminale, c'est l'année du bac, et on le sent dès le départ. Et contrairement, ce n'est pas la philo qui me donne le plus de fil à retordre, au contraire j'adore ça !
Pour
Guillaume n°4 aussi, cette année est importante, puisqu'il va passer son BEP de mécanicien.
A d
ire vrai, cette année studieuse ne m'enchante qu'à moitié, dans la mesure où l'ambiance n'est pas aussi légère que l'an passé, je m'éclate beaucoup moins, même si pour une fois, je suis invitée à une soirée, chez un gars de ma classe. Au final, à part avoir pu un peu, raconter des conneries, et avoir revu Antoine (désormais dans un lycée à Amiens) qui attendait de moi, une aventure d'une soirée, je me dis que les soirées, non, ce n'est pas si génial que ça. Surtout que je ne suis pas célibataire, ce qu'un autre gars de ma classe, Quentin (un rouquin, pompier volontaire, qui croit au prestige de son uniforme) a dû mal à comprendre.
En octobr
e, je décroche enfin mon code, et je commence ma première heure de conduite (dans le cadre de la conduite accompagnée), et autant le reconnaître tout de suite, ce n'est pas gagné.
Malgré la volonté de Guillaume n°4, je reprends contacte avec Guillaume n°2. Et finalement, je n'aurais pas dû, car ça ne se passe pas très bien, entre engueulades, jalousies, et ranc½ur, je finis par pirater ses codes Internet (ce n'est pas très malin d'utiliser les noms de ses copines, ou ex, et de me parler de ses histoires d'amour). Evidemment, ça le met en colère, et le contact est rompu pour de bon ! Bien fait pour moi. Après ça, j'entreprends de brûler tout ce qui me reste de mes histoires d'amour passées, photos, lettres. Et en dehors du sweater de Guillaume n°2, de mes lettres et de quelques autres bricoles, le reste est réduit en cendres !
A la fin
du mois, Guillaume n°4 vient passer une semaine chez moi. C'est la première fois qu'un de mes copains vient dormir à la maison, et c'est aussi la première fois, que je peux passer plusieurs nuits d'amour complètes d'affilées dans les bras d'un homme ! A vrai dire, on ne sort pas beaucoup de ma chambre, ça, c'est le pied ! Une semaine idyllique ! Maman nous emmène même passer une journée à Lille. Il y fait froid, ce n'est pas réellement très beau, mais bon, mes origines sont à moitié ch'timi. Ce qui est sûr en tout, c'est que je ne veux pas venir faire mes études ici.
Pa
rce que la question de mes études commence à se poser sérieusement. Qu'est-ce que je vais faire après ma terminale ? Depuis mon entrée au lycée je veux faire des études de Tourisme, un BTS AGTL (Animation et Gestion Touristique et Locale). Mais là où j'habite, ça ne se fait et je suis loin de vivre dans une région très touristique. Alors se pose les problèmes de l'endroit où je vais aller étudier, de préférence à Paris, et de comment je vais me loger. Et tout ça coûte très cher, ce qui complique un peu les choses.
Et en même temps, mes no
tes perdent de leur excellence. Ayant lu le livre de Nicolas Hulot « le Syndrome du Titanic » au cours de l'été, j'ai radicalement changé ma conception du monde, surtout d'un point de vue économique. Et donc se retrouver en terminale ES en détestant l'éco, ça n'aide pas vraiment.
Dans
le même temps, c'est l'ambiance familiale qui déchante complètement, surtout entre Maman et Clémence, à propos du copain de ma mère, que ma s½ur ne peut pas voir en peinture. Sans compter les factures de téléphone, exorbitantes à cause de moi, et de mon histoire d'amour longue distance.
En décemb
re a lieu l'habituel forum d'orientation du lycée. Au secteur Tourisme je découvre l'Ecole Tunon. Elle ne propose pas un BTS, elle a un diplôme qui n'est pas reconnu par l'Etat, et les élèves portent un uniforme, mais le programme me paraît intéressant. A méditer.
Noël ne
se passe pas très bien. A l'origine le programme était de faire le repas chez ma grand-mère, avec ma s½ur, ma mère et son copain. Sauf que Clémence ne veut absolument pas le voir, s'en suit cris, colère, dispute ! Bref, l'ambiance familiale me pèse sincèrement, et je suis donc ravie de pouvoir passer la dernière semaine des vacances chez Guillaume n°4, à Montpellier.
Guillaume n°4 a
une très grande famille, et être entourée de 7 personnes au lieu de 2 habituellement, ça représente un changement majeur, surtout pour moi qui n'a pas du tout l'esprit de famille. Mais au moins chez eux l'ambiance est beaucoup plus conviviale et chaleureuse que chez moi. Même si sa famille a de très nombreuses valeurs chrétiennes, et moi, c'est bien connue, je ne suis pas super copine avec la religion. Enfin ce qui compte c'est que je me retrouve en parfaite harmonie avec Mon Chéri. Il m'offre pleins de cadeaux pour Noël, des boucles d'oreilles, et un CD d'Indochine. Il est vraiment adorable, et on s'entend si bien, il y a une parfaite complicité amoureuse et intime entre nous deux. Ensemble, on fait des balades dans l'arrière-pays provençal, on va au ciné, on visite Montpellier, et pour le réveillon du Nouvel An, on s'embrasser sous le gui, c'est la première fois que je fais ça, il paraît que ça porte bonheur ...
Voic
i donc 2005. Il paraît que cette année est placé sous le signe du changement. C'est donc ce que nous allons pouvoir constater. L'année débute sans trop d'embûches, mis à part le Tsunami qui vient de ravager le Sud-est de l'Asie. Il baigne encore dans l'air un parfum d'amour ...
L'Ecol
e Tunon, à qui j'ai laissé mes coordonnées, me contacte pour une de ses portes ouvertes, à Lille. Bon pourquoi pas. Je loupe donc une journée de cours pour m'y rendre avec Maman. Loin d'être la grande école que je m'imaginais (surtout quand on connait la taille de mon lycée), je me retrouve dans une petite maison bourgeoise, qui compte environ 80 élèves, en majorité des filles. Après une rapide visite des locaux, la directrice nous expose le contenu des cours, les stages, et surtout le côté professionnel de la formation. Et puis, la directrice a une capacité de compréhension, une sorte de bienveillance qui sait mettre en confiance. J'en ressors donc enchantée, avec un rendez-vous, pour un entretien afin de m'y inscrire.
L'Ecole Tunon possède d'
autres écoles à travers la France notamment à Montpellier. Donc Guillaume n°4 émet le souhait que j'aille faire mes études dans le Sud. Mais financièrement l'Ecole coutant déjà assez cher, je ne peux pas me trouver un logement dans le Sud avec lui.
Et ce n'est pa
s notre seul sujet de désaccord. L'été qui arrive sera sa dernière possibilité de colo, et comme il va avoir 18 ans en août, il doit partir en juillet. Mais comme moi je passe le bac, et que le rattrapage c'est en juillet, je neveux pas prendre le risque de partir en juillet. Chose qu'il refuse d'accepter dans la mesure où il y a très peu de chance que je me retrouve au rattrapage. Mais là, c'est de mon avenir personnel qu'il s'agit, et sans vouloir paraître égoïste, je préfère tracer ma route selon mes envies, et non celles des autres.
Voilà comment dès le 8 février, je m
e retrouve inscrite à l'Ecole Tunon, pour y faire 2 années d'études dans le Tourisme, et je m'inscris par la même occasion pour un raid dans l'Ouest américain en août, où je ne vais connaître personne.
Mais en
attendant, me voilà partie pour une colo de ski, à Montgenèvre (Hautes-Alpes), où je dois retrouver Guillaume n°4. Dans le TGV, je retrouve Hélène qui était avec moi en colo au Val d'Aran. En consultant avec elle la liste des autres colos, elle me fait remarquer qu'il y a aussi Benjamin, qui était également en colo avec nous au Val d'Aran. Sur le coup, je trouve que c'est génial. Je garde un très bon souvenir de Benjamin, de qui j'avais déjà un petit faible à l'époque, vu qu'il passait dans ma chambre en caleçon ! D'une certaine manière, il fait partie des personnes que j'ai toujours espéré revoir en colo. Sauf, que la situation ne s'y prête pas trop dans la mesure, où je suis là pour retrouver Guillaume n°4.
Ayant déjà une exp
érience des colos où je retrouve mon copain, j'essaye au maximum de ne pas ébruiter ma relation avec Guillaume n°4. Peine perdue, à peine arrivée à la gare, l'info a percé. Qu'importe, l'essentiel, c'est que je retrouve Mon Chéri. Guillaume n°4 n'a pas le même niveau de ski que moi, donc on se retrouve dans des groupes différents. Et dans mon groupe, il y a le fameux Benjamin, et son pote Olivier (dit Olive). C'est deux là sont de sacré phénomène sur les pistes. Pour moi, ces vacances sont parfaites. D'accord, il manque un peu de neige, on est souvent sur les cailloux ou le verglas. Mais notre chalet est au pied des pistes, il fait un Soleil extraordinaire, les paysages sont magnifiques, on va même skier en Italie. Et en plus, l'ambiance est démente ! Dans la colo, il y a aussi un Jérémy, qui était avec moi en Corse, et qui passe son temps à chanter « Call on me », ou bien, on a encore Alizée, qui est dans ma chambre et qui chante sans arrêt « I can't wait for the weekend to begin » ! Les filles de ma chambre sont sympas, Hélène passe sont temps à nous raconter mes histoires de ses araignées. Et puis Anaëlle, qui est aussi dans ma chambre, plaît beaucoup à Benjamin, donc, il est assez souvent dans ma chambre, ce qui ne déplait pas tant que ça finalement.
La St-Valentin tombant pendant la colo,
j'en profite donc pour passer cette journée avec Mon Chéri. Pour l'occasion, je lui offre un boxer et un T-shirt avec marqué « ange ? Ou démon ! » dessus. Evidemment, en colo, c'est plus difficile d se retrouver intimement, mais on arrive bien à se trouve un moment rien qu'à nous deux. Mais la colo ce n'est pas le cadre idéal pour la relation que j'ai avec Guillaume n°4. En fait, plus ça va, plus je me mets à penser comme Guillaume n°2 quand on était en Corse, je suis là avant tout pour être en colo, dans une ambiance de colo, et donc de groupe. Et avec le temps, je préfère davantage profiter de cette ambiance sur les pistes plutôt que de devoir m'isolée avec Guillaume n°4.
Les moments passés sur
les pistes de ski sont pour moi les meilleurs de cette colo. Je finis par être la seule fille du groupe des confirmés quasiment, trop contente d'essayer de suivre Benjamin et Olive. D'ailleurs en vouloir faire ma maligne comme eux, sur une piste verte, je les imite en m'allongeant sur mes skis. Sauf qu'il y a un virage, que je ne sais pas comment tourner en étant allongée, que je n'arrive pas à me relever ! Vlan ! Je sors de la piste, et me voilà, plantée dans un filet ! D'une certaine façon, heureusement qu'il était là, mais en même temps, mes deux skis sont coincés dans les mailles, mes bâtons et mon bonnet sont plusieurs mètres plus haut. Etrangement, mon mp3 n'a rien, et j'ai toujours les écouteurs dans les oreilles ! Et le reste du groupe qui passe devant moi en rigolant « alors elle est bonne la pêche ? » ha ha !
J'a
ime bien avoir Benjamin dans mon groupe. C'est sympa de pouvoir discuter avec lui sur le télésiège, de voir, qu'étant lui aussi en terminale ES, les galères du bac et des études ne me sont pas uniquement réservées (ce que Guillaume n°4 et son BEP ont plus de mal à comprendre). Et puis dévaler les pistes en sa compagnie, en écoutant « Africa » de Toto (et sans moi, il ne saurait pas que Toto est un groupe de musique), ça a un côté vraiment sympathique. Le souci, c'est que la nuit je me mets à rêver de lui ! Et mentalement, c'est insupportable de subir le combat entre ma conscience qui me dit qu'il y a Guillaume n°4, et mon inconscient, de plus en plus attiré par Benjamin. Et au bout d'un moment, c'est le subconscient qui prend le dessus, je n'arrive plus à lutter. Je me désintéresse presque totalement de Guillaume n°4, et c'est assez moche de dire ça, et de se retrouver dans cette situation. Je suis dans une situation, mentalement embarrassante, et la présence de Guillaume n°4 me dérange presque. J'en viens limite à l'éviter, passant ainsi plus de temps dans le groupe d'Hélène, Olive, Alizée, Benjamin et Anaëlle (qui finalement ne sortent pas ensemble, suite à un malentendu que je n'ai pas très bien compris). Evidemment, mon attitude un peu étrange n'échappe pas à Guillaume n°4, qui commence à se montrer de plus en jaloux. Surtout lorsque par hasard Benjamin lui dit qu'il part au Pérou en juillet, alors que lui aussi passe son bac en même temps que moi. Et donc Guillaume n°4 qui vient me trouver et qui me dit « tu vois, toi aussi tu pouvais partir en juillet avec moi, et tu n'as pas voulu ». Oui, mais de mon point de vue, Benjamin prend quand même un risque, et là, il vient de donner une raison à Guillaume n°4 de m'en vouloir pour de bon. Donc, la colo se termine assez mal en soi du côté de Guillaume n°4, qui m'agace tellement le dernier soir que je l'envoie promener avec un « fiche moi la paix », prétextant un mal de crâne (cette bonne vieille migraine). Alors que quelques heures plutôt, il y avait Benjamin dans ma chambre en train de me regarder faire ma valise, pendant que je faisais un effort surhumain pour restée concentrée et me retenir d'aller l'embrasser.
Bref, en rentrant chez moi, je ne sais pl
us trop où j'en suis. Pour me laisser si facilement tenter par Benjamin, que j'ai revue passer devant moi en caleçon, lorsqu'il allait à la douche (en me retenant de le suivre sous la douche), il est clair que l'amour que j'avais pour Guillaume n°4 n'est plus ce qu'il était. A partir de là, il va me falloir pratiquement deux mois pour réussir à le quitter. En mettant ça sur le dos de sa jalousie que je ne supporte pas, de mon besoin de liberté, de me retrouver un peu seule, de l'importance de me remettre à bosser sérieusement pour avoir mon bac. Mais jamais je ne parle à personne du fait que la vrai raison qui me pousse à agir ainsi c'est le fait que j'ai toujours Benjamin dans la tête. Ce qui n'est pas très pratique dans la mesure où je ne referai pas d'autre colo avec lui, qu'il habite à des kilomètres de chez moi, et qu'en plus il a une copine ! Tout va bien !
N'ét
ant à l'évidence ni très douée pour draguer, ni très douée pour larguer, je m'y prends assez mal pour quitter Guillaume n°4. J'essaye de me rendre détestable, et en même temps, je me sens un peu mal à l'aise vis-à-vis de sa famille (plus jamais je ne rencontre la famille d'un de mes copains). Je ne lui écris plus, je ne l'appelle plus, je recommence même à faire un blog, je me plonge dans le boulot, et ma seule distraction, c'est les rares occasions où je peux parler à Benjamin sur msn (parce que je suis quand même bien décidée à garder contact avec lui).
Mars s
'écoule ainsi laborieusement, sans compter mes heures de conduite. C'est un sacré calvaire d'apprendre à conduire, sans rire, c'est loin d'être évident, il faut faire attention à tellement de trucs et pour moi, cette galère est loin d'être une partie de plaisir. Surtout qu'il me faut désormais des lunettes pour voir à distance.
En avril, je suis censée partir
en séjour linguistique à Milton Keynes (Royaume-Uni), et y retrouver à nouveau Guillaume n°4 (connerie de s'inscrire ensemble en colo des mois avant !). Heureusement pour moi, j'y retrouve d'autres personnes, dont Olive (j'aurai préféré Benjamin bine sûr, enfin j'ai quand même réussi à obtenir son numéro de téléphone, c'est déjà ça), Brian de Corse, ou encore JC de Châtel. Drôle de coïncidence, chacun d'entre eux a connu un Guillaume différent. Mais l'ambiance est tendue. C'est détestable en soi de se retrouver face à celui qui est en train de devenir mon ex. En plus, le temps est maussade, la famille végétalienne, je suis à 45 min du centre, donc je ne vois personne, je déprime à souhait, plongée dans mes révisions du bac, l'ambiance est assez clope et drogues en tout genre, bref rien qui m'intéresse. Finalement, le dernier soir, Guillaume n°4 vient me parler, et on décide d'un commun accord d'en arrêter là, au bout de 8 mois. Soulagement.
Et je rentre chez moi avec un
e intoxication alimentaire, mais au moins, je suis libre !
Sans savoir le prix d'une telle liberté ...

# Posté le dimanche 27 mars 2005 12:11

Modifié le mardi 31 juillet 2007 04:36

Autobiographie <=> Transition

Autobiographie <=> Transition
Fin du lycée, le bac, la solitude célibat, déboires amoureux, le passé qui refait surface, les Etats-Unis, et l'arrivée à Lille ...

17 ans : De la vie de lycéenne à la vie étudiante ... Le poids de la solitude !!!

Voilà, j'ai 17 ans, et je me pose en célibataire et fière de l'être. En surface. Parce qu'intérieurement, passé le soulagement d'être à nouveau célibataire, c'est le flou total, le vide absolu. Il faut comprendre que durant les 3 années qui viennent de s'écouler j'ai vécu presque tout le temps en ayant un copain. Donc, j'ai besoin d'un certain temps d'adaptation. Au départ, on sent vraiment un poids en moins, mais peu à peu, on prend conscience de ce qui nous manque. Plus personne à appeler, à qui penser, plus de mots doux à prononcer, plus personne qui pense à vous, vous dit des mots tendres, plus personne qui vous touche vous prend dans ses bras ! Et le plus affreux dans tout ça ? Avoir un c½ur qui ne sert à rien, n'aimer personne, d'une certaine manière, c'est pire que tout, comme si on n'avait plus aucune utilité sur Terre.
Bien sûr, si je ressens tout ça intérieurement, d'une façon plus ou moins confuse, je ne laisse rien paraître en surface. Trop fière de me montrer libre. Aussi ridicule que ça puisse paraître, j'en viens même à former une sorte de comité pour célibataire, avec Daphné, une fille de ma classe. Il faut bien savoir se soutenir. Et dans un sens, j'ai aussi des arguments pour alimenter mon célibat. Au cours des 3 années, j'ai réussi à obtenir presque tout ce que je recherchais dans une relation amoureuse. Avec Guillaume n°2, j'ai trouvé l'amour. Avec Guillaume n°3 j'avais de l'attention, une présence, quelqu'un qui tenait à moi. Avec Alexis, j'ai une relation intense physiquement. Et avec Guillaume n°4, j'ai eu une relation de complicité et d'intimité, stable, et intellectuellement réussi. Et c'est comme si désormais, je n'attendais plus rien, comme si je n'avais plus rien à attendre des hommes ...
C'était sans compter le fait que passer d'une relation très satisfaisante au lit, à plus rien du tout, c'est assez frustrant. Et regarder les épisodes de « Sex & the City » toutes les semaines, ça n'aide pas beaucoup à s'en remettre. Surtout lorsque Benjamin s'aventure par hasard dans mes rêves, là, il y a vraiment de quoi péter un câble.
A la mi-mai, Daphné et compagnie organise une petite soirée chez Julie, ma voisine de classe. Et à cette petite soirée, il va y avoir Adrien 1 (que je connais depuis le CP), qui honnêtement, est le plus beau gars de la classe, et qui me plaît pas mal en réalité. La soirée aurait pu être intéressante, s'il ne s'était pas avéré qu'Adrien 1, après avoir vomis les crêpes que j'avais passé des heures à préparer, dans les fleurs, avait déclaré sa flamme à Julie ! C'est sûrement, l'une des plus belles illustrations de la démesure de mon orgueil narcissique. Et aussi la plus belle claque que je me sois pris (virtuellement). Avoir cru qu'Adrien 1 s'intéresserait davantage à mon physique qu'à celui de Julie, ce n'était vraiment pas faire preuve de modestie ! Bien fait pour moi. Ca m'apprendra à croire qu'il n'y a que le physique qui compte, et à avoir sous-estimé une fille sous prétexte que je la trouve moins belle que moi !
Enfin, personne ou presque ne fait réellement attention aux intentions que j'ai pu avoir. Néanmoins, la situation reste inconfortable dans la mesure où en cours, je suis assise entre Julie, et Adrien 1, ce dernier énonçant en plein cours « Julie, je t'aime » ! Faites comme si je n'existais pas !
En dehors de cet épisode navrant de ma vie, je découvre en consultant le blog de Guillaume n°2 (ce n'est pas parce qu'on ne se parle pas, que je ne me tiens pas informée de sa petite vie), qu'il part également aux Etats-Unis en août, et dans le même raid que moi ! Merde ! Bon, on a encore du temps jusque là. Apparemment même si je m'arrange pour ne pas garder contact avec mes ex, la vie en décide autrement.
Arrive donc, le mois de juin, annonciateur de quelques bouleversements dans ma petite vie quotidienne. J'entends par là, la fin du St-Es, du lycée, de ma scolarité, de cette école, dans laquelle j'ai passé 15 longues années. Alors le dernier jour, on y va déguisée en vahiné, on fait une bataille d'eau, on prend quelques photos, histoire de garder des souvenirs. Et en rentrant chez moi, je verse quelques larmes, une page se tourne, la fin d'une époque. On sait ce qu'on perd, jamais ce qu'on gagne, espérons que l'avenir nous réserve encore quelque chose de mieux !
Evidemment, la fin des cours, ça veut également dire, les épreuves du bac ! Honnêtement, je commence à réviser la philo, la veille, en plein soleil (et j'hérite d'un magnifique coup de Soleil). Pour les autres épreuves, les révisions, je les commence 3 jours avant. L'épreuve de maths me surprend un peu, beaucoup trop facile à mon goût, espérons que ça soit une bonne chose.
Fin juin, en attendant les résultats, on se change les idées, entre la Fête de la musique, la Fête foraine, et une petite soirée organisée chez moi (bon, c'est loin d'être une super soirée, mais au moins, je rends la maison en bon état à ma mère).
Début juillet, je suis censée aller prendre connaissance de mes résultats avec Julien, qui est toujours mon ami, depuis environ un an et demi. Sauf qu'on trouve le moyen de se disputer pour je ne sais plus quel motif, sûrement à cause du fait qu'étant célibataire, il a peut-être à nouveau des chances de sortir avec moi, or il est clair depuis le début pour moi, que je ne peux qu'être amie avec lui ! Bref, à partit de ce moment, on cesse de se parler !
Donc, c'est avec ma mère que je vais consulter les résultats du bac. Je précise quand même, que lors de la remise des prix de fin d'année, en dehors de mon habituel prix d'excellence, j'ai reçu le prix d'Histoire Géographie, un peu grâce à mon prof de géo (c'est-à-dire mon prof préféré), et comme je n'étais pas au courant, ma mère a fondu en larmes devant toute la salle en me disant « ton père aurait été tellement fier de toi » ! Merci Maman. Donc, là je prends un risque en allant au lycée avec elle. Je cherche mon nom sur le panneau d'affichage, et au lieu de « reçu », à côté, il y a une lettre, une simple lettre « B ». Le temps que je comprenne ce que ça veut dire ma mère est déjà en train de me féliciter parce que je viens d'avoir mon bac avec la mention bien ! Ben merde alors, je pensais à peine décrocher la mention Assez Bien. Et en consultant l'ensemble des notes, je découvre que j'ai eu mon bac avec 15,81 de moyenne, autrement dit, la mention Très Bien, vient de me passer sous le nez à 19 centièmes. Mais j'ai eu 20 à l'épreuve de maths. Oui, mon père aurait été fier de moi je pense.
Voilà, ma scolarité est définitivement terminée, j'ai été jusqu'au bout. Et me voici donc en vacances, pour 3 mois, avec la perspective de passer un mois complet sans aucun projet, à la maison.
C'est sans compter sur Amélie. Une autre fille de ma classe de terminale, qui va faire ses études à Lille, comme moi, Daphné et Adrien 1. Grâce à elle, je récupère l'adresse msn de Florian, celui dont j'étais amoureuse en 5e. De discutions en discutions avec lui, on finit par décider de se revoir, le 14 juillet. Et s'il y a bien une chose que je regrette dans ma vie, c'est d'avoir repris contact avec lui ! Parce que bien sûr, étant en manque depuis 5 mois, il a fini la nuit chez moi (je n'ai pas de principaux moraux à ce niveau, donc pas la peine d'avoir l'air choqué). Ce que je n'aurais pas dû faire avec Florian, en dehors de reprendre contact avec lui, c'est de coucher avec lui, et lui laisser croire que je l'aimais toujours depuis 5 ans, parce qu'évidemment, ce n'était pas le cas du tout, Guillaume n°2 étant bel et bien venu faire quelques ravages dans mon c½ur ! Et quand, on laisse croire à quelqu'un qu'on l'aime, c'est beaucoup plus difficile de s'en débarrasser. De plus, il est un tantinet jaloux, et ça, ça m'agace profondément. Tout ça parce qu'il tombe sur un message que Guillaume n°2, qui a découvert qu'on partait en colo ensemble, m'a envoyé en me disant que « ça va être super de se retrouver » (au moins, lui il le prend bien, personnellement, je ne sais pas encore).
Enfin, je n'aurais pas dû l'inviter dans mon lit. Parce que, chose que je ne pouvais pas savoir avec mes histoires à distance, c'est combien il est insupportable d'avoir un mec qui peut venir me voir tous les jours, et avec qui on se sent presque obligée de le faire tous les jours. Surtout jusqu'au jour, de l'accident de préservatif (et oui, Mesdames sachez qu'un homme trop bien battit, ça a ses inconvénients !). Mémorable le fait de me retrouver à la pharmacie de garde à 19h, et d'entendre la pharmacienne me passer un savon sur les risques auxquelles je m'expose ! Mais enfin, ce n'est pas ma faute, le préservatif a craqué, je veux seulement la pilule du lendemain, j'ai étudié la contraception au lycée, je sais quels sont les risques merci. Et Florian, qui m'a quand même accompagné jusqu'à la pharmacie, qui me dit en sortant « je préfère que ça me soit arrivé avec toi, plutôt qu'avec une autre ». Merci Florian, mais sincèrement, moi j'aurais préféré que ça ne m'arrive pas du tout d'une part, et d'autre part, j'aurais réellement préféré que ça m'arrive avec quelqu'un d'autre ! C'est au deuxième incident quelques jours plus tard, que je décide que cette fois-ci il y en a marre, et c'est ma mère qui le met carrément à la porte à minuit. Rien à foutre qu'il soit en train de pleurer le lendemain, dans mon jardin sous ma fenêtre ! Autant le reconnaître, cette histoire est un véritable fiasco ! Mais heureusement l'incident n'a pas de conséquences.
Je passe les jours suivant, prostrée dans ma chambre, enfermée dans le noir, sans sortir, sans parler à personne. J'ai emprunté à ma s½ur ses 5 tomes Harry Potter, que je dévore littéralement, en quelques jours. J'y passe mes journées et mes nuits, perdant la notion du temps, en écoutant « Talk » de Coldplay en boucle. Je trouve ces romans passionnants, bien loin des préjugées que j'en avais à cause de ma s½ur. Il y a comme une sorte d'espoir à travers ces lignes !
Puis vient mon départ pour les Etats-Unis. A Roissy, je retrouve Fanny, qui était avec moi en Italie, et une autre fille, Laure. Bizarrement, lorsque je vois arriver Guillaume n°2, je reste en retrait. Je ne l'ai pas vu depuis un an, il a un peu changé, et je ne sais pas trop ce que j'éprouve à le voir, ni joie, ni jalousie. Il est là, c'est tout, comme s'il n'avait pas été nécessaire de le revoir. Il est plutôt content de me revoir, en plus, il connait plein de monde dans cette colo.
Pour une fois, je ne suis qu'à moitié rassurée de prendre l'avion. J'ai déjà traversé l'Atlantique, mais avec les attentats du 11 septembre, aller aux Etats-Unis, ça sonne un peu faux, surtout qu'en ce moment, on assiste à une véritable série noire aérienne. Et étrangement, la même réflexion qu'un an auparavant me vient à l'esprit, si je dois mourir, Guillaume n°2 est près de moi. Stupide ! L'entrée aux Etats-Unis n'est pas anodine, entre le formulaire à remplir demandant si oui ou non, on va commettre des actes terroristes (comme si quelqu'un allait dire oui), le relevé de nos empruntes et notre photo, on se sent tout de suite en confiance. Arrivé à Las Vegas, il se trouve qu'on a perdu 3 valises à Chicago, dont celle de Fanny !
Après une nuit dans un motel, on commence notre périple à travers l'Arizona, le Nouveau-Mexique, l'Utah, le Colorado et le Nevada, à la rencontre du Grand Canyon, de Monument Valley, des indiens, etc. (pour plus de détails concernant ce voyage, cf. article sur le Raid Ouest Américain). Je partage ma tente avec Fanny et Laure. L'ambiance de la colo est calme, et fait assez rarissime en colo, sans embûches, en dehors du fait bien sûr, qu'il fait plus de 30°C dans la journée, qu'on a droit à un orage tous les soirs, et que les nuits sont plutôt fraîches. Sans trop vraiment savoir comment je me retrouve à sortir avec un gars du nom de Jérémy. D'accord, c'est le plus mignon de colo, ok, sa bande a quelques bons délires, mais en dehors de ça, je n'ai pas vraiment beaucoup d'intérêt à traîner avec lui. Au bout d'un moment je commence à trouver que leurs blagues sont lourdes, et que je ne suis vraiment qu'une potiche à ses yeux ! Et soudain, je prends conscience, que je n'ai vraiment rien à faire avec lui, et je le plante comme ça. Evidemment pour l'orgueil masculin, se prendre un tel vent par une fille, ce n'est pas bon. Et me voilà victime d'une sorte de campagne de discrimination par la moitié de la colo. Je me fais sérieusement engueulée pour oser prendre des photos des tentes inondées (la mienne ne l'étant pas car avec les filles, on a eu la présence d'esprit de la construire dos à la pente). Je me fais siffler pour oser dire « qu'il vaut mieux être seule que mal accompagnée ». L'important dans ce genre de situation, c'est de savoir passer outre, laisser couler les évènements sur soi. Donc, ça ne m'empêche de jouer l'animatrice le temps d'une journée à Moab, de profiter du fait d'être aux Etats-Unis à 17 ans. Fanny et Laure ont beau dire aux autres que ça ne se fait pas de vouloir gâcher mon dernier séjour, je préfère ne pas y faire attention. Sur le trajet pour notre destination finale, Las Vegas, il se produit quelque chose d'étrange. Pendant 25 minutes Guillaume n°2 et moi nous sommes regardés dans les yeux sans siller. C'est lui qui a fini par abandonner, un peu comme notre histoire. Et il y a quelque chose qui s'est produit pendant ce lapse de temps, c'est comme si j'avais pu voir au fond de lui, comprendre ce qui l'a poussé à agir ainsi avec moi, et c'est comme si tout était devenu clair, que je lui avais pardonné, que j'avais compris. D'un seul coup, j'ai revu toute notre histoire, je l'ai accepté, et je me suis trouvée enfin en paix avec moi-même. Juste avec le regard, je me suis enfin détachée de lui. En paix.
Enfin, notre séjour s'achève à Las Vegas, par une virée nocturne sur le strip, entre les différents casinos, suivit d'une soirée à faire les attractions de la Stratosphère. C'est-à-dire être assise dos à un piquet, en haut d'une tour de 200m, et s'élever à toute vitesse dans les airs ! Ca me vaut une sacrée trouille, à en crier « Maman », au secours ! C'est stupide je sais ! Mais ça valait le coup ! Et puis, retour en France ! Un voyage magnifique, et inoubliable dont je préfère retenir les visites plutôt que l'ambiance !
Fin août, le 2e fils de mon cousin à Bordeaux vient au monde. J'emmène donc à nouveau ma grand-mère en Gironde, en septembre. Mais cette fois-ci, on prend le train, même si c'est plus long et plus compliqué.
Puis, je monte à Lille, chez Amélie et Daphné qui ont décidé de faire une colocation. Au moins, je ne passe pas tout mon mois de septembre à la maison, à ne pas savoir quoi faire.
Daphné ayant des poissons, mais pas d'aquarium, je lui ramène le mien ! Et bien, c'est loin d'être simple, le transport d'aquarium en TER puis TGV !
Les filles habitent un appart' avec 2 chambres, cuisine, salle de bain, hall, et une grande salle, dans la banlieue de Lille. Et dire que moi, je vais finir dans une ridicule petit chambre, dans un foyer pour jeunes filles ...
Après une rapide visite de Lille (c'est-à-dire essentiellement, le centre commercial Euralille, et le quartier universitaire), Adrien 1 nous retrouve à l'appart', pour passer la soirée. Je précise qu'Adrien 1 sort toujours avec Julie, qui, elle, est restée faire ses études en Picardie. Et Daphné essaye d'améliorer les choses entre eux, vu que Julie est l'une de ses meilleures amies. Enfin, ils ont une histoire compliquée, dont je ne comprends pas grand-chose. Bref, Adrien 1 décide de passer la nuit à l'appart' au lieu de rentrer chez lui, autrement dit, il va devoir dormir avec moi sur le canapé-lit ! C'est mal me connaître que de laisser Adrien 1 seul dans mon lit ! C'est déjà dangereux quand je ne suis pas célibataire, mais là, l'occasion qui se présente est trop belle pour ne pas la saisir. Donc, voilà comment au milieu, à jeux de mains, jeux de vilains, j'ai d'une certaine manière eu l'honneur d'être la première pour Adrien 1 ! Et sans que personne n'en sache rien ! Aucun remords, aucun regret ! Je me dis même que, finalement, dans la vie j'arrive à peu près à avoir tout ce que je veux, et j'en suis plutôt fière !
Puis début octobre, vient mon emménagement à Lille. J'hérite d'une chambre, plus haute que large, dans un foyer, où il n'y a que des filles. Les murs recouverts sont recouverts d'un papier peint bleu triste, l'eau chaude et l'eau froide sortent par deux robinets différents, je dois mettre une planche sous mon matelas tant le sommier est mou ! Je n'ai ni télé, ni ordinateur, donc, pas non plus Internet et msn. Rien que moi, le lit, un placard, une table, une chaise et un lavabo, seule avec ma radio ! Le logement est la déprime ! Heureusement que la ville regorge d'étudiants, et que j'y ai une cousine éloignée.
Et surtout, Adrien 1 n'habite pas loin de chez moi, à quelques pâtés de maison. Et apparemment, le fait que Julie, elle, habite loin, ça l'arrange plutôt bien. Moi aussi d'ailleurs. A défaut d'avoir un vrai copain, je peux au moins m'amusée un peu (ce qui en terme officielle je crois, s'appelle le « fucking friendly »). Au moins, je peux dire que d'une certaine manière, j'ai été trompée, donc cocul, j'ai trompé, donc infidèle, et j'ai aidé à tromper, donc maîtresse !
Enfin, pour me remonter le moral, il y a quand même la sortie du 6e tome d'Harry Potter !
En attendant ma rentrée, ça m'occupe !

# Posté le dimanche 27 mars 2005 12:33

Modifié le dimanche 03 février 2008 05:30

Le Grand Saut

Le Grand Saut
Mes 20 ans ...
Il fallait bien marquer le coup ...
L'id
ée m'est venu 9 mois avant (tant de gestation), en Equateur, en regardant les gars sauter à l'élastique !
Et
là j'ai dit à ma mère, voilà pour mes 20 ans je veux soit sauter en parachute, soit sauter à l'élastique !

Elle
choisi le saut en parachute, ça dure plus longtemps, et on part de beaucoup plus haut.

Et voilà, comment en juillet (pour êtrere d'avoir un ciel dégagé), je me suis retrouvée à l'aéroport de Chambéry-Aix-les-Bains, dans un petit avion, attachée à un moniteur de parachutisme.

4000
m d'altitude, ouverte de la porte de l'avion, en plein ciel, il fait frais, du vent.
Me
voiassise au bord de l'avion.
Et d'un seul coup le moniteurcide d'y aller !

Aaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Au but j'ai hurlé (mais avec le bruit du vent ça ne s'est pas entendu), et j'ai fermé les yeux, en m'accrochant le plus fort possible à mon harnais, c'est-à-dire à moi-me !
Puis ma raison a pris le dessus, et je me suis rappelé que la chute libre ne durait qu'une minute, alors j'ai rouvert les yeux pour regarder le paysage autour de moi !
L
e Mont-Blanc, les Alpes, le Massif des Bauges, le Lac du Bourget, Annecy, Aix-les-Bains, Chambéry, tout ça vu de -haut !

2
50km/h, vitesse de chute libre. On tombe, mais on ne se rend pas compte de la vitesse ... C'est le néant absolu, rien ne vous retient, vous tombez tout simplement, et vous mettez (c'est une impression) très longtemps avant que quelque chose vous freine.
A
lors que le masque écrase mes lunettes sur mon visage, le moniteur me montre l'altitre, on est à 1500m, il va ouvrir le parachute. Et d'un seul coup, tout s'arte.
Con
trairement à ce qu'on voit sur la vidéo, on ne remonte pas. Mais c'est comme si, soudain la chute s'arrêtait, et qu'on se retrouvait suspendu dans les airs. Et le bruit du vent dans les oreilles cesse. Ca devient calme, et, on vole vraiment.

Le moniteur a fait quelques virages, suffisants pour me donner le tournis.
Arrivée au sol, il fait trop chaud par rapport à la fraîcheur dans les airs. Et l'équilibre dur à revenir. Sans oublier mon oreille gauche qui est restée bouchée tout le restant de l'après-midi.

Le moniteur m'a deman comment c'était, j'ai répondu : "c'est rapide mais c'est génial". Ce à quoi il a répondu : "comme d'habitude avec les mecs".
Av
ec les cheveux redressés sur la tête à cause du vent, tout le monde a trouvé que je ressemblais à Shrek !

Merci ma petite Maman, pour ce super cadeau !

Je me suis envoyée en l'air !

# Posté le lundi 28 mars 2005 11:25

Modifié le samedi 13 septembre 2008 19:27

Home, sweet home ...

Home, sweet home ...
Il vaut mieux un petit chez soi, qu'un grand chez les autres !

Tout voyageur part de quelque part, et pour ma part ça me rassure de savoir que j'ai un pied-à-terre, un point d'origine, pour rentrer, et mieux repartir.

Donc à pa
rtir de mai, j'ai commencé à prospecter pour me trouver un "chez moi", à moi (enfin).
J
'en voulais un bien situé, c'est-à-dire en gros le métro en dessous de chez moi, petits commerces aux alentours, et à proximité de la Fac. Autant dire donc que je n'ai pas déménagé très loin par rapport à l'époque du foyer.
J'en
ai visité 2 dans le même immeuble. Le premier était correct mais plus cher que le 2e qui avait besoin d'être rafraîchit !
J'ai choi
si le moins cher.

Au premier juillet, les clés étaient à moi.
Wh
ouaaaaah les clés de mon premier chez moi à mon nom !


Et en ouvrant la porte pour la première fois, baaaaaaaaaaaah l'odeur de cannabis et de tabac qui empreignait le studio, la moquette. Les traces de crasse sur la fenêtre, dans la salle de bain, dans la cuisine, et les marques de tabac sur le papier peint. Sans compter les brûlures de cigarettes sur la moquette.

Du coup, PoPo a remonté ses manches et pour la première fois de ma vie, je me suis mise au bricolage et à la
d
éco.


J'ai
commencé par nettoyer ce qui était récupérable. Le néon au-dessus de la cuisine était couvert de graisse, et de traces de nourritures. Si on avait fait venir les experts, ils auraient pu déterminer tout ce que le précédent locataire avait mangé en 4 ans. J'ai mis un néon neuf. J'ai lessivé les murs et les plafonds.

Puis, je me suis mise
à la peinture. Paraît que la peinture c'est facile ...
Sauf que
ça tâche, ça sent, ça laisse des traces sur les bras, dans les cheveux. Et le white spirit qui sent aussi très fort, ça n'enlève que la peinture fraîche. Aller, du blanc sur le plafond de la salle de bain, une couche, deux couches, puis du bleu fjord sur les murs, une couche, deux couches. Puis les carreaux autour de la baignoire en bleu indien, une couche de blanc spécial carreau, puis la couche de bleu. Pour la cuisine, le placard vert repeint en 2 couches de blanc, idem pour les carreaux autour de l'évier.

Et ens
uite, décollage de papier peint, ça, c'est le plus drôle, enlever de grands morceaux de papier peint, avec la décolleuse à vapeur. Il fait vite chaud ...
Ensuite, lessivage d
u plafond du séjour, aïe, aïe, aïe les traces de tabac qui s'étalent et me donne un plafond gris cendré. Bon, c'est parti pour le repeindre en blanc monocouche sans trace. Putain de bêtes d'orage qui viennent se balader sur la peinture fraîche ><
Puis sous-couc
he blanche sur les murs pour tenter d'atténuer les traces.
Et pour
finir les portes et les plinthes. Zut, plus de peinture. Hop petit tour chez Leroy-Merlin pour acheter un nouveau pot. Tiens c'est bizarre, la peinture ne rend pas le même effet sur que sur les autres portes avec la nouvelle ... Oh oh, ce n'est pas la même, effet laqué ou lieu d'effet brillant !

Après ça,
finit la peinture, et hop direction vacances en Indonésie.

Pendan
t ce temps là, Môman et Nono sont venu passé une journée pour tapisser, avec mon super papier peint lessivable, résistant, et d'après la caissière du Leroy-Merlin "il est magnifique votre papier-peint Madame".
Sauf que j'
avais mal estimé le stock de papier peint, et donc il manquait un rouleau pour finir l'entrée.

Juste avant mon
retour de voyages, Saint Maclou est venu retirer la moquette qui pue. Et en a laissé une partie sur le balcon et l'autre sur le trottoir. Comme ça tout le monde a su qu'elle était à moi.
Et le lende
main de mon retour, ils sont venus poser le gerflor, tout beau, tout neuf, tout propre, facile à nettoyer, qui ne garde pas les odeurs.
Sauf qu'ils ont lai
ssé de la moquette dans le placard au lieu d'y mettre du gerflor aussi !

Donc une fois
rentrée à Lille, j'ai bien tout nettoyé, le sol, le papier peint, et la fenêtre, ainsi que les volets dont un jus noir a coulé au passage de l'éponge !


Ensuite, il a fallu meubler l'appart'.

Ma G
rand-mère de 80 ans, toujours pleine de bonne volonté est donc venue avec ma mère, pour rapporter le Canapé et mes cartons, et mon bureau en kit.
Puis Nono
est aussi passé pour terminer de tapisser avec le rouleau que j'avais racheté.
Et avec M
ôman, on est allé chercher mon lit et mon armoire avec la p'tite camionnette de Fly.
Ave
c Nono et Môman on a donc monté mon lit ... à baldaquin. A 20 ans, je méritais enfin d'avoir un vrai lit 2 places !

Et o
n m'a laissé comme ça, avec mes cartons, et mes meubles en kit.
D
onc, je me suis lancée dans un super puzzle de 24 pièces. Celui de mon bureau. La notice dit : "2 personnes, 1h45". PoPo toute seule a mis 4h avec un défaut de fabrication. Sur une des planches, ils n'ont pas fait les trous du bon côté. Mais bon, j'ai quand même réussi à le monter, et pour le moment, ça tient toujours.

Puis Mi
cka est venu m'aidé à monter l'armoire. Et oui, je n'étais pas assez grande, et là, une chaise et 2 coussins ne suffisaient pas pour tenir les planches ! Et on est allé chez Ikea chercher ma bibliothèque, parce que je ne peux pas non plus porter 32kg toute seule, et hop, on l'a monté en 2 temps, 3 mouvements.

Et enf
in le dernier meuble, ma table, apportée par Môman, déjà montée par Nono.

Et
désormais, ma cave (oui parce qu'il y a une cave qui va avec le studio) est remplie de cartons d'emballage de mes meubles. Paraît qu'il faut que je les garde --'

N
iveau chauffage, parce que ça aussi, ça a son importance. Normalement les convecteurs électriques fonctionnent avec un thermostat, dont le fonctionnement lui échappe encore à ma compréhension ...
Bref, j'ai dé
croché le radiateur, comme ça j'ai gagné de la place pour mon bureau, et je l'ai descendu à la cave. A la place, Môman m'a ramené un convecteur mobile, qui fonctionne et que je peux placer où bon me semble.


Niveau déco.

Evidemment, on r
etrouve un peu tout ce que j'ai ramené de mes voyages aux 4 coins du monde, bibelots, cartes postales, posters, drapeaux, etc.
Et m
a salle de bain ressemble à une ambiance d'institut de beauté, avec ses paillons et le rideau de douche bambous.

Il ne me manque p
lus que des rideaux aux fenêtres et pour mon placard (dont les portes se cassaient la figure et que j'ai descendues à la cave). Il ne faudrait aussi pour mon lit, mais je n'ai pas encore choisi la couleur ...

Ca fait
plaisir d'avoir son petit chez soi, d'être connectée à Internet d'avoir la TV sans bouger les antennes pour changer de chaîne, de pouvoir aller aux WC sans emmener ses lingettes Mr Propre, et de pouvoir prendre une douche sans mettre de tongs, et d'avoir encore assez d'eau chaude !
Il ne me reste plus q
u'à apprendre à cuisiner maintenant que je suis correctement équipée d'un micro-onde, d'un frigo et de plaques électriques.

Bref, si vous voulez voir à quoi ressemble mon chez moi et constater les résultats de mes travaux, soit vous aller faire un tour sur Facebook, soit vous venez me voir ! Dites moi ce que vous en pensez !

# Posté le lundi 28 mars 2005 11:40

Modifié le lundi 15 septembre 2008 17:36

Reprise des études

Reprise des études
Université Catholique de Lille - Faculté Libre de Sciences Humaines - Licence d'Histoire Première année

Après
une sympathique année sabbatique, passée à voyager, déménager, bricoler ...
J'ai
décidé de retourner à l'école !


Pourquoi ?
J'ai s
uivi une formation professionnelle en tourisme
Prof
essionnellement j'ai reçu ce dont j'avais besoin
S
auf que mon diplôme n'était pas reconnu pas l'Etat
M'empêchant donc de poursuivre d'autres études
Et
d'un point de vue connaissances et culture générale c'était insuffisant pour moi


J'ai donc
choisi de faire une licence d'Histoire
Après avoir longuement hésité avec Histoire de l'Art
Contrai
rement à ce que certains m'ont dit :
Non,
je dis bien, non, je n'ai pas changé de voie

Pou
r moi mes études d'Histoire complète au niveau du fond mes études
Elles
m'apportent des connaissances générales
Disons qu
e dans ma conception des choses
Pour êtr
e apte à entrer dans la vie active il faut d'une part le fond
C'est-à-d
ire les connaissances, le savoir
Et d'au
tre part, il faut la forme
C'e
st-à-dire le savoir faire, les compétences professionnelles

Alors vous allez me dire : oui mais pourquoi faire tout ça ?
Comme je
l'ai inscris sur ma fiche de renseignements pour un des profs de géo :
Un métier entre Indiana Jones et Nicolas Hulot
Je
traduis : ce que je sais faire mieux
C'est
-à-dire une aventurière qui voyage
Et en
même temps qui fait le récit public de ses voyages

Ah bon ?
Un tel métier ça existe ?
Et
bien en quelque sorte je pense avoir trouvé ce qui se rapproche le plus de mon rêve
C'est-
à-dire journaliste pour des magazines comme GEO,
O
u pour des émissions telles "Echappées Belles" sur France 5
Bref faire le tour du monde à la découverte des autres mondes, d'autres cultures
Et transmettre ces découvertes, vous ouvrir les yeux sur ce qu'il y a en dehors de chez vous

Donc po
ur y arriver, je pense faire ensuite un master d'Histoire option journalisme
Pou
r acquérir les compétences professionnelles journalistiques
E
t donc pour faire ce master, j'ai besoin d'une licence, en Histoire !

Le retour
à l'école
Ou plutôt mes débuts à la fac
Et oui car Tunon ce n'est pas l'université, et à vrai dire ça n'a rien à voir
La
Fac c'est hyper scolaire
Ou co
mplètement dans la continuité du lycée
P
assons sur le fait que les profs vous rappellent ce que vous avez fait l'an dernier pour le bac ...
S
achant que pour moi ça remonte à beaucoup plus loin que l'an dernier
L
e pire et le plus traumatisant a été d'apprendre que j'allais devoir faire des dissertations
Mon Dieu
(oui à la Catho l'expression est de circonstance)
Ca fait 3
ans que je n'ai pas eu à faire un exercice de ce style
Comme
je le dis c'est très scolaire, on ne nous apprend rien de professionnel
Av
ec une licence on n'est absolument pas apte à entrer sur le marché du travail
On
apprend un tas de truc c'est sûr, mais professionnellement parlant on ne sait rien faire
Mais b
on, il parait que la fac c'est ça : acquérir des connaissances
Dans
un sens tant mieux, c'est ce dont j'avais besoin aussi

Tout
le monde m'avait dit que reprendre des études ce n'était pas évident
Bon
pas pour moi : j'ai toujours aialler à l'école
D
onc pas de soucis à ce niveau là
Le p
lus dur c'est de s'adapter à des gens qui sortent du lycée
Et
donc qui ne connaissent rien d'autres : ni la vie étudiante, ni la vie active
A
lors j'ai essayé de rester discrète au début sur mes "antécédents"
Ca n'a pas vraiment fonctionné très longtemps
Il m'a suffit d'un cours de géo et de savoir la différence entre plaine et plateau pour être grillée !
"Où vous avez appris ça ? En cours de ographie touristique ! Mais vous venez d'où ? De l'école Tunon"
Et v
oilà c'était foutu, tout le monde savait que j'avais fait des études de tourisme
Et tout le monde était persuadé que tout ce que je savais je l'avais appris en tourisme
Et bien, non, je dis non, c'est faux
Je
n'ai jamais appris à lire une carte topographique en tourisme

Ap
rès au niveau des cours
* Hist
oire Moderne de François Ier à Louis XIV :
Passion
nant à tous niveaux, même sur les guerres de religion
Que j'a
i dû comprendre pour la première fois
* H
istoire Contemporaine : l'Europe de 1945 à nos jours
Ultra ch
iant au premier semestre sur l'opposition Est/Ouest
Sans comp
ter les innombrables "euh" à chaque fin de mot du prof
Mais s
uper passionnant au 2e semestre sur la construction européenne
* Géogra
phie :
La
cartographie, c'est pas compliqué, suffit de savoir lire une carte
La
géographie/démographie : on va dire que le prof devait bien m'aimé
Symp
a, drôle, des cours intéressants, tout ce qui faut pour que ce soit mon cours préféré
* Ang
lais : normalement je ne devais pas y assister
Mais
je me suis forcée à y aller à 8h du mat' tous les mercredis
Pour préparer mon First Certificat of Cambridge, que j'ai eu
* Espagnol : entre les exposés interminables et le prof qui discute sur Pizza Hut et Cie
Au
tant dire qu'on n'a pas fait grand chose à part des versions en DS (et fastoche en plus)
* I
nitiation Arabe : ouverture sur une autre culture
C'est très enrichissant et quasiment imprononçable !
Certaine
s lettres c'est comme si vous tentiez de recracher vos amygdales !
Mais
c'est facile à lire et à écrire !
* Métho
dologie : avec Carlos en représentation à 8h du matin
Au pre
mier semestre il nous faisait la lecture, très endormissant
Au second semestre, presque personne, et dommage il était plus drôle et vivant
*
Patrimoine et Tourisme du monde slave :
Certains pays étudiés n'avaient aucun intérêt touristique réel (Ukraine et Biélorussie)
Et
"architecture remarquable" quand on en décrit pas le style ça n'a pas d'intérêt !
* Archéol
ogie : je me demande si je suis la seule à avoir compris ce que Mortimer disait ?
Avec sa
pipe et sa voie caverneuse, sans oublier c'est idées politiques tranchantes
On a
(j'ai ?) mieux compris les gaulois et surtout Alésia !

Et la Catho dans tout ça ?
Un mon
de à part, privilégié, pas toujours en face avec la réalité
M
ais agréable à vivre, où les profs ne font pas grèves
Où les
cours sont assurés, où les examens se passent normalement
Av
ec une organisation qui fonctionne
Pas f
orcément le milieu bourgeois et hautain qu'on imagine
(En to
ut cas pas à la FLSH)
Bref un m
ilieu assez hétérogène en Histoire
Des p
'tits jeunes gentils, sages (trop sages), sérieux (trop sérieux)
Mais
finalement on s'y fait et on s'y intègre plutôt bien


Le mieux dans tout ça ?
Ca
passe très vite une année
Et t
ant mieux comme ça j'aurais rapidement ma licence !

# Posté le lundi 28 mars 2005 11:50

Modifié le mercredi 20 mai 2009 14:20